Organiser des obsèques chrétiennes

A propos des rites funéraires

funerailles-diocese-creteil-01Pour le respect du corps

Depuis que l'homme existe comme être pensant capable d'entrer en relation avec un semblable (épouse, enfant, parent ou ami), la rupture de cette relation sensible par la mort devient pour lui une interrogation et une épreuve. Que faire de ce corps qui maintenant, sans vie, ne peut plus continuer la relation ?

Depuis l'origine de l'humanité, le respect pour le corps du défunt est une des caractéristiques essentielles de l'être humain. Dès la préhistoire, nous avons des traces de cairns (tas de pierres) pour mettre le corps à l'abri des bêtes sauvages ; puis, peu à peu, à partir du néolithique, des tumulus servent à abriter ou honorer le corps du défunt.
Suivant les civilisations, des rites funéraires vont s'élaborer : inhumation dans un tombeau (sur la rive gauche du Nil chez les Egyptiens), embaumement, crémation, notamment chez les Romains.
Ainsi, les rites funéraires sont avant tout des rites anthropologiques qui témoignent d'abord du respect que l'être humain porte au corps de son semblable après sa mort.

Rites et signes de la célébration des funérailles

 Une célébration en quatre temps

La célébration des funérailles comprend quatre temps au cours desquels sont mis en œuvre des signes rituels, ces différents ensembles de gestes symboliques accompagnés de paroles.
Le rituel gardera son sens s'il s'insère dans l'effort des communautés chrétiennes pour partager l'épreuve des familles dans la peine et témoigner quotidiennement de la foi et de l'espérance chrétienne.
Les officiants sont invités à s'adapter à la diversité des situations en ayant le souci d'une part, du respect des principes généraux de toute célébration chrétienne et des orientations diocésaines et d'autre part, de la participation pleine et consciente des personnes présentes.

Une pastorale des funérailles pour des pratiques d'aujourd'hui

Des laïcs appelés

En 2012, 3540 sépultures religieuses ont été célébrées dans notre diocèse,
Les personnes engagées dans ce service de la compassion et de la prière ont été appelées pour représenter l'Eglise qui accompagne les familles touchées par le deuil, témoigner de l'espérance chrétienne et annoncer la Bonne Nouvelle aux hommes et aux femmes de ce temps.
Une foi nourrie par la proximité de la Parole de Dieu, la prière, leur permet de se rendre présentes à la souffrance des familles, de s'y exposer en conservant une sérénité intérieure, d'être des « passeurs ».
Une vie d'équipe fraternelle et la présence des prêtres permettent une entraide et un enrichissement mutuel pour garder sens tout en étant au milieu de l'humanité, dispensant les biens reçus du Seigneur. C'est le témoignage d'une communion.

Les laïcs engagés dans cette pastorale peuvent bénéficier d'une formation diocésaine et s'appuyer sur des orientations diocésaines.

Décès à l'hôpital : quelle présence religieuse ?

Quel temps de prière ?

"Est-il possible de faire les obsèques ici, à la chapelle de l'hôpital ?" me demande une femme bouleversée par le décès brutal de son mari. Doucement je lui fais comprendre que ce ne sera pas possible. Ici, à l'hôpital "le chemin des morts ne croise pas celui des vivants".
A l'hôpital, la "levée de corps" a lieu à la chambre mortuaire, le cercueil est fermé en présence des proches, puis le convoi part pour le cimetière ou pour des funérailles religieuses.
C'est donc à la chambre mortuaire qu'un temps de prière est possible pour ceux qui le souhaitent. Mais autant de décès, autant de situations différentes.

Selon les souhaits des familles

La rencontre avec la famille est toujours un moment important : "vous comprenez, on n'est pas très pratiquant mais on ne voudrait pas qu'il parte comme cela. Et puis le passage à l'église c'est trop, une petite prière c'est bien." Pour le choix de textes de la Parole de Dieu je m'entends souvent dire : "On vous fait confiance, vous avez l'habitude..."
Curieusement, il arrive que nous soyons appelés pour une prière sans avoir rencontré le défunt pendant son hospitalisation. A l'inverse, alors que nous avons accompagné des personnes en fin de vie, nous ne sommes pas toujours appelés pour le départ de la chambre mortuaire.
Lorsque le défunt est sans famille, nous veillons à ce que plusieurs membres de l'équipe d'aumônerie soient présents, ainsi nous signifions que c'est toujours en Eglise que nous célébrons ce dernier A-Dieu.
Le plus souvent, les familles sont apaisées de s'être rassemblées dans la simplicité de la prière : "Merci, c'est bien ce que vous faites mais ça ne doit pas être facile..."

Marie-Hélène Jachiet
Aumônier à l'hôpital Bicêtre

Organiser des obsèques chrétiennes

 

Pourquoi des obsèques religieuses ?

Le baptême fait de nous des enfants de Dieu. Tous les baptisés sont des membres de l'Eglise, peuple de Dieu, dont le Christ est la tête et ils le demeurent après leur mort. Les funérailles chrétiennes sont une occasion pour l'Eglise de se rassembler auprès de cet enfant de Dieu, de célébrer autour de lui le mystère de la mort et de la résurrection du Christ et de le confier à son Père afin qu'il l'accueille dans sa paix et son amour en attendant la résurrection au jour dernier.

Est-il possible d’avoir une cérémonie religieuse, simple, dans un funérarium ?

Oui, une équipe spécialement désignée pour cette mission et envoyée par notre évêque est présente depuis peu dans certains funérariums du département (Villeneuve St Georges et Vitry). Un membre de cette équipe rencontre la famille et prépare avec elle la célébration. La même chose est possible aux crématoriums, si la famille n'envisage pas de célébration à l'église avant la crémation.

Comment se déroulent des obsèques religieuses ?

La famille dit à-Dieu à son défunt. Les prières et les lectures de la Bible qui sont au coeur de la célébration le confient à Dieu. Des signes (lumière, eau) rappellent son baptême et signifient l'espérance en la résurrection qui nous est promise par ce baptême. La famille dit à-Dieu à son défunt. Les prières et les lectures de la Bible qui sont au coeur de la célébration le confient à Dieu. Des signes (lumière, eau) rappellent son baptême et signifient l'espérance en la résurrection qui nous est promise par ce baptême.

Notre parent décédé souhaitait une messe d’enterrement.

C'est bien sur possible. "Messe" signifie que les personnes présentes auront la possibilité de communier au corps du Christ. Ce n'est donc pas "obligatoire". S'il n'y a pas de messe, le rituel catholique prévoit une célébration qui fait mémoire, elle aussi, du mystère pascal, (mort et résurrection du Christ) auquel le défunt est associé par son baptême. La paroisse verra avec vous comment préparer cette messe.

Il est possible qu’il n’y ait pas de prêtre ?

Oui, c'est possible, puisque les funérailles ne sont pas un sacrement. Des laïcs spécialement formés ont reçu mission de l'évêque de conduire des célébrations de funérailles selon le rituel catholique officiel. Leur présence signifie que c'est toute la communauté chrétienne qui accompagne le défunt et sa famille dans la prière.

Y a-t-il un accompagnement possible au cimetière ?

C'est rarement possible, mais il arrive, que le prêtre se déplace au cimetière. Eventuellement, un laïc de l'équipe peut y venir. Cette question est à voir au cas par cas. La personne qui a conduit la célébration à l'église, prêtre ou laïc, vous remettra un petit livret avec des prières que vous pourrez prier ensemble, en famille, avant l'inhumation si vous vous retrouvez simplement entre vous.

Qui arrête la date des obsèques ?

L'entreprise de pompes funèbres que vous avez choisie et qui est votre première interlocutrice, se mettra en rapport avec la paroisse concernée afin que vous puissiez vous concerter en vue d'une date possible.

A qui faut-il s’adresser ?

Le plus simple est de prendre contact avec la paroisse.

Les funérailles catholiques

Le casuel au crématorium

Notre Père au cimetière

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