Une pastorale des funérailles pour des pratiques d'aujourd'hui

Des laïcs appelés

En 2012, 3540 sépultures religieuses ont été célébrées dans notre diocèse,
Les personnes engagées dans ce service de la compassion et de la prière ont été appelées pour représenter l'Eglise qui accompagne les familles touchées par le deuil, témoigner de l'espérance chrétienne et annoncer la Bonne Nouvelle aux hommes et aux femmes de ce temps.
Une foi nourrie par la proximité de la Parole de Dieu, la prière, leur permet de se rendre présentes à la souffrance des familles, de s'y exposer en conservant une sérénité intérieure, d'être des « passeurs ».
Une vie d'équipe fraternelle et la présence des prêtres permettent une entraide et un enrichissement mutuel pour garder sens tout en étant au milieu de l'humanité, dispensant les biens reçus du Seigneur. C'est le témoignage d'une communion.

Les laïcs engagés dans cette pastorale peuvent bénéficier d'une formation diocésaine et s'appuyer sur des orientations diocésaines.

La mission

funerailles-diocese-creteil-02Avec les familles, les laïcs missionnés confient le défunt à ce Père qui l'aime infiniment avec délicatesse et humilité. Ces personnes accueillent et écoutent avec bienveillance et justesse, puis offrent à Dieu de prendre « toute sa place » à travers sa Parole, les rites et les symboles, pour que soit au centre cette espérance en une communion restaurée.
Dans une société qui demande de plus en plus d'individualisation, il est important de « faire route avec », de prendre soin, à l'image du Christ qui n'a jamais hésité à demander à boire à une Samaritaine ou à déjeuner avec un collecteur d'impôts.

Présence au crématorium

funerailles-diocese-creteil-03De plus en plus nombreuses sont les demandes de crémation ; « écologie », problèmes financiers, facilités pour le transport d'un lieu à un autre....
Les demandes de temps de prière au crématorium augmentent en proportion.... On ne veut pas déranger, culpabilisation (on ne va jamais à l'église, on n'ose pas), les délais imposés par la date et l'heure de la crémation ne permettent pas toujours un « passage à l'église » ..... Les raisons sont variées.
Dans notre diocèse, notre Evêque, Monseigneur Santier, a demandé que soit constituée une équipe diocésaine dont les membres (deux prêtres, un diacre et des laïcs) « expriment par leur présence fraternelle dans les crématoriums l'amour du Christ et l'espérance chrétienne, notamment par un temps de prière préparé avec la famille du défunt », « réfléchissent à la manière de clarifier et d'améliorer, auprès des familles, l'aide bienveillante de l'Église au crématorium », et enfin de « rassembler les fruits de leur expérience en vue de l'élaboration d'un rituel adapté».
Pour l'heure, quelques règles ont déjà été posées : temps de prière préparé avec la famille, si possible dans un lieu d'Église, avec au moins un texte de la Bible, une prière universelle, la prière du Notre Père et un encensement ou une bénédiction.
Cette équipe, soudée et fraternelle a accompagné plus de deux cents familles par an depuis janvier 2011 dans les trois crématoriums du diocèse.

Présence au funérarium

Depuis le mois de septembre 2013, une équipe est présente dans deux funérariums du Val de Marne : celui de Vitry et celui de Villeneuve Saint Georges. Ses membres y assurent une présence chrétienne d'accueil, d'écoute et d'accompagnement des familles dans ces lieux où repose leur défunt. Ils sont envoyés en mission tout spécialement par Monseigneur Santier. Présence précieuse de prière dans un lieu difficile.

Prendre soin de ces familles est essentiel et les accompagner lors de l'étape du dernier adieu au visage de celui ou celle qu'elles aiment apporte grand réconfort.
Ces membres de l'équipe diocésaine, formés à l'accompagnement des familles en deuil, conduisent également des temps de prière pour quelques familles qui n'auraient pas demandé d'obsèques religieuses à l'église ou auraient été contactées par des personnes non missionnées par notre évêque. Ils proposent cette première étape du rituel des funérailles chrétiennes que les conditions de vie moderne en milieu urbain ne permettaient plus. La grande majorité des personnes décédant à l'hôpital ou en maison de retraite et n'étant plus « gardées » à leur domicile.

Béatrice Brie