AFC et gender

Les familles des Associations Familiales Catholiques, AFC, ont un pied sur les marches de la Mairie et l'autre sur les marches de l'Eglise.
Nos enfants sont dans les écoles de la république, comme les autres ils y sont imprégnés de l'idéologie du « gender » et, dans le Val de Marne, ils expérimentent pour certains le programme ABCD de l'égalité sans que, nous, parents, en soyons informés.
Mais nous sommes également de l'Eglise ; nous savons que Dieu nous a créés homme et femme, à son image, dès l'origine et non indifférenciés avec une orientation sexuelle à choisir.
Alors ?

QU'EST-CE QUE LE GENDER ? THEORIE ? IDEOLOGIE ?

Aujourd'hui nous identifions nos enfants comme « garçon » ou « fille » en fonction du sexe identifié à la naissance et il nous semble normal qu'ils grandissent comme « garçon » ou « fille » tout simplement.
Pour les promoteurs du « gender » ou « genre » ce ne serait pas si simple. Ils distinguent le sexe biologique du sexe social ou encore du sexe ressenti... Tout serait relatif !

Ainsi, les différences entre les sexes ne seraient pas naturelles mais uniquement des « constructions sociales » indépendantes de la réalité des corps, dans le but d'asseoir la domination masculine.

Cette théorie vient d'études de sociologie américaine des années 60, relayées par des philosophes français dans les années 70/80. Cette théorie est devenue publiquement mondiale lors de la conférence de l'ONU à Pékin en 1994. Elle est obligatoire depuis plus de 20 ans dans les programmes d'aide aux pays en voie de développement et son enseignement devient obligatoire en Europe depuis quelques années, et en France depuis 2 ans (Ex Sciences-Po depuis 2011)

Ce qui était au départ une théorie intéressante sur des situations réelles de souffrance ou de lutte de pouvoir entre les hommes et les femmes ou de domination d'un sexe sur l'autre, est devenu une idéologie qui soutient que, pour détruire ce système social il faudrait empêcher les garçons de se différencier des filles pour ne pas perpétuer l'oppression des femmes.
Mais l'homme n'est pas que nature (inné) n'est pas que culture (acquis), il est nature ET culture.

La lutte engagée par les tenants du genre pour « transformer le monde » en abolissant les différences entre les sexes se situe sur le terrain législatif (par ex la loi Taubira) et sur le terrain de l'éducation (ABCD de l'égalité) Il s'agit d'éduquer pour « changer les mentalités » (V Peillon) en passant outre le rôle des parents comme premiers et principaux éducateurs de leurs enfants.

QU'EST CE QUE LE PROGRAMME ABCD DE L'EGALITE ?

A travers ce programme, le gouvernement veut déconstruire les stéréotypes de genre, c'est-à-dire, ce qui caractérise les hommes et les femmes en termes de comportement, de rôle dans la société, de centres d'intérêts... Pour lui, les stéréotypes sont les symboles d'une société basée sur la différence et la complémentarité homme-femme. Cette vision idéologique est dans la droite ligne des concepts Gender. Elle revient à nier notre réalité biologique et culturelle et à déconstruire les repères élémentaires de nos enfants. Sous couvert de lutte pour l'égalité, c'est l'indifférenciation entre garçons et filles qui se profile. Au nom de l'égalité, il veut traquer et chasser chez nos enfants, dès l'âge de 5 ans, tout comportement typiquement masculin ou féminin.
Ce programme est aujourd'hui en expérimentation dans 10 académies et plus de 600 écoles maternelles et primaires. La liste de ces écoles n'est pas publique. Notre académie est ABCD et, jusqu'à présent, le recteur refuse de fournir la liste des écoles participantes. Il devrait être généralisé dès la rentrée 2014.

Ce programme passe par de nombreux relais : des jeux, des livres (J'ai deux papas qui s'aiment, Melle Zazie a un zizi...) des films (Tomboy, Le baiser de la lune..) ... Avec la réorganisation des horaires en primaire, l'école s'ouvre pour le temps périscolaire, à de nombreuses associations agrées ouvertement militantes (Planning familial, LGBT...)

Il faut noter que, si le gouvernement actuel tente d'imposer cette idéologie dans les écoles, l'introduction en était déjà commencée par le gouvernement précédent.

CONSEQUENCES POUR LES ENFANTS, POUR LA SOCIETE

Rendre la réalité confuse, dissocier la dimension physique (innée) et la dimension comportementale (acquise) c'est déstabiliser profondément les plus jeunes. La construction sexuelle obéit à une double dynamique : elle est à la fois un donné naturel et elle est éducative et culturelle. On naît homme ou femme ET on le devient. De même que l'enfant n'accède au langage que s'il le reçoit, de même il ne définit son identité sexuelle qu'en harmonisant le donné naturel avec ce qu'il reçoit par les échanges avec son entourage sexué : un père et une mère qui l'aiment et qui s'aiment, et qui lui apprennent les différentes significations des langages des corps.

Laisser un enfant se construire lui-même l'abandonne à une grande solitude et une incompréhension désespérante de ce qu'il est. Cela revient à ériger en principe la défiance dans ce que l'on reçoit de l'autre – parent, professeur, société.

Pire encore, à l'adolescence, en période de doutes, le pousser dans une direction qui n'est pas forcément la sienne revient à le pousser à se déconstruire.
L'idéologie du gender séduit de nombreuses personnes car elle semble apporter des réponses à des questions légitimes, mais il n'en est rien. Le gender change la société en profondeur, déconstruit la réalité et invente de nouveaux droits qui ne sont que la traduction d'un individualisme poussé à l'extrême : Je suis ce que je veux, quand je veux, comme je veux.

Des enfants ainsi élevés sans repères solides donneront une société d'adultes déboussolés, aux repères brouillés et ainsi très facilement manipulables...

QUE FAIRE ? COMMENT ? AVEC QUI ?

TOUT D'ABORD S'INFORMER
Les AFC vous proposent un tract  très bien fait qui résume clairement la situation. Dans le Val de Marne les AFC du 94 ont déjà organisé trois conférences sur le sujet avec Elizabeth Montfort, Michel Boyancé et Hélène Combel.
Nous préparons avec la pastorale des familles, le CLER et la direction diocésaine de l'enseignement catholique une conférence le jeudi 3 avril avec le regard croisé d'un philosophe et d'un médecin.
L'association VigiGender a un site, très fouillé, avec tous les éléments d'informations sur le gender et l'ABCD. N'hésitez pas à le parcourir en tous sens, c'est une mine.

ENSUITE PARLER ET FAIRE PARLER

Parler avec les enseignants, ils sont aussi parents, certains bien renseignés luttent à nos côtés, beaucoup ignorent encore cette idéologie cachée ou n'ont pas conscience de sa gravité.
Parler avec les autres parents et les associations de parents pour informer et agir ensemble.
Parler avec ses enfants et les faire parler de ce qu'ils vivent à l'école. C'est plus que jamais le moment de leur raconter des histoires, celles dont ils raffolent avec princes et princesses, de surveiller les programmes de télévision souvent orientés...
Si le dialogue n'arrive à rien, il faudra aller plus loin, chacun selon ses principes et ses idées.

RESISTER

Les AFC et le CLER proposent aux parents une information affective et sexuelle basée sur une vision de la relation homme/femme où corps et cœur sont à l'unisson pour le bonheur de tous.
VigiGender organise des relais VigiGender dans les écoles pour promouvoir la liberté d'éducation et la liberté des parents comme premiers éducateurs de leurs enfants et el cas échéant, s'opposer à des propos, enseignements susceptibles de brouiller les repères des enfants.

A plusieurs ou même seul, vous pouvez regarder la liste des livres de la section jeunesse de votre bibliothèque municipale. Si vous y trouvez des livres « pro-gender » vous pouvez demander qu'ils soient placés en section adultes, ou sur un rayonnage hors de portée des enfants seuls.

Les JRE proposent aux parents de retirer leurs enfants de l'école un jour par mois, le même dans tout le pays, pour manifester leur opposition à l'enseignement du gender dans les écoles. Lancée début janvier par Farida Belghoul, cette initiative a rencontré un grand succès, surtout dans les milieux populaires. Elle a eu pour effet d'affoler le monde politique mais elle utilise les enfants comme moyen de pression et elle braque les enseignants et risque de bloquer le dialogue dès le départ.

QUELLE ESPERANCE ?

« La naissance d'une fronde spontanée des parents pour dire « stop » à cette intrusion de l'Education Nationale dans un domaine qui leur est réservé est source d'une vraie joie. Voilà une réaction saine, presque de survie, de parents – cathos, musulmans ou athées – qui veulent rester les premiers éducateurs de leurs enfants. Ils affirment ainsi courageusement qu'ils tiennent à leur mission et qu'ils sont vigilants sur ce qu'on transmet à leurs enfants. On a trop souvent parlé de la démission des pères ou des mères ... Or, l'actualité récente a de quoi nous réjouir. De nombreux parents ont pris rendez-vous avec les institutrices ou instituteurs pour évoquer avec eux ce qui était dit et lu en classe. Ils ont été nombreux également à réagir à l'occasion de la projection de tel film, forçant ainsi tous les autres à réfléchir sur la diffusion de ce qu'on a envie d'appeler l'idéologie du genre...
Il ne s'agit pas de jeter un soupçon a priori sur les professeurs mais de rappeler à ces derniers qu'ils ne sont pas là pour remplacer les parents.

Contrairement à ce que disait leur ministre M. PEILLON, il ne s'agit pas de « déraciner chez l'enfant tous les déterminismes sociaux ou religieux » mais de respecter les convictions dans lesquelles ses parents l'élèvent. La vocation de l'école publique, c'est d'abord et surtout d'instruire les enfants, leur apprendre à lire et à compter, leur transmettre un savoir. Sur ce point précis il y a déjà du boulot ... La vocation des parents, c'est d'éduquer leurs enfants, selon les convictions qui sont les leurs, dans la recherche de la Vérité et du Bien. Que chacun respecte la vocation de l'autre ! Que chacun serve l'enfant selon son rôle, à sa place.

Chers parents, restez vigilants. Mais surtout, soyez pleins d'espérance ! Quelque chose a changé, une prise de conscience a eu lieu : ces idéologues rencontrent désormais des obstacles, un bon sens qui s'affirme, une résistance humble, paisible mais ferme. Et nous le savons : l'avenir appartient bien naturellement ... aux enfants, aux familles, à ceux qui demain seront encore solides, prêts à offrir à tous ces repères qu'ils auront protégés et conservés courageusement. » (Abbé Grosjean sur Padreblog)