Un projet du secours catholique pour les femmes en difficulté

POSE DE LA PREMIERE PIERRE DU CENTRE D'HEBERGEMENT D'URGENCE
Du 51 avenue d'Alsace Lorraine à Limeil-Brévannes Mercredi 7 mai 2014
Intervention de Monseigneur SANTIER

Ce projet de cette maison-relais familiale date de plusieurs années.
Dans tous les contacts que je vis lors des visites pastorales depuis cinq années, j'entends souvent parler de la difficulté de trouver des logements pour les familles.
J'ai déjà pris position sur cette question et demandé que l'Eglise puisse prendre sa part, même modeste, dans la mise à disposition de logements pour des familles ou des personnes en fragilité.

Mais l'Eglise diocésaine ne peut travailler qu'en partenariat avec des Associations : le Secours Catholique qui a conduit le projet, le maître d'ouvrage Habitats Solidaires, et comme gestionnaire l'Aide d'Urgence du Val-de-Marne (AUVM)
L'Association Diocésaine, qui est l'instance juridique, met à disposition le terraine de 3.200 m² sous forme de bail à construction d'une durée de 49 ans minimum. La paroisse demeure le responsable canonique sous l'autorité du curé. L'équipe d'animation paroissiale a donné son accord ainsi que le conseil économique.
Ce projet « un toit, un avenir » se veut être une résidence pour des mamans élevant seules des enfants, situation qui se développe en Val-de-Marne. Des réalisations de résidences du même genre existent déjà à Bry-sur-Marne, Villeneuve-le-Roi, Champigny-sur-Marne, Orly avec Habitats Solidaires et avec l'AUVM, et Saint-Maur avec l'Association Solidarité Nouvelle pour le Logement.

Il ne s'agit donc pas d'un projet à visée politique, mais qui fait partie de la mission de l'Eglise catholique.
Le Pape Benoît XVI, dans sa 1ère encyclique « Dieu est Amour » a souligné que le service du frère, la solidarité, « la charité » fait partie de la mission de l'Eglise au même titre que la célébration de l'Eucharistie, des autres sacrements et l'annonce de l'Evangile.

Dans ce projet « un toit, un avenir », l'Eglise est tout à fait dans sa mission, d'autant plus que dans ce service de la fraternité elle accueille toutes les personnes sans distinction culturelle ou de religion, elle le vit sans prosélytisme, respectant la liberté de conscience de chacun. Elle s'engage à travailler pour que chaque personne puisse vivre dans la dignité et elle croit que la dimension spirituelle fait partie intégrante de la personne humaine.

Comme ce projet vise le bien commun, comme les projets de ce type mis en œuvre par d'autres associations, il est normal qu'il soit soutenu financièrement par des collectivités publiques dont le Conseil régional. Mais une partie importante du projet sera possible grâce à la générosité des catholiques et de bien d'autres.
Les Associations partenaires du projet sont reconnues par les collectivités publiques comme compétentes et les familles résidentes seront accompagnées jusqu'à ce qu'elles puissent se prendre en charge, elles ne résideront pas ici sur le long terme, mais à court terme. Dans les différentes villes où existes des projets de ce type, grâce à l'accompagnement des professionnels et des bénévoles, il n'y a pas eu de conséquences néfastes sur l'environnement, les voisins.
La population avoisinante n'a pas à s'inquiéter, tout se passera pacifiquement ; ce projet n'est tourné contre personne, nous comprenons certaines inquiétudes, un dialogue va se poursuivre avec les autorités communales.

+ Michel Santier

La presse en parle : 

Centre d'hébergement : une première pierre contestée, article du Parisien, 8 mai 2014

Extrait d'une émission sur KTO TV