Ce que nous célébrons

LITURGIE

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Le mot liturgie vient du grec leitourgia : « œuvre officielle, service accompli par le peuple et pour le peuple ».
Pour les chrétiens, le peuple de Dieu participe à l’ « œuvre de Dieu » dans la liturgie.

L’eucharistie (la messe) est la plus importante des célébrations liturgiques, les autres litrugies en dépendent comme les prières, processions… et les autres sacrements.

« La liturgie ne se réduit jamais à la simple réunion d’un groupe qui fait sa propre célébration… Par la participation au retour de Jésus vers le Père… nous nous trouvons également dans la communion des saints. Oui, d’une certaine manière nous participons à la liturgie du ciel. » (Cardinal Joseph RATZINGER/ BENOIT XVI – Dieu et le monde)

LES SACREMENTS

Sacrement, du latin sacramentum : « serment, engagement », utilisé le plus souvent pour traduire le grec mysterion, « mystère ».

Les sacrements sont des signes sensibles d’une réalité invisible dans lesquels les chrétiens peuvent expérimenter la présence de Dieu qui les guérit, leur pardonne, les nourrit, les fortifie et les dispose à l’amour. Tout cela se réalise par la grâce de Dieu qui agit en eux.

Dans l’Eglise catholique romaine il y a 7 sacrements :

  • Les sacrements de l’INITIATION CHRETIENNE : - BAPTÊME

  • CONFIRMATION

  • EUCHARISTIE

  • La RECONCILIATION, l’ONCTION DES MALADES, l’ORDRE et le MARIAGE

Nous avons besoin de sacrements pour dépasser une vie étriquée, et devenir, grâce à Jésus, semblables à Jésus : des enfants de Dieu dans la liberté et la gloire.

Les 7 sacrements touchent toutes les étapes et tous les moments importants de la vie du chrétien : ils donnent naissance et croissance, guérison et mission à la vie de foi des chrétiens. (Catéchisme de l’Eglise Catholique, 1129 – 1210)

L’INTIATION CHRETIENNE

 Ceux qui ont reçu de Dieu par l’intermédiaire de l’Eglise la foi au Christ, doivent être admis au catéchuménat, qui est une formation  à la vie chrétienne (du grec kat’echein : « enseigner, former des postulants »). Formation et apprentissage par lesquels les disciples sont unis au Christ leur Maître…


Ensuite, délivrés de la puissance des ténèbres, par les sacrements de l’initiation chrétienne, morts avec le Christ, ensevelis avec Lui, ils reçoivent l’Esprit d’adoption des enfants de Dieu et célèbrent avec tout le peuple de Dieu le mémorial de la mort et de résurrection du Seigneur.  (Concile Vatican II, Ad  gentes 14)

En d’autres termes, celles et ceux qui désirent recevoir le baptême, sont invités à connaitre Jésus Christ, sa vie et son enseignement,  et se former à la vie chrétienne, avant d’être introduits dans la communauté du Peuple de Dieu par le Baptême, la Confirmation et l’Eucharistie, qui sont les sacrements de l’Initiation chrétienne.

BAPTÊME

bapteme-diocese-creteilLe baptême est le sacrement fondateur, le préalable à tous les sacrements. Il nous unit à Jésus  Christ, nous plonge dans sa mort rédemptrice sur la croix et nous délivre ainsi de la puissance péché, et nous fait renaître avec le Christ pour une vie sans fin : le baptême est une alliance avec Dieu. (Youcat 194)

La triple immersion du baptisé dans l’eau est la forme classique du baptême. Mais, en général, celui qui baptise verse trois fois de l’eau sur la tête du baptisé en disant : « je te baptise au Nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. »

L’eau symbolise la purification et la vie nouvelle en Christ, le baptême est plus qu’un signe de conversion et de pénitence : il est une vie nouvelle dans le Christ.

Toute personne qui n’a pas encore été baptisée peut être baptisée. La seule condition au baptême est la foi qui doit être proclamée publiquement lors du baptême. (Catéchisme de l’Eglise Catholique, 1246 – 1254)

C’est une tradition très ancienne dans l’Eglise de baptiser les petits enfants : avant que l’homme ne fasse le choix de Dieu, Dieu le choisit ; Dieu accueille sans conditions. Des parents croyants qui veulent le bien de leur enfant veulent donc  qu’il reçoive le baptême ; mais cela implique que l’enfant soit initié à la foi quand il sera en âge de comprendre et d’apprendre.

Ordinairement c’est un ministre ordonné (évêque, prêtre ou diacre) qui baptise. En cas de besoin, toute personne peut baptiser en versant de l’eau sur la tête du baptisé en prononçant la formule baptismale : « je te baptise au Nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. » Il suffit seulement qu’il ait l’intention de faire ce que fait l’Eglise lorsqu’elle baptise.

CONFIRMATION

confirmation-diocese-creteilDu latin confirmatio : « renforcement, affermissement ».

La Confirmation est le sacrement qui parfait le baptême, et par lequel nous recevons le don de l’Esprit Saint. Celui qui fait le libre choix de vivre en enfant de Dieu, et qui demande à recevoir l’Esprit de Dieu par les signes de l’imposition des mains et de l’onction au SAINT CHRÊME (du grec chrisma, « onction d’huile parfumée » et christos, « celui qui est oint »), reçoit une force particulière pour témoigner, en paroles et en actes, de l’amour et de la puissance de Dieu. Il devient alors un membre à part entière et responsable de l’Eglise catholique. (Catéchisme de l’Eglise Catholique, 1285 – 1314).

Le sacrement de confirmation est ordinairement administré par l’évêque. Se faire confirmer, c’est conclure « un contrat » avec Dieu. Le confirmand dit : « oui, je crois en Toi, mon Dieu, donne moi ton Esprit afin que je t’appartienne totalement, que je ne sois pas séparé de Toi, et que je sois ton témoin durant toute ma vie, de toute mon âme et de tout mon corps, en actes et en paroles, dans les bons et dans les mauvais jours. » Et Dieu dit : « moi aussi je crois en toi, mon enfant –et je te donner mon Esprit, oui, me donner moi-même. Je vais tout entier t’appartenir. Je ne me séparerai jamais de toi, ici-bas et dans la vie éternelle. Je serai dans ton âme et dans ton corps, dans tes actes et dans tes paroles. Même si tu m’oublies, je serai là quand même - dans les bons et dans les mauvais jours. «  (Youcat 205)

L’EUCHARISTIE

En grec, eu charistia, « action de grâce ».

C’est le troisième sacrement de l’initiation chrétienne.

L’Eucharistie est « source et sommet de toute la vie chrétienne » (Concile Vatican II, Lumen Gentium 11)

C’est le sacrement par lequel Jésus Christ livre pour nous son Corps et son Sang –par lequel il se donne lui-même -, afin que nous aussi nous nous donnions à lui par amour et que nous nous unissions à lui dans la sainte communion. Par elle, nous sommes liés au seul Corps du Christ, l’Eglise. (Catéchisme de l’Eglise Catholique, 1322 – 1409)

Quand nous mangeons le pain rompu, nous nous unissons à l’amour du Christ qui a livré son Corps pour nous sur le bois de la croix ; quand nous buvons à la coupe, nous nous unissons à celui qui, dans son sacrifice, est allé jusqu’à versé son Sang pour nous. Nous n’avons pas inventé ce rite. Jésus lui-même a célébré la dernière Cène avec ses disciples, anticipant sa mort. Il s’offrit à ses disciples sous les signes du pain et du vin et les exhorta à célébrer l’EUCHARISTIE à partir de ce moment-là et au-delà de sa mort : « faites ceci en mémoire de moi : »

LES SACREMENTS DE GUÉRISON

RECONCILIATION

Le baptême arrache au pouvoir du péché et de la mort, et établit dans la vie nouvelle d’enfants de Dieu, mais il ne nous délivre pas de notre faiblesse humaine et de notre inclination au péché. C’est pourquoi nous avons besoin d’un lieu où, encore et encore, nous puissions être à nouveau réconciliés avec Dieu. Ce lieu, c’est la confession. (Catéchisme de l’Eglise Catholique, 1425 – 1426)

Jésus lui-même a institué le sacrement de réconciliation, quand il est apparu à ses Apôtres le soir de Pâques, et qu’il leur a dit : « Recevez l’Esprit-Saint ; tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis ; tout hommes à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus. » (Jn 20, 22-23) (Catéchisme de l’Eglise Catholique, 1439 – 1485)

Certains disent : je vais directement à Dieu, et je n’ai pas besoin d’un prêtre ! Mais Dieu veut que cela se passe autrement. Il nous connait. Nous nous donnons souvent de bonnes raisons pour nous justifier, et, facilement nous passons nos fautes par pertes et profits. C’est pourquoi Dieu veut que nous lui disions nos péchés, et que nous les confessions face à face. D’où ce pouvoir qu’il a conféré aux prêtres.

Pour que les péchés soient pardonnés, il faut que la personne se convertisse, et que le prêtre lui accorde au nom de Dieu l’absolution de ses péchés. (Catéchisme de l’Eglise Catholique, 1448)

Certes on hésite souvent à aller se confesser, le fait de prendre sur soi est déjà un premier pas, pour retrouver une santé intérieure. Cela aide souvent de penser que même le pape doit avoir le courage d’avouer ses fautes et ses faiblesses à un autre prêtre (donc à Dieu).

Se réconcilier avec Dieu, c’est redevenir fils de Dieu, aimé, accueilli dans son amour : nous sommes à nouveau en accord avec Dieu.

L’ONCTION DES MALADES

Il faut parfois être malade pour prendre conscience que tous, nous avons besoin de Dieu –que nous soyons malades ou non d’ailleurs ! Nous n’avons de vie qu’en Lui. C’est pourquoi les malades et les pécheurs ont un instinct particulier pour l’essentiel. Déjà dans le Nouveau Testament, ce sont justement les malades qui cherchent à s’approcher de Jésus : « ils essayaient de le toucher, parce qu’un force sortait de Lui et les guérissait tous. » (Luc 6, 19)

Une des caractéristiques les plus marquantes du christianisme est la place centrale réservée aux malades, aux vieillards, aux nécessiteux. Mer Térésa qui accueillait les mourants des rues de Calcutta ne fut qu’une chrétienne parmi tant d’autres à avoir vu le Christ à travers ceux que l’on rejette ou que l’on fuit. Si les chrétiens sont vraiment chrétiens, il émane d’eux un sens du réconfort, qui se traduit par des actes. Il est même donné à certains de guérir corporellement des malades, par la force de l’Esprit Saint. (Youcat 240…)

On peut recevoir l’onction des malades plusieurs fois dans sa vie. Il arrive même à des jeunes de demander à recevoir le sacrement de l’onction des malades, si, par exemple, ils sont sur le point de subir une opération grave.

Le rite essentiel consiste dans l’onction d’huile bénite faite sur le front et les mains du malade. Seuls les évêques et les prêtres sont les ministres de ce sacrement : le Christ agit par eux, en vertu de leur consécration. (Catéchisme de l’Eglise Catholique, 1502-1530)

Beaucoup de malades ont peur de ce sacrement et le repoussent jusqu’au dernier moment, parce qu’ils pensent que c’est une sentence de mort. C’est exactement  le contraire : l’onction des malades est comme une assurance de vie. Tout chrétien accompagnant un malade devrait lui ôter tout sentiment de fausse peur. La plupart des malades en danger grave ont l’intuition à ce moment précis qu’il n’y a rien de plus important de que se configurer immédiatement et inconditionnellement à Celui qui a vaincu la mort, et qui est la vie : Jésus, notre Sauveur. (Youcat)

LES SACREMENTS DE COMMUNION ET DE MISSION

SACREMENT DE L’ORDRE

Le ministère épiscopal est le véritable ministère pastoral dans l’Eglise, car son origine remonte aux apôtres, les premiers témoins de Jésus, et il perpétue le ministère pastoral des apôtres institués par le Christ. Le Pape aussi est un évêque, mais le premier d’entre eux, et la tête du collège des évêques. (Catéchisme de l’Eglise Catholique, 1555-1559)

Par le sacrement de l’ordre, un prêtre reçoit un pouvoir spécifique et une mission auprès des ses frères et sœurs dans la foi. Un prêtre catholique qui administre les sacrements  n’agit pas de ses propres forces, ni en vertu d’une perfection morale, mais in personna Christi. Par son ordination, il : jouit de la force du Christ qui transforme, qui guérit, qui sauve.

Lors de l’ordination presbytérale, l’évêque appelle la force de Dieu sur le futur prêtre. Cette force lui imprime un caractère sacramentel indélébile, pour ne plus jamais le quitter. En tant que collaborateur de son évêque, le prêtre va annoncer la Parole de Dieu, administrer les sacrements et surtout célébrer l’Eucharistie. (Catéchisme de l’Eglise Catholique, 1562 – 1568) Pendant la messe, l’ordination commence par l’appel nominatif des candidats. Après l’homélie de  L’évêque, le futur prêtre promet obéissance à son évêque et à ses successeurs. L’ordination est véritablement réalisée par l’imposition des mains de l’évêque et la prière qui l’accompagne.

Après avoir été au long des siècles une étape du parcours vers l’ordination presbytérale, le diaconat est redevenu un ministère à part entière, pour des célibatires ou des mariés. D’une part, on veut ainsi mettre l’accent sur le service comme une caractéristique de l’Eglise, et, d’autre part, on veut, comme dans la première Eglise, adjoindre aux évêques un ordre destiné à les aider, et à accomplir au sein de l’Eglise des œuvres pastorales et sociales. L’ordination diaconale imprime, elle aussi, un caractère sacramentel irrévocable, et pour tout la vie. (Youcat)

SACREMENT DU MARIAGE

mariage-diocese-creteilDieu a créé l’homme et la femme l’un pour l’autre, pour qu’ils ne soient  plus deux, mais une seule chair (Mtt 18,6) : ainsi ils doivent vivre dans l’amour, être féconds et être les témoins d’un Dieu qui nous aime d’un amour infini. Le sacrement du mariage se réalise  par une promesse que l’homme et la femme se font devant Dieu et l’Eglise. Dieu accueille et scelle ce consentement qui trouve son accomplissement dans l’union charnelle des époux. Le lien du mariage sacramentel engage jusqu’à la mort d’un des deux époux, parce qu’il est noué par Dieu lui-même.

Trois éléments sont nécessaires au sacrement du mariage :

  1. Que l’on dise oui en toute liberté.
  2. Que l’on s’engage dans une relation exclusive et pour toute la vie.
  3. Que l’on soit ouvert à l’accueil des enfants.
Le plus important dans le mariage chrétien est cependant que les époux sachent qu’ils sont une image vivante de l’amour dont le Christ a aimé son Eglise.

Ce que l’Eglise est en grand format, la famille l’est en petit : une image de l’amour divin dans la communauté humaine. Tout mariage trouve son accomplissement dans l’ouverture aux autres, aux enfants que Dieu donne, dans l’accueil mutuel, dans l’hospitalité, dans la vie au service des autres. (Catéchisme de l’Eglise Catholique, 1601 – 1664) (Youcat)