Solidarité

ASA 2017

Cette année encore ASA a rassemblé de nombreux bénévoles pour le service de ceux d’entre nous qui rencontrent de multiples difficultés au long de l’année. Avec force et dignité, ils font face aux soucis quotidiens de l’existence. Asa est pour beaucoup de personnes ‘’comme une oasis dans le désert de l’été alors que beaucoup se retrouvent seules’’ devait dire Mgr Santier lors de la célébration de clôture de cet événement.

Depuis 2013, dans la dynamique de Diacona 2013, le diocèse est engagé dans ‘’cette aventure, cette chaine d’amour’’. Le drame c’est sans doute de voir, de découvrir que, d’année en année, les besoins se font à la fois plus pressants et augmentent dans des proportions inquiétantes. Une bénévole disait dans son témoignage : ‘’ASA, c’est une goutte d’eau qui creuse mon désir de chercher une réponse aux cris d’aujourd’hui pour que jaillisse plus de vie’’.

ASA, qui veut répondre à la détresse humaine quant aux difficultés matérielles, n’est sans doute ‘’qu’une goutte d’eau dans l’océan des nécessités’’ mais c’est aussi selon la belle expression d’une bénévole ‘’ un océan de rencontres : c’est un lieu de partage des souffrances, des espoirs, des joies, mais aussi un lieu de partage de foi’’. On pourrait résumer en disant : un véritable lieu d’humanité où chacun est reconnu dans sa dignité d’homme, comme invité à rencontrer l’autre, à être à l’écoute de l’autre. ‘’Un don de l’Esprit qui vient du diocèse de Paris mais qui a pris corps dans celui de Créteil’’, devait encore dire Mgr Santier ‘’et que l’aventure continue !’’.

INTERVENTION DE MGR MICHEL SANTIER en clôture de l'opération ASA 2017

Pendant tout ce mois d’août à Créteil et ici à Villejuif, comme bénévoles vous avez accueilli de nombreuses familles avec des enfants, des personnes seules. Vous avez accueilli chaque personne avec le sourire ; vous avez pris le temps de les écouter car, si elles ont faim, si elles cherchent à faire subsister leur famille, à faire que leurs enfants ne souffrent pas trop de leur situation précaire, ces personnes ont toute leur dignité.

Certaines même ont été invitées à participer à cette action de distribuer les repas ; à travers le service de l’autre, elles reprennent confiance en elles. En fait, il s’agit d’une hospitalité. La plupart des bénéficiaires viennent des pays du Maghreb, d’Afrique, d’Asie, en résumé de l’Orient. Nous savons, nous connaissons, ou nous l’avons vécu par expérience, l’importance de l’hospitalité, de l’accueil, dans leur culture. Aussi, après avoir rêvé d’échapper aux conditions difficiles dans leur pays, après avoir cru que la France, l’Europe, étaient un pays d’Eldorado, (ce qui est entretenu par ce qu’ils voient à la télévision), ils tombent de haut !

Ce mois d’août est, pour eux, comme une oasis dans le désert de l’été où beaucoup de personnes quittent leur quartier, leur cité, pour des vacances, et ces personnes se retrouvent alors seules.

Ce qui se vit à ASA, et chaque bénévole est un visage d’ASA, qu’il soit jeune ou qu’il ait des cheveux d’argent, bénévole expérimenté ou bénévole nouveau, change le regard de nos frères et sœurs dans la difficulté, sur la France et sur l’Eglise.

Ici, que nous soyons chrétiens pratiquants ou un peu en distance avec l’Eglise, non croyants ou musulmans, le service commun entre nos frères et sœurs les plus pauvres nous rapproche les uns des autres, nous fait expérimenter une vraie fraternité au point qu’à la fin du mois on ne sait plus trop qui est qui ! Nos regards sont tournés vers celui qui est en manque et nous vivons entre bénévoles, entre bénévoles et bénéficiaires, une vraie hospitalité. Nous accueillons en l’autre ce qu’il a de meilleur et celui-ci nous fraternise aussi par son accueil, son humanisme.

L’hospitalité, recevoir l’autre chez soi, dans sa maison, en soi c’est accepter aussi d’être reçu par l’autre tel que nous sommes. De là, cette joie qui règne ici malgré les difficultés et les fatigues de l’organisation. Partageant la Parole de Dieu, l’Evangile, ensemble avant la distribution des repas, nous donnons ensuite des mains à l’Evangile par tous ces gestes de partage, d’accueil, d’écoute, d’hospitalité.

ASA, un don de l’Esprit qui vient du diocèse de Paris et qui prend corps dans celui de Créteil pour le bonheur des bénévoles comme des bénéficiaires. Il est appelé à se développer, à grandir selon ce que nous ont dit l’imam et des amis musulmans à Créteil. Cela suppose de trouver de nouvelles ressources, de nouveaux bénévoles. Je compte sur vous, sur votre imagination.

J’exprime ma gratitude à monsieur Philippe Brouant, à monsieur Denis Brot, monsieur Jean-Arnaud de Lasa, à Bernard et Simone Baudry, à Jacques et Françoise Béchet, à Marie Thérèse Picard, à tous les bénévoles engagés dans cette aventure, cette chaine de l’amour.

Que l’aventure continue !

+ Mgr Michel Santier

Badge des bénévoles

JE VOUS DEMANDE PARDON
POUR TOUTES LES FOIS
OÙ LES CHRÉTIENS
ONT REGARDÉ DE L’AUTRE CÔTÉ

pape pelerins

Le pape François, debout, tête inclinée, garde les yeux fermés et les mains jointes pendant que les pèlerins prient silencieusement sur lui, pour lui.
Rome. 11 novembre 2016-Jubilé des Sans-Abri

Je vous demande pardon au nom des chrétiens
qui ne lisent pas l’Évangile et qui ne savent pas
que la pauvreté est au cœur de l’Évangile.

ASA 2016 : lieu de rencontres

Cette campagne 2016, quatrième en Val-de-Marne, s’achève et je sens le besoin de vous en confier un des aspects : celui des rencontres improbables que l’on y fait. Elles sont nombreuses et diverses, toutes uniques et personnelles. Voici l’histoire de Mahnia comme illustration.

L’assassinat odieux du Père Jacques Hamel a bien sûr profondément marqué notre action de distribution, tout d’abord parce qu’il a été commis quelques jours avant le début août ; et ensuite, nos liens avec les bénévoles musulmans bien établis en ont été renforcés et nous en avons beaucoup et souvent parlé : répondre par un supplément de fraternité.

Et voici donc que Mahnia, dans sa propre foi, entend l’appel du CFCM (Conseil Français du Culte Musulman) de se rendre à une messe le dernier week-end de juillet. Elle ressent profondément le besoin de solidarité et le samedi 30 juillet, elle ose ce qu’elle n’avait jamais fait une seule fois de sa vie : elle entre dans une église et c’est St Cyr Ste Julitte à Villejuif. Elle assiste alors à la messe et entend à la fin un appel de Jacques Béchet, diacre, faisant une annonce pour rechercher des bénévoles ; ASA va commencer le lundi et nous savons que nous manquons un peu de bénévoles. Elle n’a jamais entendu parler de ASA mais comprend à demi-mot qu’il se joue quelque chose.

Elle chemine en retournant chez elle avec Sœur Lucienne : elles habitent à côté l’une de l’autre. Elle veut en savoir plus et l’interroge ; c’est quoi ASA ? Lucienne explique et Mahnia, comprenant les enjeux, souhaite faire demi-tour et elles reviennent à l’église.

La rencontre avec Jacques se fait et elle sera là dès le 1er aout et tous les jours de distribution.
Je lie rapidement une relation fraternelle avec elle, au milieu des petits pots pour bébés. Je l’invite au temps de prière commun prévu à Créteil le 17. Elle y vient, bien que peu en forme ce jour-là en se faisant accompagner par une amie. Elle se lève ; devant l’assemblée chrétienne et musulmane, elle témoigne et explique : « Je me suis rendue à la messe célébrée pour le père Hamel. C’est comme ça que j’ai entendu parler de l’association. »

En fin d’après midi, elle retourne à Villejuif et reprend la distribution.
Elle me confie : « Pourquoi rester devant la télé ; là, je suis heureuse d’être avec tout le monde, les bénévoles, les accueillis. Je sers pour la solidarité. Et mes fils sont très contents que je fasse cela. ». L’an prochain, elle souhaite revenir.

Des ressemblances avec le récit des disciples d’Emmaüs me marquent bien sûr dans cette rencontre : l’interrogation initiale sur ce qui s’est dit, le cheminement à deux, le retour vers le lieu de célébration, la compréhension et l’engagement. Je crois réellement que, déjà le Père Hamel intervient pour nous qui sommes restés sur Terre. Cette merveilleuse rencontre avec Mahnia, dans sa foi, est pour moi un signe résurrectionnel qu’il nous envoie avec générosité et miséricorde.

Bernard Baudry, diacre

ASA : de nombreux dons cette année, plus que l’an dernier

asa dons

Ce vendredi 12 août, l’opération Août Secours Alimentaire (ASA) devait faire une distribution, comme 3 fois par semaine durant tout le mois. ; cette semaine-là, nous étions bien dans la peine : la nourriture à distribuer était moins abondante, plus comptée que l’an dernier et voilà que les bénéficiaires de la distribution étaient beaucoup plus nombreux. Nous étions un peu désespérés, sans solution donc. C’est alors que je reçois un coup de téléphone du monastère des Annonciades à Thiais, qui propose une camionnette frigorifique complète de fruits.

En tant qu’humains, nous manquions ; en tant que baptisés, nous avions oublié que le Seigneur veillait et Marie en cette veille d’Assomption est intervenue. Dans l’après-midi même la distribution avait lieu, améliorant l’ordinaire de plus de 200 familles. Comme à Cana, Marie avait veillé à ce que rien ne manque. Sur cette route du Salut, Marie et tous les saints éclairent le chemin chaque jour de notre vie.

Société de Saint-Vincent de Paul

« Je voudrais enserrer le monde dans un réseau de charité. » (Frédéric Ozanam, fondateur de la SSVP)

Logo SSVP La Société de Saint-Vincent-de-Paul est un réseau de charité de proximité, au service des personnes seules ou démunies. Elle est présente dans 150 pays avec 800 000 bénévoles dans le monde. Ses 17 000 bénévoles français agissent en équipes fraternelles, appelées « Conférences », et initient des actions locales ciblées.

Ces Conférences œuvrent de manière autonome, sont coordonnées par un Conseil Départemental et guidées par une Règle Internationale. La Société de Saint-Vincent-de-Paul est une association catholique de laïcs, reconnue d'utilité publique. Elle fédère 92 Conseils Départementaux et 34 Associations Spécialisées. Elle vit essentiellement de dons.

Les fantômes des rues par Les Fous D'art Solidaires

spectacle-fantomes-de-la-rue-diocese-creteilLES FOUS D'ARTS SOLIDAIRES

Présentation vidéo de la soirée

un événement organisé par le Secours catholique
soirée théâtre, vendredi 19 février 2016, mise en espace Nadja Djerrah

Fantômes de mes rues,
Les as-tu vus ?
Fantômes de la rue,
Vois-tu comment la rue les tue ?
Fantômes qui vivent, invisibles
Souffrant sans bruit,
Leur silence est leur souffrance,
Dis-moi la rue, reine des sentiers perdus,
Combien de vies vas-tu tuer ce soir ?

Ils sont 6 « fantômes des rues » qui ont décidé de s'exprimer par l'art et de sortir du silence. Ce sont les « Fous D'art Solidaires ». Belle aventure que de pouvoir jouer dans un vrai théâtre, découvrant avec fierté qu'ils ont de vrais talents à exposer !
Atelier artistique du SECOURS CATHOLIQUE DE CRÉTEIL animé par Marie-Thérèse Esneault et Bruno de Runz.
Avec : Abdallah, Brigitte, Cyril, Karim, Pascal, et Benoît pour les poèmes
LE VENDREDI 19 FEVRIER 2016 A 19H
Au Centre Socioculturel Madeleine Rebérioux
27, avenue F. MITTERAND 94000 Créteil
Métro Créteil Pointe du lac

Entrées : 3.50 euros – de 20ans, 6 euros adultes
Renseignements Secours catholique : 06 76 00 23 68
Réservation conseillée au 01 41 94 18 15

Centre socioculturel Madeleine Rebérioux, 27 avenue F. Mitterrand à Créteil, Métro Créteil Pointe du lac