ASA 2017

Cette année encore ASA a rassemblé de nombreux bénévoles pour le service de ceux d’entre nous qui rencontrent de multiples difficultés au long de l’année. Avec force et dignité, ils font face aux soucis quotidiens de l’existence. Asa est pour beaucoup de personnes ‘’comme une oasis dans le désert de l’été alors que beaucoup se retrouvent seules’’ devait dire Mgr Santier lors de la célébration de clôture de cet événement.

Depuis 2013, dans la dynamique de Diacona 2013, le diocèse est engagé dans ‘’cette aventure, cette chaine d’amour’’. Le drame c’est sans doute de voir, de découvrir que, d’année en année, les besoins se font à la fois plus pressants et augmentent dans des proportions inquiétantes. Une bénévole disait dans son témoignage : ‘’ASA, c’est une goutte d’eau qui creuse mon désir de chercher une réponse aux cris d’aujourd’hui pour que jaillisse plus de vie’’.

ASA, qui veut répondre à la détresse humaine quant aux difficultés matérielles, n’est sans doute ‘’qu’une goutte d’eau dans l’océan des nécessités’’ mais c’est aussi selon la belle expression d’une bénévole ‘’ un océan de rencontres : c’est un lieu de partage des souffrances, des espoirs, des joies, mais aussi un lieu de partage de foi’’. On pourrait résumer en disant : un véritable lieu d’humanité où chacun est reconnu dans sa dignité d’homme, comme invité à rencontrer l’autre, à être à l’écoute de l’autre. ‘’Un don de l’Esprit qui vient du diocèse de Paris mais qui a pris corps dans celui de Créteil’’, devait encore dire Mgr Santier ‘’et que l’aventure continue !’’.

Deux témoignages donnés le samedi 2 septembre, lors de la célébration d’action de grâce

C’est la première fois que je participe à ASA comme bénévole.
Ce qui m’a frappée c’est le très grand nombre de familles et de personnes isolées de toutes origines que nous avons accueillies et qui sont le signe de tant de situations de précarité vécues autour de nous et que souvent nous ne voyons pas.
Le groupe de bénévoles d’âges et d’horizons divers, dont la composition change en partie chaque jour permet d’éviter de fonctionner en circuit fermé et chacun peut trouver une place quand il est présent. Pas de risque de tomber dans la routine non plus pour les distributions, car la logistique bien huilée cohabite avec l’incertitude sur les arrivages de produits frais et le nombre de bénéficiaires toujours inconnu jusqu’à la dernière minute !
J’ai apprécié d’être membre d’une communauté temporaire ouverte et fraternelle, avec beaucoup d’entraide et d’attention des uns envers les autres. C’est au nom de cette communauté que nous avons accueilli, rencontré et nous sommes mis au service de ceux qui venaient vers nous. Nous avons ainsi essayé d’être d’humbles témoins de l’amour de Dieu pour tous les hommes.
Pour finir je voudrais rendre grâce pour la joie de toutes ces rencontres avec les enfants, les jeunes et les adultes côtoyés pendant ce mois d’août, pour ces regards, ces sourires, ces paroles échangées et ces liens qui se sont enrichis au fil des jours...

Isabelle-ASA. Villejuif

ASA fut pour moi l’occasion de mettre en pratique une donnée essentielle de la foi en Christ : vivre la Parole en actes. En effet je parle et j’écris beaucoup (liturgie, communication, contribution à la formation...) mais je ne suis investie dans aucune association caritative pour donner de mon temps au service direct des personnes en difficulté. Alors, quand je me suis rendu compte que je pouvais cette année participer à l’action d’ASA tout au long du mois d’août, je me suis inscrite. Soyons francs : être bénévole à ASA c’est fatigant. Ça demande de l’énergie, de la disponibilité, de la constance. Mais ce n’est rien au regard de ce que ça apporte en terme de fraternité : fraternité avec les autres bénévoles - chrétiens et musulmans à Créteil - fraternité avec les bénéficiaires de l’aide modeste que nous apportons, fraternité vécue avec le Christ qui, n’en doutons pas, est présent auprès nous, agit avec nous, soutient notre engagement dans les moments de fatigue et de faiblesse. En conclusion, je dirai que j’ai reçu bien plus que je n’ai donné et j’en rends grâce à Dieu.

Marie Claude-ASA. Créteil