édito de Janvier

On le sait, la famille reste aujourd’hui encore, et spécialement pour les plus jeunes, le lieu privilégié de l’apprentissage de l’amour, de la confiance et du pardon. Durant le Synode, j’ai entendu le désarroi de beaucoup face à la diversité des situations conjugales et familiales, jusque dans leurs propres familles et leur souhait que notre Eglise diocésaine sache se faire accueillante et miséricordieuse pour ceux qui se trouvent dans des situations difficiles, comme nous y invite le pape François dans son admirable exhortation Amoris Laetitia.
Que notre Eglise développe une pastorale du mariage capable d’accompagner, de former et de soutenir les jeunes couples sur la durée ! L’Eglise ne rajoute rien aux exigences de l’Amour. C’est l’Amour qui est exigeant. Alors, que notre Eglise soit vraiment le lieu où il est possible à tous d’expérimenter la Miséricorde de Dieu ! Tel est le souhait de votre évêque.

Dans cet esprit, j’ai voulu l’organisation d’une formation commune réunissant l’ensemble des acteurs pastoraux : prêtres, diacres, religieux et religieuses, laïcs en mission ecclésiale, services et mouvements diocésains pour entrer dans la beauté et la logique de cette exhortation qui nous invite au discernement et à l’accompagnement face à toutes les situations nouvelles présentes dans notre société. Nous nous sommes donc retrouvés nombreux les 6 et 7 janvier à St Pierre du Lac autour de deux conférencières d’importance : Sœur Geneviève Médevielle et Anne-Marie Pelletier.

On y a perçu qu’on ne pouvait pas réfléchir sur la famille sans la resituer aussi dans un contexte sociétal où les questions du logement, du travail, de l’éducation rejaillissent. Mais qu’il nous fallait aussi, sans cesse, nous enraciner dans la Parole de Dieu.

C’est pourquoi, devant l’urgence que constituent les questions familiales économiques, sociales et environnementales, j’ai décidé à l’issue du Synode de créer un Conseil diocésain « famille et société » qui regroupera les équipes et les mouvements de la pastorale des familles, la pastorale des fiancés et du mariage, la pastorale des personnes séparées, divorcées, remariées, la pastorale des familles concernées par l’homosexualité, et désormais, l’antenne diocésaine des Semaines Sociales de France, le pôle Justice qui reste à développer, ainsi que les rencontres avec les élus.
Dans les Assemblées synodales, beaucoup d’interventions ont souligné l’importance de mieux entrer dans la doctrine sociale de l’Eglise, qui nous invite à respecter le principe de la destination universelle des biens. L’intérêt général doit toujours être supérieur aux intérêts égoïstes et individuels. J’ai donc demandé que ce Conseil en lien avec les formations, propose des modules qui permettront de rentrer plus en profondeur dans cette doctrine, qu’il nous faut saisir et appréhender en cette année d’échéances électorales.
Pour vous y aider, je vous invite vivement à lire le petit livre des évêques de France : « Dans un monde qui bouge retrouvons le sens du politique » et vous encourage à participer nombreux aux initiatives qui auront lieu au cours des prochains mois à la cathédrale ou dans les paroisses autour de ses thèmes majeurs.

Mais dans le même temps, nous comprenons que la doctrine sociale a sa source dans la Parole de Dieu et est incarnée dans les situations du moment. Il nous faut donc entrer dans l’intelligence des Ecritures. C’est pourquoi je propose à tous un week-end de formation les 18 et 19 février au cours duquel je donnerai des clefs de lecture pour entrer dans l’Ancien Testament. Cette formation s’adresse à tous bien sûrs, mais aussi aux catéchistes, animateurs d’équipes liturgiques, de jeunes etc.
Dans cette attente, confions-nous, confions toutes les familles du diocèse à la Miséricorde de notre Seigneur.

+ Michel Santier