Message de Monseigneur Michel Santier à l’occasion de la journée mondiale du pauvre

Mes chers diocésains

Ce week-end, à la demande du pape François, dans tous les diocèses du monde entier, nous célèbrerons la première journée mondiale des pauvres.
Cette journée, coïncide pour notre pays avec la journée du Secours catholique où les chrétiens sont appelés à soutenir financièrement toutes les actions de ce service en faveur des plus démunis.

Le pape nous réveille et nous pousse à aller plus loin, à ne pas nous laisser accaparer par nous-mêmes, par des choses peu importantes. Il nous invite à écouter la parole des plus pauvres. Et nous savons bien, que leur rencontre, leur écoute, nous conduisent toujours au cœur même de l’Evangile.

Depuis le début du mois de novembre et jusqu’en février, je procède à la visite pastorale des quartiers populaires où beaucoup vivent dans une grande précarité. A chacune de mes rencontres je découvre des actions magnifiques de solidarité.

Cette semaine, j’ai été accueilli par la communauté des gens du voyage sur leur terrain, au sein même de leurs caravanes. J’y ai découvert un peuple de croyants à la foi, simple et sincère.

Il nous faut changer le regard que nous portons sur les plus pauvres, les plus démunis, et tous ceux qui vivent dans une situation de précarité absolue. Je pense particulièrement à la population des Roms alors même que ces dernières semaines, nous avons assisté, impuissants au démantèlement de nombreux bidonvilles sur le Val-de-Marne. A chaque fois ce sont des familles qui doivent abandonner et laisser détruire le peu qu’elles possèdent, à chaque fois ce sont des dizaines d’enfants privés de scolarité, à chaque fois ce sont des bénévoles découragés dans leur travail d’accompagnement.

Comme le rappelle Mgr Georges Pontier, président de la CEF, Les Roms font partie de ces pauvres dont nous parle le pape François. Ils sont chez nous, s’insèrent souvent difficilement, marqués par des ruptures culturelles profondes qui rejaillissent parfois sur leur vie de famille. Ils sont nos frères. Notre fraternité doit les réconforter.

Mes chers diocésains, le service de la charité n’est pas une option facultative !
Pour un catholique, cela fait partie intégrante de la foi.
Je vous assure de ma prière.

+ Michel Santier
Votre évêque