Et alors, qu’est-ce-que cela donne le synode ?

Trente-neuf propositions pour redynamiser notre action !

Le synode diocésain nous en parlons depuis plus de deux années, quasiment dans toutes les publications : le C@P, la news letter intitulée DI (Diocèse Infos), lors des annonces en fin de messe, etc.
Nos églises à travers tout le diocèse ont longtemps eu un kakemono accroché sur les façades annonçant la tenue de ce synode. Les murs d’accueil de nos maisons paroissiales, les tableaux d’affichage dans toutes nos églises ont été nos relais durant ces deux années pour annoncer le cheminement que les catholiques faisaient autour du thème : « avec LUI, prenons soin les uns des autres et partageons à tous la joie de l’Evangile ».

Alors, durant ces deux années ... que s’est-il passé ?

Tout d’abord une belle cérémonie d’ouverture en octobre 2014, puis la création des équipes synodales durant l’année 2014-2015.
Plus de 1200 équipes dans tout le diocèse se sont mises en route et ont permis à des croyants (et non croyants) de partager, de s’interroger, de s’écouter autour du thème du « prendre soin ». Les remontées de cette consultation initiale à partir des équipes ont toutes été lues, travaillées, reformulées par l’équipe du secrétariat du Synode qui les a mises en forme dans un document de synthèse.
Puis ce fut le vote au sein des paroisses pour élire les délégués qui devaient participer aux Assemblées synodales de la seconde année.
Trois cent personnes ont ainsi été désignées.

Elles se sont réunies trois fois. D’abord en septembre 2015, pour confier dans la prière et la méditation le travail de ce synode, puis au mois de novembre pour adopter les grandes orientations pastorales destinées à marquer la vie de notre diocésaine pour la décennie à venir.
Et enfin les 21 et 22 mai dernier, pour traduire ces orientations en propositions d’action concrètes, à partir des centaines de suggestions formulées par les équipes synodales ou recueillies ultérieurement auprès des différents Conseils et services diocésains, ou des délégués eux-mêmes.
A raison de trois propositions d’action par orientation, ce sont donc trente-neuf chantiers qui ont été validés, au terme de riches débats.
Certains concernent la vie des paroisses, des secteurs ou des mouvements.
D’autres, l’organisation et l’animation du diocèse.
Soixante-dix huit autres propositions d’action, validées en commission par les délégués, mais non retenues comme prioritaires, seront ultérieurement reprises dans un document mis à la disposition des mouvements et communautés paroissiales.

A l’issue de la dernière assemblée il a paru indispensable de vous présenter ces trente-neuf actions retenues, dès à présent, même de manière succincte.

Il est important en effet que chacun, dans sa paroisse, en famille, entre amis, ou dans son mouvement puisse juger du travail accompli et en débattre autour de lui.

C’est pourquoi le C@P de cette fin d’année est plus important que d’habitude ... Il liste les orientations directement issues de la session synodale. Comme le prévoit le code de Droit canonique qui en fixe les modalités, il appartient désormais à notre évêque, Mgr Santier de les reprendre sous forme de décrets éclairés par une «lettre pastorale».
Ces deux documents - lettre et décrets - seront rendus publics lors de la fête qui, le 16 octobre prochain, marquera tout à la fois les 50 ans de notre diocèse et la clôture du synode.

A la veille de l’été, nous vous invitons donc à pendre le temps de la lecture.
Pour retrouver l’esprit des cinq grands chapitres tirés de la synthèse de vos contributions, pour vous approprier les treize orientations pastorales décidées pour la décennie à venir et, déjà, vous disposer intérieurement à participer, même modestement ou partiellement, à la mise en œuvre des propositions d’action retenues pour, ensemble, «Avec Lui, prendre soi les uns des autres et partager à tous la joie de l’Evangile».

Bel été à tous et ... au 16 octobre !

CHAPITRE 1 : L’EVANGELISATION DANS LA RENCONTRE ET LE DIALOGUE

Orientation 1 : Oser une Eglise de la rencontre et du dialogue
  • Action 1 : Créer, avec d’autres, des événements pour rejoindre les habitants du quartier.
    o Partant du constat que des personnes de bonne volonté, non catholiques, sont également présentes dans le service des autres et le combat pour la justice, l’action adoptée vise à multiplier, localement mais pas seulement, des actions en commun au service de tous.

  • Action 2 : Organiser des débats ouverts sur des questions de société, avec d’autres partenaires.
    o Dans son dialogue ouvert avec la société, notre Eglise entend exprimer ses convictions et témoigner de sa foi. L’action arrêtée est ici de multiplier les occasions de débat, avec d’autres, soit localement, soit dans l’espace cathédrale, chaque fois qu’il nous semble que l’essentiel de l’homme et de sa dignité peuvent être mis en cause.

  • Action 3 : Créer un module de formation à la doctrine sociale de l’Eglise.
    o L’Eglise, depuis plus d’un siècle, a enrichi une pensée sociale originale sur différents aspects du monde contemporain (travail, finances, écologie...) pertinente mais mal connue. Un module de formation pourrait permettre, dans les paroisses, secteurs ou mouvements, une meilleure appropriation de cette réflexion pour mieux armer les chrétiens à débattre de ces questions sur leurs lieux de vie.
Orientation 2 : Œuvrer à l’unité des chrétiens et dialoguer avec les croyants d’autres religion
  • Action 4 : Echanges de chaire
    o La semaine de l’Unité peut être l’occasion, une fois par an, de cet échange de chaire où la communauté catholique paroissiale «accueille» ponctuellement, le ministre d’une autre confession chrétienne (protestant, orthodoxe...) accompagné d’une délégation de sa propre communauté et qui assure la prédication. La réciproque étant programmée.
  • Action 5 : Formation, rencontres et actions des jeunes pour le dialogue interreligieux.
    o Les jeunes catholiques sont aujourd’hui confrontés au témoignage de foi d’autres jeunes appartenant à d’autres traditions religieuses. L’action vise la mise en œuvre d’un approfondissement de la foi des jeunes catholiques, puis de rencontres et d’actions communes avec d’autres jeunes croyants, pour une meilleure compréhension réciproque.
  • Action 6 : Connaître et participer aux fêtes religieuses des autres religions.
    o La diffusion d’un calendrier commenté des fêtes religieuses juives, musulmanes, bouddhistes... (site internet du diocèse, fiches dans les paroisses...) pourrait permettre de mieux comprendre leurs traditions, d’avoir un geste à leur intention à l’occasion de ces fêtes voire même de déboucher sur des initiatives communes comme «Ensemble avec Marie» avec les musulmans.
Orientation 3 : Améliorer la communication de l’Eglise
  • Action 7 : Appeler dans les paroisses des hommes et des femmes pour créer une commission intergénérationnelle diocésaine et des équipes dans les paroisses au service de la communication.
    o L’action première est ici la constitution d’une équipe diocésaine intergénérationnelle en s’appuyant sur des «personnes ressources» identifiées dans les paroisses. L’une de ses missions sera, outre un audit général de la communication, la mise en place ou l’optimisation d’équipes de communication dans les paroisses.
  • Action 8 : Les jeunes dans la communication de l’Eglise
    o Il apparaît que les jeunes générations ont leurs réseaux et outils de communication privilégiés (Facebook, Twitter....) qui touchent également un plus large public, et dont ils ont la maîtrise technique. L’action consiste à les associer de manière privilégiée, à la gestion de ces outils, dans le cadre du plan de communication du diocèse.
  • Action 9 : Prendre en compte les situations de handicap sensoriel.
    o L’attention aux «plus souffrants» passe également par la prise en compte des mal-voyants, mal-entendants... L’action vise à généraliser les boucles magnétiques (pour les déficients auditifs) dans les lieux de culte et à prendre en compte ces handicaps dans les processus de communication et les grands rassemblements diocésains.
Orientation 4 : Relier l’Evangile et le monde du travail
  • Action 10 : Créer un service diocésain de la pastorale du travail.
    o L’univers du travail ou le non-accès au travail marquent profondément la vie des personnes. Des chrétiens sont déjà engagés sur ce terrain. L’action vise à constituer au niveau diocésain, avec l’appui des mouvements et le soutien de diacres, un service chargé d’impulser et coordonner une action pastorale spécifique de soutien et d’entraide, en lien avec les instances civiles compétentes.
  • Action 11 : Se rencontrer en Eglise dans nos bassins d’emploi.
    o En divers lieux du diocèse existent des bassins d’emploi fréquentés quotidiennement par une forte population de salariés non-résidents. L’action consiste à leur proposer, notamment à l’heure du déjeuner, des lieux de rencontre mais aussi de prière, de célébration, de partage et de relecture, où échanger sur leur vie personnelle et de travail.
  • Action 12 : Repérer et accompagner les personnes en souffrance causée par le travail ou son absence.
    o Le monde du travail peut être un lieu d’intégration, de solidarité et d’épanouissement mais également de souffrance (rythmes, harcèlement, burn out...) L’action veut mettre en place un réseau de référents travail, en lien avec le service pastoral diocésain, de manière à mieux identifier et accompagner les personnes fragilisées.

 

CHAPITRE 2: ANNONCE DE JESUS-CHRIST ET SERVICE EVANGELIQUE DE L’HUMAIN

Orientation 5 : Servir la fraternité
  • Action 13 : Donner la parole aux «sans voix» et découvrir leurs talents.
    o Autour de nous, parmi nous, des personnes se trouvent exclues ou marginalisées du fait de la maladie, du handicap, du chômage, de la pauvreté, de leur statut d’immigré, de réfugié ou de prisonnier... L’action retenue est de créer, localement, des lieux où ils puissent s’exprimer, prendre conscience de leurs talents et être associés à une prise de parole en Eglise ou vis-à-vis des institutions civiles.
  • Action 14 : Organiser le pôle solidarité dans nos secteurs pastoraux.
    o Le monde qui nous entoure est en souffrance. Chaque secteur pastoral est invité à créer un conseil de la solidarité pour identifier les personnes en difficulté, évaluer les situations et les besoins, sensibiliser les différents acteurs de la vie paroissiale à la prise en compte de cette réalité et l’urgence d’un soutien, ne fut-ce qu’en orientant les personnes vers les structures existantes.
  • Action 15 : Créer une commission logement au niveau diocésain.
    o La question de l’accès logement est cruciale pour bien des familles modestes du Val-de-Marne. Dans le même temps notre Eglise diocésaine est propriétaire de divers biens immobiliers. L’action vise à créer une commission logement au niveau diocésain qui puisse évaluer la réalité de ce patrimoine, les besoins liés au logement des prêtres et à l’activité des communautés, et arbitrer sur l‘affectation possible de locaux disponibles en logements sociaux en tenant compte des besoins financiers nécessaires à la mission, susceptibles de provenir de locations au prix du marché.
Orientation 6 : Accompagner les familles
  • Action 16 : Accompagner des jeunes couples pendant et après leur préparation au mariage.
    o Bien des familles se trouvent menacées par l’éclatement souvent précoce du couple. Or la société civile se défausse, au nom du respect de la liberté de chacun. L’action retenue est de proposer sur la durée, par une forme de parrainage de couples, un accompagnement des personnes qui se préparent au mariage chrétien, de manière à les aider à un vrai discernement puis à les soutenir durant les premières années de leur vie commune.
  • Action 17 : Créer des équipes de partage sur des questions de la vie familiale.
    o Vie de couple, santé, travail, éducation des enfants, addictions de tous ordres, dépendance de vieux parents... les obstacles à surmonter dans une vie de famille sont légion. Et les lieux où en parler rares. L’action retenue vise à constituer au sein des paroisses des groupes «famille» ouverts à tous, où puissent se partager les joies et les peines et se relire la vie de chacun à la lumière de l’Evangile.
  • Article 18 : Associer, impliquer et aider les familles dans la transmission de la foi.
    o La famille devrait être, ou pourrait être, le premier lieu de transmission de la foi. Bien des adultes, parents ou grands-parents, s’accordent à cette idée mais se disent démunis, ne sachant que faire. L’action à mettre en œuvre consiste à penser des lieux, des temps et des méthodes pour associer localement parents et grands-parents à une pastorale d’initiation à la foi.

 

CHAPITRE 3 : VIVRE ET PARTAGER LA JOIE DE L’EVANGILE

Orientation 7 : Soutenir et former des disciples
  • Action 19 : Mieux connaître la Bible, entrer dans l’intelligence des Ecritures.
    o Vatican II a remis la Parole de Dieu au centre de la vie chrétienne. Mais il n’est pas facile de s’y plonger, seul, avec pertinence, même si l’on en porte le désir. L’action vise ici à réaliser des modules de formation à la compréhension des Ecritures, accessibles à tous, à mettre en œuvre dans les paroisses en s’appuyant soit sur des «personnes ressources» locales formées à cet effet, soit sur des équipes itinérantes.
  • Action 20 : Développer des Maisons d’Evangile : lieux de partage et d’intériorisation de la Parole.
    o L’expérience des équipes synodales a montré que face à un texte des Evangiles accompagné de quelques pistes de réflexion, bien des fidèles trouvent une parole personnelle à échanger pour dire en quoi ce texte leur parle, rejoint leur vie. L’action ici proposée est de multiplier localement les petites équipes baptisées «maisons d’Evangile» qui pourraient se réunir de manière très souple, chez des particuliers, pour un échange fraternel à partir d’un petit support fourni par le diocèse.
  • Article 21 : Promouvoir l’accompagnement spirituel et la relecture de vie.
    o La vie chrétienne suppose une capacité à «relire» les événements que nous vivons à la lumière de l’Evangile, pour mieux unifier nos vies et répondre à l’appel de Dieu. Une relecture en équipe s’avère très efficace. L’action retenue est de multiplier ces équipes en formant des personnes susceptibles de les animer. Ultimement cette relecture peut ouvrir, pour tel ou tel, sur un accompagnement spirituel personnalisé.
Orientation 8 : Veiller à la qualité de nos célébrations
  • Action 22 : Appeler, former et renouveler tous les acteurs de l’animation.
    o Le dynamisme et la qualité de nos assemblées paroissiales passe par le renouvellement et la formation des laïcs qui assurent l’animation liturgique, la direction du chant, l’accompagnement musical, les lectures... L’action retenue par les délégués est de systématiser dans les paroisses l’appel de laïcs pour un mandat à durée déterminée, s’accompagnant pour tous d’une formation et d’une proposition de relecture annuelle.
  • Action 23 : Optimiser les prises de parole, dans le fond et dans la forme.
    o Il existe, chez de nombreux fidèles, une soif profonde de mieux comprendre comment la Parole de Dieu, présente au travers des lectures, rejoint leur vie de tous les jours. Cette compréhension implique nombre d’exigences tant au niveau de la durée, que de la gestuelle, de la diction, du choix du vocabulaire. La technique peut venir en soutien à la volonté de chacun. L’action ici décidée est de proposer à tous les moyens d’une optimisation de ces prises de parole.
  • Action 24 : Soutenir la prière par le chant, dans l’esprit de la liturgie.
    o Permettre à chacun de s’associer par le chant à la messe dominicale, est l’une des conditions pour que nos célébrations soient réellement vivantes et priantes. Cela suppose à la fois une variété du répertoire honorant les différences de culture et de sensibilité et un éventail pas trop large pour permettre à chacun de s’approprier le répertoire. L’action retenue vise plus précisément à ce que le choix des chants se fasse également en lien profond avec les lectures du jour.
Orientation 9 : Proposer les sacrements
  • Action 25 : Organiser des temps forts réguliers sur le sacrement du pardon.
    o Nombre de fidèles sont aujourd’hui partagés entre le désir de se réconcilier avec un Dieu de miséricorde et l’image qu’ils peuvent avoir de la «confession». Alors que l’on assiste chez d’autres à un retour vers le sacrement du pardon. L’action à mettre en œuvre consiste à déployer toutes les possibilités offertes par le Rituel des célébrations, pour convaincre un maximum de fidèles de s’associer à une démarche liturgique de pardon, liberté leur restant offerte de prolonger ou non par une «confession» individuelle auprès d’un prêtre.
  • Action 26 : Susciter le témoignage de la puissance et de la fécondité des sacrements.
    o Il suffit d’écouter autour de soi. Les exemples abondent de personnes capables de témoigner comment tel ou tel sacrement a transformé leur vie. Mais qui en est témoin, notamment parmi celles et ceux qui se préparent à les recevoir ou s’interrogent ? L’action proposée est de trouver des lieux (site internet, feuilles paroissiales, églises, rassemblements...) et des temps pour permettre à ces témoignages de s’exprimer.
  • Action 27 : Fêter les sacrements
    o Si les sacrements sont au cœur de la vie chrétienne, nombre de nouveaux baptisés, confirmés, mariés... peuvent voir s’estomper la belle ardeur qui les avait porté. Et la communauté paroissiale en ressentir un sentiment d’échec. L’action proposée, au-delà de l’accompagnement des personnes à mettre en œuvre sur la durée, est de fêter, une fois par an, dans les paroisses, celles et ceux qui célèbrent le premier anniversaire du pas décisif franchi dans leur vie chrétienne

 

CHAPITRE 4 : LA SYMPHONIE DES VOCATIONS

Orientation 10-12 : Vivre la communion dans la coresponsabilité des vocations
  • Action 28 : Développer la culture synodale dans l’ensemble du diocèse.
    o L’expérience du synode diocésain a été vécue par beaucoup comme une richesse, un chemin à poursuivre ensemble de manière à ce que notre Eglise sache, en permanence, s’adapter à des réalités nouvelles. L’action retenue est de prolonger la réflexion engagée, de manière à faire entrer les équipes d’animation paroissiales et les équipes pastorales de secteur dans une dynamique synodale à laquelle nous appelle le pape François ; et de repenser à la fois leurs liens avec les structures diocésaines, et la place des différents acteurs : prêtres, diacres, religieux, laïcs, au service de la mission.
  • Action 29 : Interpeller en vue d’une vocation
    o Une communauté ecclésiale ne peut se défausser de sa propre responsabilité dans l’éveil des vocations et l’appel au presbytérat ou à la vie religieuse. Les jeunes chrétiens constituent le vivier naturel des futurs prêtres, diacres, religieux ou religieuses. L’action votée par le synode diocésain est de demander à chaque équipe engagée dans la pastorale des jeunes, de prendre annuellement, le temps du discernement pour poser à tel ou tel jeune la question d’une possible vocation sacerdotale ou religieuse.
  • Action 30 : Donner plus de visibilité aux laïcs, laïques dans la liturgie.
    o Dans notre diocèse, nombre de laïcs hommes et femmes se voient confier, par notre évêque, une mission qui les associe aux ministres ordonnés (prêtres, diacres...) dans l’exercice de la charge pastorale. Or ils ne trouvent pas toujours leur place dans un espace liturgique où la célébration des sacrements est réservée aux seuls ministres ordonnés. L’action votée par le synode demande que soit imaginée une forme de visibilité qui témoigne, aux yeux des fidèles, de cette participation à la charge pastorale.
Orientation 11 : Prendre soin des acteurs de la mission
  • Action 31 : Prendre du recul et relire la mission
    o Toute personne qui accepte une mission au service de l’Eglise doit pouvoir être accompagnée et soutenue : sur la durée. L’action est ici de mettre en place des temps de relecture pour permettre à chaque personne de trouver un équilibre entre sa vie personnelle, familiale, professionnelle et pastorale. Elle prévoit également un accompagnement spirituel et un entretien en fin de mission.
  • Action 32 : Organiser pour les acteurs en responsabilité une formation commune en relations humaines.
    o Tout engagement suppose de la «bonne volonté» mais également de la compétence, condition d’une saine gestion des personnes et des situations. L’action prévoit de former les différents acteurs de la pastorale (prêtres, diacres, laïcs en responsabilité...) à l’animation d’équipe, à l’entretien d’évaluation, la délégation, la gestion des priorités et des conflits, la communication...
  • Action 33 : Mettre en place des veilleurs chargés de porter le souci de l’appel.
    o réalité de nos paroisses, secteurs et mouvements en milieu urbain est à la fois l’épuisement de personnes engagées parfois au-delà du raisonnable et le renouvellement de nouveaux arrivants. L’action demande la mise en place dans chacune de ces structures de «veilleurs» attentifs à l’accueil, au discernement de compétences et disponibilités nouvelles, de manière à faciliter l’appel au service de la mission et de permettre ainsi à ceux qui sont déjà engagés de prendre un temps de recul.
Orientation 13 : Renouveler nos paroisses au service de la mission.
  • Action 34 : Fonder des équipes de quartier pour une Eglise en proximité dans l’esprit de Madeleine Delbrêl
    o Il est des personnes dont l’histoire personnelle ne rend pas possible, dans l’immédiat, l’envie de rejoindre nos communautés paroissiales. Pourtant, le message de l’Evangile leur est également destiné. L’action invite les chrétiens à créer, dans les quartiers où ils vivent, de petites équipes fraternelles ouvertes à tous, où puissent se rompre des solitudes, se vivre des solidarités de proximité, se partager la parole de Dieu.
  • Action 35 : Accueil lors des célébrations
    o L’observation montre qu’autour d’un noyau dur de personnes qui se connaissent bien, du fait de l’ancienneté de leur présence dans le quartier, existent en nombre d’autres personnes, nouvellement arrivées ou plus réticentes à s’intégrer à une vie communautaire au-delà de la participation aux offices. L’action demande le renforcement de l’accueil lors de chacune de nos célébrations, de manière à rompre cet anonymat et à créer des liens réels avec chacun.
  • Action 36 : Aller vers les personnes fragiles
    o Les personnes «fragiles» ont toute leur place dans nos communautés. Or des liens peuvent se distendre ou ne pas pouvoir se créer du fait du handicap, de la maladie, de l’isolement, de la perte d’autonomie due au vieillissement. L’action demande la création, localement, de «veilleurs» ayant la charge d’identifier les personnes en situation de fragilité en vue d’une meilleure intégration.

 

CHAPITRE 5 : L’URGENCE DE L’INITIATION CHRETIENNE DES JEUNES GENERATIONS

Orientation 14 : Intégrer enfants et jeunes à la vie de foi de nos communautés
  • Action 37 : Consulter et décider avec des enfants et des jeunes.
    o Quelle que soit leur mode de présence à nos assemblées dominicales, les enfants et les jeunes sont partie intégrante de notre Eglise et de nos communautés. Ils peuvent avoir parfois le sentiment d’être tenus à l’écart des décisions. L’action votée est la création dans les paroisses ou les secteurs, en lien avec les acteurs pastoraux, de «conseils» d’enfants et de jeunes où ils puissent s’exprimer, faire des propositions et être associés aux décisions concernant la vie des communautés.
  • Article 38 : Formation des animateurs
    o L’attente des familles est forte pour la prise en charge des enfants et des jeunes, par des structures d’Eglise. Or là encore la bonne volonté ne suffit pas. On ne s’improvise pas animateur. Si les mouvements (Scoutisme, JOC, Mej ...) ont depuis longtemps mis en place leur propre circuits de formation, nombre de jeunes et d’adultes, engagés dans l’animation (éveil à la foi, catéchèse, aumônerie, groupes de jeunes... ) se trouvent dépourvus. L’action, ambitieuse, est de créer une école de formation, permettant aux animateurs de mieux connaître les jeunes : leur psychologie, leur culture, leur langage, leurs attentes et de mieux adapter la réponse à leurs besoins relationnels et spirituels.
  • Article 39 : Les jeunes, acteurs d’une liturgie pour tous
    o Nos liturgies dominicales sont naturellement marquées par des appartenances et traditions culturelles, des modes d’expression, l’accès à des codes symboliques riches. Enfants et jeunes vivent leur cheminement spirituel sur d’autres bases culturelles qui doivent pouvoir aussi trouver leur expression dans nos assemblées. L’action demande qu’une fois par mois dans les paroisses (deux fois par an en diocèse) la préparation et l’animation des messes dominicales leurs soient confiées.

 

Témoignage N°1

" Nous nous sommes retrouvés, pour poursuivre nos travaux autour des treize orientations retenues au cours de la première session en novembre 2015.
Personnellement, je peux témoigner encore une fois d’une expérience d’Eglise très riche, très profonde, très dense. Nos différences étaient toujours présentes, mais nous étions tous forts de la première expérience avec un même esprit convivial et je dirais même une véritable communion fraternelle grâce aux temps de prière que nous avons partagés : chants, laudes, Eucharistie, et grâce à une exceptionnelle équipe d’accueil.

Tous les ingrédients d’un travail sérieux étaient rassemblés et c’est bien là le témoignage de l’Œuvre de l’Esprit Saint.
Je voudrais évoquer un exemple pour vous dire comment, dans notre sous-commission, l’Esprit Saint est venu à notre secours :
Malgré notre travail préalable de préparation personnelle, lors de la mise en commun, aucune rédaction concrète de proposition concernant notre article ne pouvait aboutir au bout d’une heure ! Alors, plusieurs d’entre nous, avons pensé à ceux qui priaient pour nous à la Cathédrale et à ce moment là le cœur de notre proposition nous est apparu comme une évidence : par leur prière et les vôtres, tous nos frères sont venus à notre aide ! "

Chantal

Témoignage N°2

« Que nous est-il arrivé ? »
" C'est par cette question que notre vicaire général a terminé son homélie lors de la 2ème session de l'Assemblée Synodale. Il nous invitait à relire ce que nous avions vécu lors du Synode.
Comme beaucoup de délégués, je venais avec mes propres idées sur ce que l’Église devait être ou ne pas être, sur ce qu'elle devait faire ou ne pas faire. Au cours de ce synode, j’ai vécu une belle expérience. Nous avons réussi à sortir de nous-même pour accueillir le point de vue de l'autre. Ce changement s'est particulièrement fait sentir lors de la session de mai. Chaque délégué devait personnellement choisir trois actions prioritaires pour chacune des 13 orientations définies. Il arrivait avec un tiercé prédéfini
La commission dans laquelle il travaillait présentait également trois actions qui lui semblaient prioritaires. Il fallait donc ajuster ces priorités.
Au fil de la journée, les débats ont permis l’ajustement de ces choix.
Je peux témoigner que mes votes ont évolué après chaque débat. J'ai reçu des témoignages identiques d'autres délégués. Ces évolutions dans le discernement des 300 délégués ne peut être, pour moi, que le fruit de l'action de l'Esprit-Saint, en nous. Cet Esprit qui nous a décentrés de nos opinions pour nous mettre à l'écoute des autres et discerner ce qu'il y a de mieux pour notre diocèse. Oui, je peux témoigner que l'Esprit d'Unité est à l’oeuvre, aujourd'hui. Et vous ? Que vous est-il arrivé pendant ce synode ? "

Antoine

Témoignage N°3

Je peux témoigner avec joie combien cette assemblée du mois de mai réunie au nom de jésus, dans un climat de prière et d’écoute de l’Esprit saint a su partager avec simplicité et bienveillance ce que chacun d’entre nous portait dans son cœur pour notre Eglise en Val-de-Marne. Personnellement nous avons été édifiés par l’audace missionnaire de certains délégués, par le souci authentique « de prendre soin les uns des autres », de certains groupes et le réel désir de tous de travailler généreusement et concrètement.
L’ensemble des propositions d’actions retenues est maintenant ente les mains de notre évêque qui s’en inspirera pour promulguer le 16 octobre prochain les actions à mener pour les dix prochaines années