Vie consacrée

La vie consacrée sur le diocèse de Créteil est une réalité aux mille facettes : sœurs contemplatives, consacrés dans le monde, petites ou plus grosses communautés… La carte que nous présentons ci-après rend bien compte de cette diversité et surtout de cette richesse. Certes les communautés « vieillissent », mais l’Esprit continue de souffler, d’appeler et de mettre en route. Et puis, dans un diocèse comme le nôtre, il apparaît une certitude : à chaque fois qu’une communauté est implantée dans un secteur - et quel que soit son charisme - il se passe quelque chose.

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Panorama de la vie consacrée dans notre diocèse

Le 2 février les diocésains sont invités à célébrer et rendre grâce pour la « vie consacrée » sur le diocèse de Créteil, une réalité aux mille facettes : sœurs contemplatives, consacrés dans le monde, petites ou plus grosses communautés. C@P94 a rencontré Sœur Françoise Prochasson, déléguée diocésaine à la vie religieuse.

C@P94 : Quelle est la réalité de la vie consacrée dans notre diocèse ?
Sœur Françoise : C'est une réalité qui a plusieurs « visages ».
On dénombre, 60 congrégations et 80 communautés, 8 Instituts séculiers, 9 femmes font partie de l'ordre des vierges, 600 religieuses et religieux portent l'annonce de la Bonne Nouvelle dans le Val-de-Marne

C@P94 : Une palette de charismes !
Sœur Prochasson : Oui, et un charisme c'est une page d'Evangile à vivre !
La page d'Evangile confiée à chaque Institut n'est pas une lumière à mettre sous le boisseau, mais bien une Bonne Nouvelle à partager avec d'autres pour « faire voir » Jésus-Christ.

C@P94 : Comment définiriez-vous la vie consacrée ?
Sœur Françoise : L'appel particulier de la vie consacrée est d'être au milieu du monde et de l'Eglise, la mémoire évangélique : rendre présent l'Evangile là où elle est appelée. Elle est présente dans 18 secteurs. Et on dénombre trois monastères : L'Annonciade à Thiais, les Carmels de Créteil et de Nogent.
La plupart des sœurs et des frères sont insérés dans un service de pastorale et sont tout simplement signe de la fraternité possible à vivre dans un milieu parfois difficile.
Des jeunes sont en formation dans cinq noviciats : Providence de la Pommeraye, Oblates de l'Assomption, Filles de la Charité, Spiritains, monastère de l'Annonciade.
Des « aînés dans la foi » « dans le ministère », « dans la mission » jouissent de maisons adaptées à leurs besoins de repos et de silence.
Beaucoup d'entre eux reviennent de missions lointaines...
Une vingtaine de petites communautés (3 ou 4 personnes) sont présentes en cités ou en quartiers populaires : présence croyante, présence humble, point d'appui, qui donnent goût aux relations de voisinage !

Des sœurs ont par ailleurs des responsabilités diocésaines : en mouvement (ACE),dans les services, service des vocations, conseil de la vie religieuse
Des sœurs exercent la tutelle dans leurs établissements scolaires.
Vous voyez, c'est tout cela la vie consacrée.

CAP94 : c'est donc une réalité très diverse.
Sœur Françoise :
« Etre disciple » ! voilà un appel qui a retenti un jour au fond de nos cœurs et nous y avons répondu avec joie et confiance.
Nourris de la Parole de Dieu et de l'Eucharistie nous laissons le Seigneur continuer sa mission auprès des femmes et des hommes que nous croisons.

Quand les communautés religieuses irradient sur un secteur

Croire, témoigner, servir.
Trois verbes qui caractérisent la présence de la communauté des religieuses Marianistes à Sucy-en-Brie.
Croire c’est possible, au milieu de la ville, les religieuses disent cette foi qui les anime et les rassemble, elles vivent cette gratuité de l’amour de Dieu en Jésus Christ. Et c’est là l’essentiel de leur témoignage : elles suscitent sur la paroisse, le secteur des groupes de partage de vie et d’Evangile selon la spiritualité des fondateurs Marianistes : Mère Adèle et Guillaume Joseph Cheminade.

Elles accueillent, pendant un week-end, des jeunes qui se préparent à recevoir le sacrement de confirmation, leur permettant de découvrir pour un temps, la vie et la prière en communauté.

Elles sont au service de la Parole et de leurs frères, plus particulièrement auprès des plus jeunes, par leur influence et leur participation à la vie de l’école, collège et lycée Petit-Val. Mais aussi dans leur implication dans la catéchèse et la vie de la paroisse. Les religieuses Marianistes à Sucy sont discrètes, mais bien présentes à ce qui se vit. Elles sont, pour la paroisse et le secteur, comme une boussole spirituelle nous rappelant à l’essentiel de la foi au Christ. Par leur prière, elles soutiennent et encouragent l’action pastorale des prêtres du secteur.

Père Dominique HENRY
Responsable du Secteur 9

Religieuses en cité

Auxiliatrices de la Charité, est insérée à Vitry depuis 1967 et au Square de l'Horloge depuis 1983. Partons à la découverte de la tour où nous habitons : 15 étages – 126 logements. Environ 650 habitants. (la cité ! 364 logement. Dans cette tour une trentaine de nationalités se croisent. C'est une famille humaine qui nous est offerte et nous essayons de regarder chacun comme un frère à comprendre, à accueillir, à aimer. Nous voulons partager les joies et les tristesses de chacun et recevoir l'autre avec cœur, l'écouter et valoriser ses paroles… Nous vivons ensemble, des moments de convivialité : la fête des voisins, mais aussi la galette des rois à la communauté. Tous sont heureux de se rencontrer, de se connaître un peu mieux. "Vous nous permettez de nous retrouver chez vous, on parle à des gens à qui on n'aurait peut-être jamais parlé." Une voisine d'un autre quartier est venue partager la galette… elles ont su l'accueillir : "C'est ton amie, c'est normal qu'on l'accueille".

Et puis, vient le partage de la vie : l'école, les jeunes, le chômage, le peu d'heures de travail, la santé, le manque d'argent. Elles se conseillent entre elles, elles s'entraident. K. ne pouvait pas envoyer son fils en classe de neige, chacune a prêté une partie de l'équipement.

Leurs réactions nous permettent une relecture de l'Evangile "qui vous accueille, m'accueille" – " que celui qui a deux vêtements partage avec celui qui n'en a pas.". Ces rencontres sont une annonce de Dieu qui travaille le cœur de chacun et Il est vivant dans cette cité, puisque des frères osent, se rencontrer dans leurs différences culturelles et cultuelles. Ces moments de convivialité ouvrent des portes. Nous osons appeler pour la mission : en ACE – ACO - Catéchuménat – Journée des cités – temps de prière partagée – préparation de la fête des voisins. C'est tous ensemble que nous voulons annoncer un autre monde possible. Plus les années passent et plus nous mesurons la chance que nous avons d'habiter cette cité aux langues multiples, aux mille visages "où se côtoient joies et souffrances, à la fois chemins de Croix et Résurrections. Si tout cela est possible c'est parce qu'Il nous précède.

Sœur Catherine,
Auxiliatrice de la Charité

Témoignages…

Comment je vis ma vie consacrée ?
Cet été pendant ma retraite des exercices de St Ignace, je suis frappée par la phrase de Jésus , « celui qui veut être mon disciple, qu’il prenne sa croix et renonce à lui-même » et soudain j’entends une autre traduction : qu’il soit tout donné, car quand on est à fond donné dans un travail ou dans une relation, on n’a pas de retour sur soi superflu.

En fait c’est comme çà que j’essaye de vivre ma consécration dans le monde, car je fais partie d’un institut séculier. Dans cette vocation d’être à tous, je cherche à aimer et être aimée au contact du Seigneur dans la prière, la relecture, le regard de ce qui vient de la vie de Dieu chez ceux que je côtoie, mes élèves, mes collègues, mes amis, mes proches, mon tissu social. Ça me nourrit, ça m’aide à dépasser les difficultés comme la solitude au quotidien, puisque nous sommes célibataires et nous retrouvons en groupe de vie communautaire tous les mois.

Ou aussi le choix d’avoir une fécondité autre que par des enfants.
En fait je me rends compte à certains moments, comme l’anniversaire de mes cinquante ans l’an passé, que ma vie consacrée a un rayonnement sans que j’en sois toujours consciente. C’est le mystère de Dieu et c’est joyeux de joie profonde, de voir que cahin-caha, on suit le Christ .

Après, je suis contente d’avoir une règle de vie et des frères et sœurs croyants ou non pour me remettre sur les rails si je suis trop tiède ou trop passionnée, notamment quand le travail absorbant et bon en soi vient faire oublier ma vie intérieure à cultiver comme mon jardin, pour que je m’émerveille et loue la vie qui croît dans chaque journée ou chaque rencontre.

En conclusion, je dirai que c’est une belle vocation que celle de consacrée dans un institut séculier, même si on est un extra-terrestre pour beaucoup de gens !

Agnès Friberg
Institut Séculier du Cœur de Jésus Famille Cor Unum

Gadjés chez les Gens du voyage
J’ai été heureux que mon Provincial ait répondu positivement à la demande du Père SANTIER pour un ministère auprès des gens du voyage.

En effet ce frère a pensé à moi, qui venait de vivre quatre ans à Montpellier durant lesquelles j’ai animé une bibliothèque de rue au sein d’une équipe ATD quart monde dans une cité de gitans. C’est un monde, qui m’a depuis longtemps fasciné, je ne saurai dire pourquoi, car entre les voyageurs et nous, les « gadjés », ce sont deux mondes très différents, bien que de la même nationalité, et il n’est pas toujours simple de franchir la frontière, mais pas impossible.

Une des recettes qui m’a permis d’aller à leur rencontre, a été de proposer l’apprentissage de la lecture, sachant que parmi le monde du voyage, un certain nombre avait du mal à lire.

Cette proposition a été bien accueillie et c’est ainsi que j’ai pu gagner la confiance d’un grand nombre de familles, confiance sans laquelle l’apostolat serait impossible. Cette étape franchie, j’en ai profité pour expliquer ce pourquoi j’ai été nommé, et j’ai eu l’heureuse surprise de voir deux femmes du voyage de Villecresnes se présenter à moi, parce que, avec d’autres, elles voulaient monter un groupe de prière dans l’église de ce bourg. Grâce à l’accord du père Placide, ce fut possible et ainsi une fois par mois, entre octobre et mai, se tient une assemblée de prière à laquelle se sont joints quelques paroissiens. Ce cycle se termine par une procession dans la ville en l’honneur de Marie, suivie d’une messe présidée par le Père Evêque.

Par la suite des messes dominicales ont été préparées ensemble entre paroissiens et voyageurs. Comme quoi des murs apparemment infranchissables peuvent être franchis. Ici j’ai en tête un passage d’une lettre de St Paul où il explique que, par la Croix, Jésus a brisé le mur séparant les Juifs et les païens.

Parallèlement, j’ai été amené à préparer des baptêmes (quelquefois suivi d’aide aux devoirs !), des confirmations et des premières communions. J’ajoute que souvent ces familles sont bafouées dans leurs droits, notamment lorsqu’il s’agit pour elles de trouver un terrain où elles puissent vivre en paix. Aussi je n’hésite pas quand cela est possible, à prendre leur défense en demandant l’aide d’associations comme la Ligue des droits de l’Homme ou de l’Assemblée Nationale pour gens du voyage catholiques (A.N.G.V.C.).

Ce qui me parait essentiel aussi, c’est la constitution de petites communautés qui se construisent autour du partage de la Bible et de son approfondissement. Un groupe est entrain de se constituer à Villeneuve –st-Georges, un deuxième à Santeny.

En conclusion je dirai que je suis étranger à ce monde et le resterai mais pourvoir franchir la frontière et organiser avec ces personnes des petites communautés ecclésiales, m’amène à approfondir ma foi et à me rendre plus libre à la suite du Christ, lui qui a brisé toutes frontières humaines.

Frère Sébastien Picard,
capucin

Béatrice, consacrée dans l’ordre des vierges
Il y a 30 ans, je me suis consacrée au Christ, au cœur du monde dans une vie simple, ordinaire ancrée dans la Parole de Dieu et l’Eucharistie. J’ai choisi de donner ma préférence au Christ en répondant oui à son appel de le suivre totalement. Ce “ oui “ c’est chaque matin que je lui redis après un long temps de prière : temps de méditation de la Parole, temps de “laisser la Parole aller jusqu’au fond de moi, jusqu’à ce gond où tout pivote moi-même“ comme dit Madeleine Delbrêl.

Ses écrits m’ont aidée à vivre plus radicalement l’Evangile dans une grande charité, dans une grande humilité et m’ont donné goût de me mettre à l’école du Christ. La charité se reçoit dans l’eucharistie quotidienne : “ce n’est plus moi qui vit mais c’est le Christ“, alors un élan de charité peut nous être donné, une joie de servir les autres, une audace pour oser la rencontre, l’ouverture au monde.

Ma mission à la Maison des serviteurs de la Parole très diverse, très concrète, très ordinaire, m’aide à apprendre jour après jour, ce qu’est la disponibilité, la présence compréhensive, discrète et efficace.

Etre là tout simplement, être à l’écoute, réconforter, encourager, reprendre, donner goût à la Parole de Dieu, aider à préparer le repas … Alors je prie et j’essaye de mettre en pratique les paroles de Madeleine :

«Apprenez-nous à revêtir chaque jour
notre condition humaine comme une robe de bal qui nous fera aimer de vous
tous ces détails comme d’indispensables bijoux.
Faites-nous vivre notre vie non comme un jeu d’échecs où tout est calculé
non comme un match où tout est difficile …
mais comme une fête
comme un bal comme une danse entre les bras de votre grâce
dans la musique universelle de l’amour.
Seigneur venez nous inviter. »

Béatrice DURRANDE

Un aîné témoigne de sa vie religieuse et missionnaire
Aujourd’hui encore et toujours le Seigneur ressuscité appelle à son service et même au don total de la propre vie. Quand un jeune homme ou une jeune fille déclare sa volonté d’entrer dans la vie religieuse, souvent les personnes de son entourage ne comprennent pas, parfois ils disent que c’est dommage de renoncer à gagner de l’argent et à profiter de la vie. C’est probablement parce que notre société étouffe la voix de Dieu et se plaît à écouter d’autres voix : celle de l’argent, celles du confort, du luxe et de la facilité. En voulant à tout prix s’épargner toute difficulté, on arrive à des situations de souffrance plus grande et on se prive de vraies joies. Il faut se laisser attirer par l’Esprit d’amour de Dieu.

L’Esprit de Dieu s’est manifesté à moi dans ma famille d’abord. C’est très important la famille. J’ai cru lire l’appel de Dieu dans la vie du Père Charles de Foucault, d’autres missionnaires aussi. Finalement, j’ai choisi de vivre en religieux missionnaire dans la Congrégation du Saint-Esprit. La mission m’a conduit en deux terres lointaines : la Martinique, en France d’Outre-mer, et au Paraguay, au cœur de l’Amérique Latine.

A la Martinique, pendant vingt-cinq ans, j’ai exercé un ministère d’enseignant. L’enseignement est un vrai ministère apostolique, qui peut être décevant parfois, mais qui peut aussi contribuer à produire des fruits évangéliques. J’ai même la joie de compter parmi mes anciens élèves l’actuel archevêque de Fort-de-France ; un autre ancien élève fut un haut responsable des établissements catholiques d’enseignement supérieur ; plusieurs sont aujourd’hui des chrétiens engagés.

Pourtant, c’est au Paraguay, pendant plus de vingt-cinq ans, que je me suis senti pleinement réalisé dans ma vocation missionnaire. Les pauvres paysans que j’évangélisais, victimes de grandes injustices, m’ont eux-mêmes évangélisé.

L’âge avançant, le missionnaire doit parfois accepter d’entrer en retraite. La retraite, à Chevilly-Larue, prolonge, d’une façon assez différente, une vie religieuse et missionnaire. La vie en communauté fait partie de la vocation religieuse. Par ailleurs, elle constitue un témoignage évangélique et missionnaire, surtout à l’époque actuelle, où nous constatons que vivre ensemble en paix et en harmonie est extrêmement difficile aux populations d’origines et de cultures différentes. A Chevilly-Larue, nous vivons heureux en une grande communauté de soixante-six Pères et Frères assez différents les uns des autres par nos origines familiales, notre éducation première, nos caractères, nos personnalité. Certains sont très handicapés physiquement, heureusement très bien soignés par des religieuses indiennes dévouées, d’autres, encore actifs, rendent de précieux services à l’intérieur de la communauté ou exercent encore un ministère apostolique à l’extérieur. Tous restent attachés de cœur aux pays où ils ont travaillé pour l’évangile et beaucoup restent en relation, d’une façon ou d’une autre, avec des personnes connues au loin. La charité fraternelle s’exerce à tout instant, spécialement à l’égard des confrères malades ou infirmes, et l’on est heureux de partager des expériences de vie acquises en divers pays d’Afrique ou d’Amérique.

Les religieux à la retraite consacrent une partie importante de leur temps à la prière ; prière de louange et d’action de grâces, prière des uns pour les autres, pour les parents et les amis et pour le monde entier, afin que la culture de paix et d’amour fasse place à la culture de mort. Comment ne prierait-t-on pas en ce temps de violence pour nos frères et sœurs de Syrie, par exemple ? Pour nous chrétiens, le premier, le chef est le serviteur de tous (Mt. 20, 26-28). Là-bas, hélas, des frères et des sœurs tombent chaque jour en martyrs.

Père Michel Vacherand

Témoignage d’une sœur de l’Annonciade
Au jour de ma profession monastique, j’ai promis d’observer la « Règle destinée aux religieuses qui veulent vivre dans la familiarité du Très-Haut, selon les vertus et les bons plaisir de la Bienheureuse Vierge Marie ». Cette Règle de vie est le pain qui soutient mes efforts, la feuille de route qui m’apprend comment fixer le regard de mon esprit et de mon cœur sur la Vierge de l’Évangile.

Marie de l’Évangile est l’étoile de ma route ; c’est Elle qui conduit le pèlerin de la foi que je suis toujours plus loin sur le chemin de l’amitié divine, de la familiarité avec le Christ. La Vierge en effet me dirige vers le meilleur, me montre où est le bien, me dévoile ce qui est vrai. La suivre, c’est s’approcher pas à pas de l’Ami, de l’Époux, du Frère, en un mot, du Christ, et faire tout ce qu’il dira.

Cette familiarité avec le Christ, firmament de ma vie, ne m’éloigne pas de mes frères et sœurs en humanité, bien au contraire, cela me rapprocherait plutôt d’eux ! Chemin large et étroit tout à la fois. Car que d’obstacles à franchir en soi-même pour goûter tant soit peu cette amitié et la partager. L’Esprit saint parfois à fort à faire pour me tirer hors de moi-même. Exode douloureux mais combien salutaire. Il fait craquer les résistances, attise le désir d’être bon avec les autres, le désir de toujours mieux connaître et comprendre Celui qui me fait devenir ce que je suis, Celui qui est au centre de ma vie la plus quotidienne. Tout cela conduit à la paix, à rester debout dans l’espérance.

Sœur Marie-Emmanuel,
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Le Monastère invisible dans le diocèse de Créteil

Avant même que Benoit XVI ne décide l’Année du prêtre, il y a deux ans, germait dans le diocèse l’idée de développer la prière pour les vocations qui a lieu chaque mois à la cathédrale. Le but étant de l’élargir à tous les chrétiens, toutes les paroisses, tous les mouvements, les communautés religieuses, afin que le plus grand nombre porte le souci d’appeler aux vocations de prêtres, de diacres, de consacré(e)s, de missionnaires et de les porter dans la prière. C’est chose faite avec la création du Monastère invisible de prière pour les vocations.

La vie de l’Eglise diocésaine est une symphonie des vocations où chaque baptisé est invité à répondre à l’appel du Seigneur : « Priez le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa moisson... » (Mt 9,38).
C’est pourquoi, notre diocèse a lancé un vaste réseau de prières, soutien et élargissement de la prière de chacun : le Monastère invisible. A travers cette proposition,
le Service diocésain des vocations souhaite :

  • Garder en éveil dans notre diocèse, le désir de soutenir par la prière celles et ceux qui perçoivent un appel de Dieu.
  • Susciter la responsabilité de tous, dans leur accompagnement vers une réponse libre.


A l’image de la prière des moines et des moniales, le « monastère invisible» offre à Dieu
une louange et une supplication incessantes, pour le monde et pour l’Eglise...

Devenez un priant
au cœur du monastère invisible
Le « monastère invisible » est une communauté de prière
pour les vocations dont l’Église a besoin,
où s’unissent invisiblement tous ceux qui veulent répondre à l’appel de Jésus : « Priez le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa moisson... »

En entrant dans
le monastère invisible, tous les mois :

  • Vous êtes unis à tous ceux qui, dans notre diocèse prient pour les vocations...
  • Vous êtes soutenus par un feuillet qui aide à la prière...
  • Vous êtes invités, pour ceux qui le peuvent, à rejoindre la communauté de prière qui se rassemble à la cathédrale un dimanche Seul ou en famille,
en groupe de prière ou en communauté, Vous choisissez
un rendez-vous régulier, chaque jour,
chaque semaine, chaque mois, pour porter dans votre prière les vocations dont l’Eglise et le diocèse ont besoin...


Pour tout renseignement : Monastère invisible » – 38 rue J.-F. Marmontel 94320 Thiais - 01 48 84 75 58