Lutter contre la pédophilie

Depuis début 2017, le diocèse de Créteil a  pris les mesures suivantes :

  • Création d’une boite mail « parole de victimes » sur laquelle toute personne ayant subi des abus sexuels de la part de personnes exerçant des responsabilités d’Église dans le cadre du diocèse de Créteil peut en alerter directement notre évêque et dénoncer son abuseur : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.,
  • Création d’une « cellule d’écoute » composée de magistrats, depsychologues et de prêtres qui est chargée d’examiner de manière confidentielle toutes les alertes déposées sur la boite mail « parole de victimes » et de leur apporter sans délai les suites prévues par le droit français et le droit de l’Église.
  • Contact : Philippe Guyard : 01.45.17.24.04

Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (CIASE) : appel à témoignages

La révélation des abus sexuels dans l’Église catholique de France a, à juste titre, profondément choqué l’opinion publique. Pour que toute la lumière soit faite sur ce fléau, l’Église, par la voix de la Conférence des évêques de France (CEF) et de la Conférence des religieux et religieuses de France (CORREF), a demandé à Jean-Marc Sauvé, ancien vice-président du Conseil d’État, de constituer et de présider sur ce sujet une commission indépendante qui a été mise en place en février 2019.

Cette commission lance aujourd’hui un appel à témoignages pour que toutes les personnes concernées lui permettent d’accomplir un travail de vérité.

Lire la suite sur le site internet de la Conférence des Évêques de France

Abus sexuels sur des religieuses : La CEF s'associe à la CORREF dans sa profonde indignation

102825776Paris, le 5 mars 2019

MESSAGE DU CONSEIL PERMANENT

Abus sexuels sur des religieuses : La CEF s'associe à la CORREF
dans sa profonde indignation

La chaîne Arte diffusera ce soir 5 mars un reportage terrible et dramatique sur les abus sexuels dont des religieuses ont été victimes de la part de religieux ou de prêtres diocésains. La Conférence des évêques de France s’associe pleinement à la Conférence des Religieux et Religieuses de France (CORREF) dans sa profonde indignation, sa tristesse et sa colère. C’est d’abord vers les religieuses et religieux, victimes de ces abus, que la CEF tourne ses pensées et ses prières. Tous les évêques de France veulent leur apporter leur soutien.

La lutte contre les abus sexuels et toute autre sorte d’abus dans l’Eglise est aujourd’hui une priorité que chacun doit porter en pleine responsabilité. C’est le message que les Présidents de conférences épiscopales du monde entier ont partagé récemment à Rome lors de la rencontre pour la protection des mineurs que le Pape François avait souhaitée. C’est avec cette conviction que la CEF et la CORREF poursuivent leurs efforts pour accueillir et écouter les personnes victimes mais aussi, avec elles, pour continuer ce combat contre tout abus dans l’Eglise : abus de pouvoir, abus de conscience, abus sexuels.

CONSULTEZ LE COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE LA CONFÉRENCE DES RELIGIEUX ET RELIGIEUSES DE FRANCE (CORREF)

GRANDIR DANS LA VÉRITÉ, GRANDIR DANS L’ESPÉRANCE

102825776Paris, le 12 mars 2019

MESSAGE DU CONSEIL PERMANENT

GRANDIR DANS LA VÉRITÉ, GRANDIR DANS L’ESPÉRANCE

Chers frères et sœurs baptisés, fidèles de l’Église catholique présente en France,

Réunis comme tous les mois, évêques membres du Conseil permanent, nous souhaitons vous adresser un message au début de ce temps de carême qui est un temps de conversion. Le jour du mercredi des Cendres, en nous marquant le célébrant nous a dit : « Convertis-toi et crois à l’Évangile. »

Nous sommes, ensemble, très affectés et troublés par les révélations faites au sujet des actes parfois criminels commis par ministres ordonnés ou des consacrés sur des mineurs ou même des adultes dans l’Église universelle et chez nous aussi. Ces comportements immoraux nous scandalisent et atteignent notre confiance dans l’Église, dans ceux et celles qui pourtant ont consacré leur vie à Dieu. Des personnes victimes, souvent membres de nos communautés, ont révélé ce qu’elles ont subi et leur profonde blessure qu’elle soit psychologique, spirituelle ou corporelle. Nous les remercions d’avoir osé parler. Grâce à leur témoignage, une profonde prise de conscience s’est réalisée. Une grande opération-vérité s’est ouverte. Dans notre foi, la parole du Christ « La vérité vous rendra libres » (Jn 8,32) est à l’œuvre. C’est douloureux car le mal est profond. Avec le Pape François, nous disons qu’il s’agit d’abus de pouvoir, de conscience et d’abus sexuels.

Nous savions que l’Église est sainte de la sainteté de Dieu, mais qu’en elle se trouvent aussi des hommes et des femmes pécheurs, appelés pourtant par Dieu à être cette communauté qui, dans le temps de l’histoire, porte l’espérance des hommes et rend témoignage à sa bonté. Il est à l’origine de toute vie et par son Fils Jésus Il nous sauve du mensonge de nos vies et nous libère du poids du péché, de celui de la violence faite aux autres. Nous avons confiance en Lui et en son Église.

La fête de l’appel des catéchumènes, ce premier dimanche de carême, nous a fait vivre la fécondité de l’Église. Elle a accompagné l’œuvre de l’Esprit dans le cœur d’hommes et de femmes qui ont reconnu sa présence et se sont tournés vers elle pour être accompagnés dans leur expérience nouvelle. Les communautés chrétiennes les ont accueillis et guidés. De nombreux prêtres, des diacres, des consacrés, des fidèles laïcs leur ont donné le meilleur d’eux-mêmes, c’est-à-dire la Parole de Dieu, le témoignage sur Jésus, la vie en communauté, le souci des petits et des pauvres et encore la manière de trouver Dieu dans la prière du cœur et dans l’assemblée chrétienne !

Le message de Pâques déjà nous éclaire : « Ne craignez pas, c’est moi. La Paix soit avec vous ! ». Nous ne sommes pas abandonnés, nous sommes purifiés. Nous sommes remis devant notre vocation de baptisés !

Poursuivons notre mission de porteurs d’espérance. Nous allons continuer notre effort de conversion dans les domaines où certains ont péché. Nous allons poursuivre notre écoute des personnes victimes et travailler avec elles. Nous aurons besoin de chacun pour être des acteurs de vérité, pour apporter ses compétences pour rendre notre Église plus sainte dans la vie de tous ses membres et dans sa manière de vivre.

Oui, chers Frères et Sœurs, le Seigneur nous aime. Il nous renouvelle dans notre mission de baptisés. Entendons son appel : « Vous donc vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. » (Mt 5, 48).

Bon Carême, bonne montée vers Pâques à la suite du Christ-Sauveur.

Le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France

Mgr Georges PONTIER, Archevêque de Marseille, président de la CEF
Mgr Pierre-Marie CARRÉ, Archevêque de Montpellier, vice-président de la CEF
Mgr Pascal DELANNOY, Évêque de Saint-Denis, vice-président de la CEF
Mgr Michel AUPETIT, Archevêque de Paris
Mgr Jean-Pierre BATUT, Évêque de Blois
Mgr François FONLUPT, Évêque de Rodez
Mgr Stanislas LALANNE, Évêque de Pontoise
Mgr Philippe MOUSSET, Évêque de Périgueux
Mgr Benoît RIVIÈRE, Évêque d’Autun
Mgr Pascal WINTZER, Archevêque de Poitiers

Une ambition : la protection des plus fragiles

102825776Paris, le 18 mai 2019

GROUPE BIOÉTHIQUE

Une ambition : la protection des plus fragiles

Monsieur Vincent Lambert, dans son immense fragilité, nous convoque tous au respect de l’éthique et de l’État de droit. Prenons le temps de la réflexion.

1. Commençons par l’État de droit. M. Vincent Lambert a le droit à une protection adéquate, comme toute personne handicapée. Chaque personne handicapée, aussi fragile soit-elle, a des droits égaux à toute autre personne. La France le sait puisqu’elle a ratifié la Convention internationale relative aux droits des personnes handicapées. Le Comité international des droits des personnes handicapées (CIDPH) de l’ONU a été saisi au sujet de M. Vincent Lambert, et a répondu que cette saisine était recevable. Le Comité a demandé que les soins prodigués à M. Vincent Lambert soient maintenus tant qu’il ne s’était pas prononcé sur le fond. Le Gouvernement a donné son avis au Comité en affirmant que ce maintien des soins n’était pas envisageable car il « priverait d’effectivité le droit du patient à ne pas subir d’obstination déraisonnable ». Après ce refus, le CIDPH vient de réitérer sa demande que l’alimentation et l’hydratation de Vincent Lambert « ne soient pas suspendues pendant le traitement de son dossier ».

Pourquoi ne pas attendre la réponse sur le fond de la part du Comité de l’ONU ? M. Vincent Lambert est un citoyen qui a le droit au respect des règles démocratiques dont le minimum est la cohérence avec les conventions signées. Pourquoi l’État français, qui met son honneur dans la promotion des droits de l’Homme, se dispenserait-il du respect de cette Convention pour M. Vincent Lambert ? Pourquoi cette précipitation pour le conduire vers la mort ? On peut répéter que la décision prise ne concerne bien sûr que M. Vincent Lambert car sa situation est unique et complexe. Mais qui garantira que toutes les personnes partageant un handicap analogue au sien seront effectivement protégées par l’État qui, tout en s’y engageant officiellement, bafouerait aujourd’hui son engagement ? La crédibilité de l’État passe par le respect de sa parole donnée. Il paraît donc sage et nécessaire d’attendre la réponse sur le fond du Comité de l’ONU.

2. Venons-en à l’éthique. La protection des personnes les plus fragiles demeurera toujours le signe et la mesure de l’humanité d’une société. Cette protection demande un accompagnement le plus ajusté possible et des soins les plus appropriés à chaque situation de fragilité. Cette protection nécessite une solidarité active de toute une société et une ambition internationale. Par la loi, notre société a confié aux médecins la mission de prendre soin de la santé physique et psychique de chaque personne fragile. Notre loi française leur donne un cadre pour que ce soin soit donné le mieux possible en évitant toute obstination déraisonnable. Pour les médecins s’occupant de M. Vincent Lambert, l’État français a jugé qu’ils n’avaient pas enfreint la loi. Pour autant, l’État ne s’est pas prononcé sur la décision éthique elle-même : arrêter l’hydratation et l’alimentation par voie entérale, et mettre en œuvre une sédation continue et profonde jusqu’au décès. Car heureusement, ni l’État ni les juges n’ont le pouvoir de se prononcer sur de telles décisions !

Reste donc la question éthique proprement dite. On peut supposer que les médecins, entourés du personnel soignant et de la famille, y ont mûrement réfléchi et qu’ils ont pris leur décision selon la loi éthique du respect de la vie et de la sollicitude envers la personne fragilisée comme l’est M. Vincent Lambert, et dont témoigne l’article 16 du Code civil. Cependant, puisque cette décision a un retentissement qui dépasse largement l’espace limité d’un bureau et d’une chambre d’hôpital, il serait juste et bon que nous comprenions tous la décision des médecins et que nous continuions ainsi à les soutenir dans leur délicate et indispensable mission. En effet, des interrogations restent en suspens : Pourquoi M. Vincent Lambert n’a-t-il pas été transféré dans une unité de soins spécialisée et adaptée à son état ? Exprime-t-il une souffrance récurrente et impossible à apaiser ? N’a-t-il pas le droit d’être nourri et hydraté par voie entérale puisque ce sont des soins de base auxquels tout être humain a droit ? À quels cas exceptionnels son hydratation et son alimentation actuelles correspondent-elles à une obstination déraisonnable ? De plus, comment connaissons-nous avec suffisamment de certitude la volonté de M. Vincent Lambert dans un contexte familial où s’exprime un désaccord profond ?

Du point de vue éthique, il serait bon que la conscience des citoyens ne soit pas troublée ni par la décision inexpliquée qui laisse penser que M. Vincent Lambert a été conduit vers la mort, ni par le non-respect de la parole que l’État a donnée en signant la Convention internationale. Le Défenseur des droits a jugé que l’État pouvait déroger à la demande du Comité de l’ONU en « justifiant de circonstances exceptionnelles » et « qu’il ne lui appartient pas de résoudre cet éventuel conflit de normes » entre la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) et le Comité international des droits des personnes handicapées (CIDPH). Pourtant, n’y a-t-il pas urgence à trouver la juste voie éthique ? Cela permettrait de résoudre ce conflit de droit international sur une question essentielle de notre vie ensemble afin d’apaiser nos sociétés déjà trop clivées.

De toute évidence, la décision prise concernant M. Vincent Lambert a un enjeu beaucoup large que la résolution d’un simple dilemme médical. Respecter les droits des personnes les plus fragilisées et les plus faibles, nos frères et sœurs en humanité, en les accompagnant et en les soignant chacune selon sa situation demandera toujours du courage. Les interrogations existentielles et douloureuses que soulèvent de telles situations sont en effet lourdes à porter. Ce courage est vécu au quotidien par nombre de familles envers leurs proches et par le personnel soignant vis-à-vis des patients, aussi bien dans l’accompagnement que dans les prises de décision. Ensemble, soutenons ce courage vécu dans la discrétion, et osons affronter ces lourdes interrogations qui nous provoquent à toujours plus d’humanité. Ensemble, nous sommes capables de plus de sollicitude que nous l’avions imaginé dans nos précipitations et nos envies d’évacuer ces graves interrogations.

Pensant à la souffrance vécue par les uns et les autres autour de M. Vincent Lambert, nous prions pour tous ceux qui sont concernés directement par sa situation et pour Vincent Lambert lui-même.

Le 18 mai 2019

Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes, responsable du Groupe bioéthique de la Conférence des évêques de France
Mgr Pierre-Antoine Bozo, évêque de Limoges
Mgr Olivier de Germay, évêque d’Ajaccio
Mgr Hervé Gosselin, évêque d’Angoulême
Mgr Vincent Jordy, évêque de Saint-Claude
Mgr Matthieu Rougé, évêque de Nanterre
Père Brice de Malherbe, Collège des Bernardins à Paris
Père Bruno Saintôt, Centre Sèvres à Paris

LUTTE CONTRE LA PÉDOPHILIE : UNE COMMISSION INDÉPENDANTE ET DE NOUVELLES MESURES POUR L'ÉGLISE DE FRANCE

102825776Lourdes, le 7 novembre 2018

DÉCLARATION

LUTTE CONTRE LA PÉDOPHILIE : UNE COMMISSION INDÉPENDANTE ET DE NOUVELLES MESURES POUR L'ÉGLISE DE FRANCE

Cette Assemblée plénière des évêques de France a été marquée par l'accueil et l'écoute de personnes victimes d'actes de pédophilie, samedi 3 novembre dernier. Cet événement s'inscrivait dans la suite de plusieurs années de travail et de réflexions sur les mesures à mettre encore en œuvre dans la lutte contre la pédophilie. Cette rencontre entre les personnes victimes et les évêques a permis de confirmer pour nous tous, personnes victimes et évêques, la nécessité de travailler mieux ensemble à cette lutte.

Dans la suite des travaux entamés avant cette Assemblée et dans l'élan donné par la rencontre de samedi avec les personnes victimes, les évêques de France ont décidé la mise en place d'une commission indépendante pour faire la lumière sur les abus sexuels sur mineurs dans l'Eglise catholique depuis 1950, pour comprendre les raisons qui ont favorisé la manière dont ont été traitées ces affaires et pour faire des préconisations. Cette commission devra aussi évaluer les mesures prises par la Conférence des évêques de France depuis les années 2000.

Elle rendra public un rapport d'ici 18 mois à 2 ans.

Dans les jours qui viennent, des précisions seront apportées sur cette commission indépendante et notamment sera annoncé le nom de la personnalité qui aura la charge de la mettre en place, d'en nommer les membres et d'en préciser le périmètre.

Par ailleurs, en plus de cette décision, les évêques de France ont voulu entreprendre des démarches propres dans le cadre de cette lutte contre la pédophilie. Ils veulent tout particulièrement associer les personnes victimes dans la mise en œuvre des décisions suivantes qui sont liées les unes aux autres. Ils souhaitent également travailler avec des personnalités de la société civile sur ces sujets. Ces décisions vont donner lieu à la mise en œuvre des chantiers qui devront aboutir à l'Assemblée plénière du printemps 2019 :

  • Ils souhaitent réaliser un travail de mémoire en recueillant les récits des personnes victimes afin de pouvoir mieux comprendre les raisons qui ont amené à ces actes. Dans une relation directe avec les personnes victimes qui le voudront bien, chaque évêque sera amené à prendre ou reprendre contact pour expliquer et initier ce travail.
  • Au titre de ce travail de mémoire, un rapport précis sur l'état de la lutte contre la pédophilie sera publié régulièrement dans la suite des rapports publiés par la Cellule permanente de lutte contre la pédophilie.

Les évêques souhaitent travailler avec les victimes pour voir comment permettre que notre histoire n'oublie pas ces actes qui ont marqué à vie trop de personnes.

  • Les évêques veulent, par ailleurs, accentuer le travail de prévention. Ils souscriront aux programmes spécifiques qui pourront être proposés dans le cadre de cette prévention. Toujours avec les personnes victimes, ils travailleront à la mise en place d'actions de sensibilisation et de prévention dans tous les lieux d'Église susceptibles de les vivre et particulièrement les lieux de proximité (en paroisse par exemple).
  • Les évêques souhaitent proposer un geste financier aux personnes victimes.
  • Enfin, à l'égard des prêtres ayant été auteurs d'actes de pédophilie ou de prêtres présentant des fragilités, les évêques souhaitent mettre en place des mesures spécifiques d'accueil et d'accompagnement.

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Rapport de la Conférence des évêques de France sur la lutte contre la pédophilie

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30 octobre 2018,

En juillet 2016, au lancement du site luttercontrelapedophilie.catholique.fr, Mgr Pontier, président de la Conférence des évêques de France, écrivait : « les évêques ont pris la mesure des conséquences immenses de la pédophilie dans la vie personnelle, la psychologie et la vie spirituelle de ceux qui en ont été victimes. Nous percevons que le retentissement de ces actes reste une souffrance lancinante tout au long de la vie de chaque personne. Comment permettre de s’en relever, de sortir de la culpabilité, du ressentiment ou du désespoir parfois puissant que ces blessures ont causés ? Conscients que nous pouvons faire mieux et davantage, nous voulons mettre en place les moyens de l’écoute, du soutien, de l’accompagnement pour que les attentes et besoins de chaque victime puissent être entendus. »

En janvier 2017, avec le guide « Lutter contre la pédophilie » paraissait un premier bilan faisant état de ce que l’on pouvait mesurer de ce fléau dans l’Église catholique.

Aujourd’hui, ce document fait le point et présente un nouveau rapport d’étape. Il renseigne aussi sur les moyens qui ont été déployés depuis avril 2016.

Dans sa lettre au Peuple de Dieu (20 août 2018), le Pape François affirme :

« Aujourd’hui nous avons à relever le défi en tant que peuple de Dieu d’assumer la douleur de nos frères blessés dans leur chair et dans leur esprit. »

Il invite à unir nos forces dans cette lutte contre les abus dans l’Église car « si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui ».

Ce rapport présente les moyens de notre lutte et notamment les moyens de sensibilisation mis en œuvre pour que ce combat soit celui de tous.

MESSAGE DES ÉVÊQUES DU CONSEIL PERMANENT ADRESSÉ AU PEUPLE DE DIEU QUI EST EN FRANCE

 

Paris, le 12 septembre 2018

102825776DÉCLARATION DU CONSEIL PERMANENT

MESSAGE DES ÉVÊQUES DU CONSEIL PERMANENT ADRESSÉ AU PEUPLE DE DIEU
QUI EST EN FRANCE

Depuis plusieurs mois maintenant, notre Eglise est durement mise à l’épreuve.

Laïcs, clercs, consacrés, nous sommes profondément affectés par les révélationsd’abus qui se font jour à travers le monde et dans notre pays. Face à la souffrance
imprescriptible des victimes et de leurs proches, nous sommes tristes et honteux. Notre pensée se tourne d’abord vers ceux à qui on a volé leur enfance, dont la vie a été marquée à tout jamais par des actes atroces.

Lettre du Pape François au Peuple de Dieu

Publié le 20 août 2018

ciric 329348 300x200« Si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui » (1 Cor 12,26).

Ces paroles de saint Paul résonnent avec force en mon cœur alors que je constate, une fois encore, la souffrance vécue par de nombreux mineurs à cause d’abus sexuels, d’abus de pouvoir et de conscience, commis par un nombre important de clercs et de personnes consacrées. Un crime qui génère de profondes blessures faites de douleur et d’impuissance, en premier lieu chez les victimes, mais aussi chez leurs proches et dans toute la communauté, qu’elle soit composée de croyants ou d’incroyants. Considérant le passé, ce que l’on peut faire pour demander pardon et réparation du dommage causé ne sera jamais suffisant. Considérant l’avenir, rien ne doit être négligé pour promouvoir une culture capable non seulement de faire en sorte que de telles situations ne se reproduisent pas mais encore que celles-ci ne puissent trouver de terrains propices pour être dissimulées et perpétuées. La douleur des victimes et de leurs familles est aussi notre douleur ; pour cette raison, il est urgent de réaffirmer une fois encore notre engagement pour garantir la protection des mineurs et des adultes vulnérables.

L’église catholique, face aux affaires de pédophilie ou d'abus sexuels

27 mars 2017

 TÉLÉCHARGER LA DÉCLARATION

La semaine qui vient de s’écouler a été marquée par une campagne de presse dénonçant « le silence de l’Eglise catholique, face aux affaires de
pédophilie ou d’abus sexuels ».

Dans ce contexte, il est bon de savoir et de faire savoir qu’en matière de lutte contre les abus sexuels ou actes de pédophilie, le diocèse de Créteil a depuis plusieurs mois pris les mesures suivantes :

  • Création d’une boite mail « parole de victimes » sur laquelle toute personne ayant subi des abus sexuels de la part de personnes exerçant des responsabilités d’Église dans le cadre du diocèse de Créteil peut en alerter directement notre évêque et dénoncer son abuseur : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.,
  • Création d’une « cellule d’écoute » composée de magistrats, depsychologues et de prêtres qui est chargée d’examiner de manière confidentielle toutes les alertes déposées sur la boite mail « parole de victimes » et de leur apporter sans délai les suites prévues par le droit français et le droit de l’Église. À ce jour aucun message d’alerte n’a été reçu.

Ces deux mesures veulent assurer aux victimes, l’écoute attentive de l’Eglise et la prise en compte de leur parole. Mais elles sont encore mal connues. C’est pourquoi nous appelons tous les diocésains de Créteil à faire connaître ce dispositif aux personnes qu’il pourrait concerner et à les encourager à y recourir en cas de besoin.

Par ailleurs, des sessions de formation permanente des prêtres sur les abus sexuels sont régulièrement organisées par le diocèse.
La dernière s’est tenue le 16 mars 2017. Elle était consacrée à la pédophilie.
Isabelle de GAULMYN journaliste à La Croix et auteure de Histoire d’un silence.
Pédophilie à Lyon : une catholique raconte, Le Seuil, et Jean-Jacques GRAPPIN, psychologue clinicien et pédopsychiatre y ont pris la parole devant les 83 prêtres présents dont chacun a reçu l’ouvrage de la Conférence des Évêques de France « Lutter contre la pédophilie ».

 

Henri-Jérôme Gagey
Vicaire général

 

Contact : Philippe Guyard : 01.45.17.24.04