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Villeneuve et Ablon - Un peu d'histoire

Les recherches archéologiques font état de traces de présence humaine remontant au néolithique. Les fouilles ont montré une occupation humaine également à l' époque du Bronze et du Fer.
Sur la carte ci-après, datée des environs de 1740, apparaissent les villages d'Orli, Ville-Neuve le Roi et Ablon, qui possèdent chacun leur église.

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ABLON-SUR-SEINE
 

 

Village d'Ablon.

 


Au 12e siècle fut édifiée la première chapelle, succursale d' Athis. Un château est mentionné en 1243, lequel fut probablement reconstruit par Jacques de Pacy vers 1348. Peut-être à nouveau reconstruit par Agnès Sorel vers 1445. Un bac existait dès le Moyen Age. Sully, duc de Rosny, avait une propriété au lieu-dit la Baronnie. Le 14 décembre 1599, Henri IV permit aux calvinistes d' édifier un temple à Ablon, sité jusqu' en 1606, puis détruit en 1685. Turenne et Condé se battirent à Ablon lors de la Fronde. En 1688, le-Peletier racheta la seigneurie. Au 18e siècle, le port d' Ablon joua un rôle important dans le transport des vins vers Paris.
En 1792, Ablon fut érigée en commune. A la moitié du 19e siècle, elle devint un lieu de villégiature et perdit ses activités agricoles. Elle profita d' une gare de 1837 à 1844 puis à partir de 1853. En 1841, la chapelle fut démolie et reconstruite en 1842, puis agrandie en 1857 et munie d' une tour- clocher en 1899. Château construit pour Pierre Magné en 1856. Celui de la Courre aux Lièvres fut bâti vers 1860 puis en 1884. Barrage et écluse sont aménagés en 1863. L'histoire témoigne d'une lourde occupation allemande en 1870. Des images attestent de l'existence de plusieurs carrières de cailloux et de sable à la fin du 19e siècle.quai baronnie 2Sorel Le centre du village est naturellement situé autour de l'église et du château jusqu' au milieu du 19e pour se déplacer ensuite vers la gare et la mairie- écoles bâties en 1883. Les archives attestent d'une explosion de la construction individuelle à partir de 1880.


Lieu de Culte catholique.


On trouve la trace d'un premier lieu de culte à Ablon dès le XIIe siècle, qui fut à l'origine une simple chapelle appelée Notre-Dame et dédiée à la Vierge. C'est une chapelle se composant d'une seule nef avec une voûte en merrain, bois de chêne fendu en menues planches dont les habitants se servaient pour la construction de leurs fûts lorsque Ablon cultivait encore ses vignes.chapelle   Détruite en 1841, elle est remplacée par un nouvel édifice situé dans le quartier le plus ancien de la ville. C'est le maire, Toussaint Chollet, qui fait don des terrains nécessaires pour la construction de la nouvelle église, du presbytère et de la place Chollet. L'église Notre-Dame-de-l'Assomption est consacrée le 25 avril 1842 par l'évêque de Versailles. Le bâtiment est orné de verres décorés évoquant la vie de saint Louis et de la Vierge, tandis que dans la chapelle Saint-Pierre, édifiée grâce aux dons de Pierre Magne, on peut voir un tableau représentant saint Pierre recevant les clefs de Dieu ainsi qu'une oeuvre offerte par Napoléon III, l'Assomption de la Vierge.

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Le choeur et le transept ont été démolis et remplacés en 1960 par un choeur moderne à six travées. L'Eglise rénovée a été solennelement bénie par Monseigneur Renard, Evêque de Versailles, le 29 janvier 1961.

Le choeur a de nouveau été modifié au tout début du XXI° siècle...

eglise ablon

 
Dalle funéraire de Philippe de Douzonville.                                             

 dalle-funeraire croquis 

En 1438, Hue de Dicy détient toujours des rentes importantes ayant appartenu au seigneur de Mons, Jehannet d'Estouville. Mais dès 1429, la réalité du pouvoir local semble être détenu par ... la Damoiselle d'Ablon et Mathurin son fils...

 

Jacqueline de Dicy s'était effectivemeny mariée avec Philippe de Douzonville, noble originaire du Loiret, et Mathurin allait peu à peu affirmer ses prétentions à réunir de nombreux droits et biens dispersés.

 

Il convient de souligner l'intérêt de la magnifique plaque tombale conservée aujourd'hui encore en l'église. Datée du 8 mars 1458, elle concerne Philippe d'Ouzonville, Ecuyer, père de Mathurin donc, mais qui ne fut jamais lui-même seigneur de ce lieu.

 

Caractères gothiques : Cy gist noble Home Philippe Seigneur de Douzonville escuyer qui trespassa au chastel d'Ablon le huitème jour de mars An Mill CCCC.LVIII. Dont Dieu ait âme et de tous aultres.
Armoiries identifiées : de... au lion couronné à bordure engrêlée, casque, cimier : un aigle.

 

 

 

 

 

 

Tableau représentant le Christ devant le Sanhédrin.


 Ce très grand tableau imagine le jugement du Christ assis au premier plan, devant le conseil des prêtres. Le grand prêtre est debout au centre sur le piédestal. Ponce Pilate est assis à gauche, sur la table au centre vous pouvez voir la coupe qui servit à Pilate pour se laver les mains. A cette même table il y a deux personnages l’un écrivant ils sont en quelque sorte les greffiers de ce tribunal imaginaire Les prêtres, debout avec la tête couverte, sont repérés grâce à des cartouches donnant leurs noms et la sentence imaginée par l’auteur à la manière d’une bande dessinée.

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 Statue de la vierge.

 La statue de Notre-Dame d'Ablon, qui se trouvait il y a quelques années dans le choeur, est maintenant présentée à l'entrée de l'église, pour en faciliter l'accès à la dévotion. vierge ablon

 

Nous poursuivrons prochainement l'inventaire des oeuvres du patrimoine de l'église...

 

VILLENEUVE-LE-ROI
 

 

Village de Villeneuve-le-Roi

 

 

 Au XIIe siècle, des moines défricheurs s'installent sur le site particulièrement boisé et créent le village appelé Villa Nova. À cette époque, les terres de Villeneuve sont possession de l'abbaye Saint-Victor. Nombre de serfs travaillent notamment à la vigne et ce n'est qu'en 1248 que Saint Louis les libère de leur joug.
Le premier propriétaire de Villeneuve semble être Jean d'Ays à qui les terres sont données par le roi Philippe le Bel.

Une grange du XIV° siècle se trouvait près de la mairie; elle fut détruite en 1957 à l'occasion de la réhabilitation du parc.

ancienne abbaye

Cédé un temps à l'ordre des Chartreux, le domaine est acheté en 1596 par Matthieu Marcel, qui devient premier seigneur de Villeneuve.

En septembre 1983, nous souhaitions le centenaire de l’arrivée des sœurs de St Joseph à Villeneuve-le-Roi.
En 1891, grâce au bienveillant appui de Mr Antoine Benard, bienfaiteur de la Congrégation, les Sœurs de St-Joseph ouvraient, dans les locaux occupés aujourd’hui par la Mairie, un pensionnat de jeunes filles et une Ecole primaire dont la renommée eut tôt fait de s’étendre jusqu’à Paris.
pensionnat joseph

Cet essor devait bientôt s’arrêter à la suite de la séparation de l’Eglise et de l’Etat qui obligeait les Sœurs à fermer l’Ecole et le Pensionnat et à louer leur maison d’habitation. Quelques-unes d’entre elles essaimèrent au Canada en 1903, préférant l’exil à la sécularisation.
En 1957, les Sœurs prennent possession de la maison que leur avait léguée Melle Lambre le 19 janvier 1898 afin d’y poursuivre leurs œuvres. D’importantes réparations s’imposent. Dès 1965 commencent les travaux de restauration, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.
Le Centre de Soins continue ses activités. Depuis 1883, les Sœurs n’ont cessé de procurer leurs soins aux malades.
La maison restaurée devient foyer d’accueil pour six ou sept jeunes travailleuses.
En 1975, la Congrégation cède à l’évêché les 500 m2 de terrain sur lesquels sont construites les salles de catéchisme et l’ancienne résidence des Sœurs ; sur l’emplacement de la maison vétuste qu’il a fallu démolir s’élève le nouveau presbytère du Haut Pays.
 


L'église Saint-Pierre-Saint-Paul du Haut-pays.

L'église actuelle du haut-pays est le résultat de nombreuses campagnes de construction et de travaux depuis dix siècles : chapelle du Xe, nef du XIIe, clocher du XIIIe, chevet du XVIIe.
La base du clocher recèle une toute petite chapelle sur plan carré couverte d'une coupole byzantine, dont le chevet en cul-de-four comporte à l'extérieur des modillons sculptés. Il s'agit d'un vestige de l'église romane primitive datant du Xe ou XIe siècle dont nous ignorons tout.
Les premiers écrits à propos de cette chapelle rapportent qu'elle fut construite sur un ancien temple Gaulois, pour abriter les premiers chrétiens, entre le IVe et le VIe siècle. Légende ou vérité, cette partie de l'église reste un témoignage primitif des Chrétiens sur la commune de Villeneuve-le-Roi.
Une église romane à trois nefs succéda au XIIe siècle au sanctuaire primitif. Les murs de la nef et des bas-côtés datent de cette époque. Les fenêtres romanes partiellement occultées sont encore visibles dans la partie supérieure des murs de la nef.
Du XIIIe siècle on peut dater l'élévation du clocher, tout juste restauré, qui se fit en préservant à sa base les vestiges de la petite chapelle romane.
Une date -1543- est gravée à l'entrée. Les quatre pilastres et piliers qui encadrent le chœur datent stylistiquement de cette période, la Renaissance.
La première campagne de reconstruction historiquement attestée est datée de 1683. Il s'agit de la reconstruction du chevet et du chœur par Claude Le Pelletier, ministre des Finances de Louis XIV, successeur de Colbert et seigneur de Villeneuve-le-Roi.
Les prodigalités de Le Pelletier permirent également de restaurer l'église et de renouveler son mobilier.
Véritable nécropole, la nef a recueilli les dépouilles de nombreuses personnes identifiées entre le XVIIe et le XVIIIe siècle. Trois curés reposent, eux, dans le chœur. Aujourd'hui, on compte sept pierres tombales de notables. La première est située devant l'entrée du sanctuaire et aujourd'hui effacée comportait l'inscription :

Ci-gist
Pierre Etienne Charlet,
Fils de Messire Etienne Charlet,
Chevalier, Seingeur de Noyon
Et Dame Anne Ribier
Ses père et mère,
Lequel est décédé à Villeneuve le Roi
Le 11 Septembre
Agé de quatre ans sept mois
L'an de grâce 1675

Elle est précédée d'une seconde dalle, fendue dans toute sa longueur et laisse apparaître les traits d'un ecclésiastique tenant un ciboire.
On trouve une autre pierre placée sous la première arcade de droite sur les pourtours de laquelle figurent des caractères gothiques et deux silhouettes masculine et féminine.
Deux sépultures sont situées dans l'allée centrale, une autre est placée devant la porte de la sacristie et la dernière devant l'autel de la Sainte Vierge, la mieux conservée. Il s'agit de la pierre tombale du laboureur Jehan Bernard et de sa femme Jacqueline Beranger. À chacun des deux angles supérieurs, une tête de mort est posée sur un ossement. Deux arcades centrées rehaussées d'oves et de palmettes, retombent sur trois consoles feuillagées. Les deux effigies se regardent, les mains sont jointes. Le mari porte des bas collants, un cotte serrée à la taille par une ceinture et par-dessus une houppelande. Sa femme est vêtue d'une voilette en coiffure, une robe à larges manches et une ceinture d'où pend un chapelet. La plaque porte l'inscription :
Ci-gist honorable Jehan Bernard en la usnat…
Marchat laboure 2 dem. A Villeneuve…
… Qui trépassa le XXIIII août mil. 1578
Et Jacqueline Beranger sa femme laquelle trepassa le …nom…
Sud…au…priez Dieu pour eux
Notre église abritait également autrefois la chapelle seigneuriale où avaient été déposés le 25 février 1701 les cœurs des deux petits enfants de Claude Le Pelletier, Claude d'Argouge de Fleury et Marie Louise Le Pelletier. Le cœur de Claude Le Pelletier, décédé à Paris, fut également inhumé à Villeneuve-le-Roi. La Révolution détruisit malheureusement ce précieux monument.

Le cimetière était attenant à l'église. La décision de transférer le cimetière au lieu-dit le Nouvelet fut prise en 1806.

Les enterrements au nouveau cimetière furent effectifs dès 1828.

eglise

De cette même époque du début du XX° siècle, cette photo est prise du lavoir de la rue Saint-Martin.copie de eglise haut pays.jpg

  

 

 

A l'intérieur de l'église nous remarquons des menuiseries du XVI° siècle, avec deux bas-reliefs représentant Saint-Pierre-aux-liens et la conversion de Saint-Paul.

 

Trois tableaux du XVII° siècle figurent l'un le Christ en croix, et les deux autres la Vierge avec l'enfant-Jésus.

 

La tribune, dont une partie est antérieure à 1790 est agrandie en 1927. Dans le choeur, une immense toile représente la flagellation du Christ. Dans la nef, des toiles datées de 1860 représentent: Sainte-Thérèse-d'Avila, Saint-Charles-Borromée, Saint-Vincent-de-Paul, et le baptême de Jésus-Christ.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voici l'intérieur de l'église, tel qu'il apparaissait encore vers 1950.

eglise pierre paul

 

 

 

 

Voici le nouvel intérieur de l'église.

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L'église du Haut-Pays actuelle.

 

 

L'église Saint-Pierre-Saint-Charles de la Faisanderie.

La population de la Faisanderie ayant dépassé en nombre celle du Haut-Pays, l'année 1908 vit la construction d'un nouveau lieu de culte.

Cette nouvelle église due en grande partie à la générosité de M. le chanoine Bonin, curé d'Ablon, qui fournit les fonds nécessaires pour en réaliser tout au moins le gros oeuvre, fut construite selon les plans de M. Judlin. La pose de la première pierre eut lieu le 29 avril 1908, en présence de Mgr Gibier, de Versailles.

Ouverte au culte le 4 avril 1909, elle fut dédiée à saint Pierre et saint Charles, Pierre étant le prénom du donateur, et Charles celui de Monseigneur.

eglise faisanderie

Les proportions de cette construction s'avèrent vite insuffisantes par suite de l'accroissement de la population.

ancien faisanderie

Grâce à l'appui de 30 paroissiens qui se rendirent solidairement responsables de l'emprunt, deux bas-côtés et une salle paroissiale furent alors ajoutés.

 

 
 

 

 

La chapelle du "bord de l'eau".

 

 

C'est en 1952 que fut construite une chapelle "provisoire", avec la participation de quelques volontaires.
construction

 L'intérieur était simple, mais quelques peintures ornaient les murs, grâce en particulier à la participation de Michel Breton.

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Sur le même terrain, une maison préfabriquée, pour les religieuses Auxiliatrices de la Charité, fut construite en 1969.

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Puis l'association diocésaine procéda en 1994 en un échange de parcelles, pour envisager la construction d'une nouvelle chapelle, à son emplacement actuel.

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 L'intérieur de cette chapelle, qui invite à la prière, intègre les peintures récupérées de l'ancienne chapelle.

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Histoire et patrimoine.

 Nos églises valent bien un détour historique, et notre histoire explique le présent.

Vos remarques, critiques et suggestions sont les bienvenues:

paul.orca[nospam]free.fr

 

 

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