Pastorale des migrants et des réfugiés

Welcome 94 : témoignages sur l'accueil des demandeurs d'asile

Témoignage d'Espérance Loumagne et Luc Joanicot, famille d'accueil dans le secteur Val-de-Bièvre

Oui nous avons dit présents, oui nous avons souhaité accueillir un migrant. Une vraie chance !

Nous avons entendu l’appel lancé par Mary Gorgette il y a 3 ans déjà à St Léonard en cette Journée mondiale du migrant et du réfugié.
Nous souhaitions être un relais, un maillon dans le réseau Welcome 94 créé dans le diocèse de Créteil inspiré et en lien avec JRS(Service Jésuite des Réfugiés) ; C’est une association qui lutte contre l’isolement et l’exclusion sociale des personnes déplacées de force de leur pays d’origine. Elle accompagne les demandeurs d’asile et les réfugiés, elle souhaite les servir et de défendre leurs droits, au travers de programmes concrets fondés sur l’action de terrain : solutions effectives d’hospitalité et d’hébergement temporaire, des solutions d’accompagnement juridique et d’intégration culturelle et professionnelle.
Pour nous, il était urgent pour nous de pouvoir apporter notre goutte d’eau car nous ne pouvions agir seuls face cette question difficile qu’est l’immigration. C’est culpabilisant d’écouter et lire les nouvelles sur ces drames humains sans agir. Quelle place pouvions-nous donner à l’étranger dans notre vie ?

Welcome 94 nous a permis d’agir avec prudence dans un cadre qui s’appuie sur l’expérience de l’Eglise tout en ne faisant pas de prosélytisme.

Se mettre en résonance de la « Parole » et du message du pape François, continuer d’être fidèles à nos convictions profondes de nos débuts. Nous nous étions promis comme projet de vie deux mots : accueillir et rencontrer.

Accueillir ceux que nous aimons, mais aussi ceux qui sont placés sur notre route ; Elargir l’espace de notre tente ! Pour citer une parole bien connue.
C’est ainsi que nous avons appris à découvrir Gerghis un érythréen un gars simple et discret qui n’acceptait pas le régime d’enfermement de son pays et s’est échappé. Mais que d’embûches sur son chemin il a persévéré pendant 3 ans avant de trouver le réseau. Quand nous l’avons vu il était épuisé il a eu besoin d’une semaine complète de repos et rapidement il a pu obtenir grâce à l’énergie des uns et des autres son statut de réfugié. Il est reparti avec le désir de prendre sa place dans notre pays. Toujours grâce au réseau il a trouvé une maison où il pourra être soutenu encore un temps, le temps de maîtriser la langue française, il souhaiterait être cuisinier ;

Actuellement, Mamadou est notre hôte. Il est de Guinée Conakry et nous apprenons avec lui à voir avec un regard neuf ce qui nous entoure. Tous les jours il nous fait part de ses étonnements et découvertes et c’est un bonheur de le voir s’étonner sur tout ce qui fait notre quotidien ;

Noël était une belle occasion de dialoguer car Mamadou est musulman. C’était son premier Noël il est venu chanter et prier avec nous à St Léonard et faire la fête ensuite. Nous avons pu retrouver Cécile et Eric , nos amis qui appartiennent aussi au réseau et qui l’accueilleront à leur tour.

Ces rencontres exceptionnelles, ce passage de relais, permettre l’accueil pour tous, ces nouvelles amitiés que nous tissons tout cela nous parle de l’amour inconditionnel de Dieu pour chaque homme et chaque femme, et nous permettent d’œuvrer pour le Royaume.

N’ayez pas peur, vous pouvez confier votre clé en toute confiance !

 

Témoignage de Diane Rannou, famille d'accueil dans le secteur Saint Maur

J’ai 17 ans, j’habite à Saint-Maur-des-Fossés. Je suis la dernière d’une famille de quatre enfants. Ma grande sœur et un de mes grands frères sont partis de la maison. Donc je vis avec mes parents et mon autre frère.

Lorsque j’ai vu dans la presse qu’il y avait des migrations de masse et beaucoup de demandeurs d’asiles sans logement en France, ayant une grande maison, j’ai directement demandé à mes parents si l’on pouvait accueillir l’un d’eux.

Au départ mes parents étaient sceptiques, mais j’ai réussi à les convaincre avec cet argument : « être chrétien c’est pas juste aller à la messe ». Et après avoir rencontré Welcome en novembre 2016, nous avons accueilli Abdella en septembre 2017, un jeune Érythréen de 21 ans.

Il avait déjà été dans d’autres familles de Saint-Maur et il était habitué. Les premiers jours, nous avons essayé de communiquer avec lui mais n’ayant pas encore eu de cours de français, cela était très difficile pour lui et pour nous. Donc mon frère et moi étions sur Google traduction à essayer de traduire des mots en arabe puisque sa langue maternelle n’existe pas sur cette application.

Abdella s’est bien intégré à la famille, il est très serviable. Il part souvent tôt le matin et revient le soir à l’heure du dîner. Lorsqu’il ne rentre pas manger ou dormir, il nous prévient la veille. En ce moment, c’est la 2ème fois qu’Abdella est à la maison, son niveau de français a évolué : il a des cours 3 jours par semaine.

Accueillir un migrant chez soi peut faire peur à cause de tous les préjugés mais au final c’est une expérience humaine, que tous ceux qui ont la possibilité de le faire, devrait vivre.

Le fait d’aider une personne dans le besoin rend heureux. Abdella est parti d’Erythrée il y a 3 ans et il n’a toujours pas revu sa famille. En quelque sorte en l’accueillant dans ma famille j’espère combler ce manque qu’il doit ressentir.

J’espère que nous aurons la chance d’accueillir un autre migrant dans le besoin.

La passerelle de Pierre

"Ouvrons notre porte !"

Notre évêque Monseigneur Santier nous a demandé de répondre à l’appel du Pape François : ouvrir notre porte et accueillir une famille de réfugiés, les accompagner et les aider à s’intégrer dans notre communauté, dans notre ville, dans notre société. Nous sommes heureux d’accueillir et de soutenir Rwaida, esthéticienne, Bashar, musicien, et leurs enfants Tarek, 14 ans, et Sophie, 8 ans, tous deux scolarisés à Charenton.

Pendant quelques mois ou quelques années, cette famille va résider à Charenton parmi nous, dans un logement temporaire, une passerelle entre la Syrie qu’ils ont quittée et la vie qu’ils recréent en France. Demain, d’autres réfugiés, dans d’autres circonstances, bénéficieront à leur tour de cette aide temporaire.

Ouvrir notre porte à ceux qui en ont besoin est une joie... Créer des ponts entre les hommes est une richesse pour notre communauté... C’est aussi une responsabilité.

TÉLÉCHARGER LA PRÉSENTATION DE LA PASSERELLE DE PIERRE

14 janvier Journée mondiale du migrant et du réfugié

affiche Journée des migrants 2018

« Migrant, réfugié... un avenir radieux ? »

La journée mondiale du migrant et du réfugié se célèbre chaque année au sein des paroisses et des secteurs.

La pastorale diocésaine des migrants et des réfugiés vous propose cependant un temps fort : la projection du film sur la vie en bidonville, "Souvenirs d'un futur radieux", suivie d’un échange avec le réalisateur Jose Vieira et des chrétiens qui ont connu les bidonvilles dans le Val-de-Marne.

Dimanche 14 janvier 2018, de 14h30 à 18h30 dans la salle Patrick Pottrain au sous- sol de l'évêché de Créteil.

Contact : Mary GORGETTE - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Le kit de préparation de la journée pour les paroisses est téléchargeable sur le http://migrations.catholique.fr/

Welcome 94 : ces familles qui hébergent des réfugiés

Article du Parisien " Val-de-Marne : ces familles qui hébergent des réfugiés"

« ACCUEILLIR, PROTEGER, PROMOUVOIR, INTEGRER LES MIGRANTS ET LES REFUGIES »

Accueillir, protéger, promouvoir et intégrer dans le Val de Marne, c’est la mission de Welcome 94 : un réseau de familles et de congrégations religieuses créé sur le modèle de JRS-Welcome (Service Jésuite des Réfugiés). Les familles (une vingtaine à ce jour) accueillent chez elles pour 4 à 6 semaines, un demandeur d’asile en situation régulière mais sans offre d’hébergement de l’Etat.

Tout au long de son séjour l'accueilli est accompagné par un tuteur qui tisse des liens d'amitié, aide à son intégration, et fait le lien avec les travailleurs sociaux pour les démarches administratives.

L’objectif est de préserver l’autonomie des hébergés tout en leur permettant de découvrir différents modes de vie : au bout des 6 semaines d’autres familles prennent le relais jusqu’à leur sortie du réseau.

Depuis février 2017 quatre réfugiés ont déjà bénéficié de cet hébergement : deux Erythréens, un Guinéen et un Congolais.

Pour plus d'information, contactez François Demaison à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.">

welcome 94 accueil migrants refugies diocese creteil

 

poème Frère MIGRANT, de Cécile et Eric Zahnd, famille accueillante dans le cadre de Welcome 94

 

 

Frère migrant, frère de la Terre,
Toi qui es juste pas né
Du bon coté de la frontière.
Toi qui as traversé la mer,
Le désert et sans doute l’enfer,
Traversé les galères ...
Jusqu’à nos rives ..
Jusqu’à nos rêves...

Frère du soleil, de la lumière,
Toi qui partages nos hivers,
Nos rues humides, le froid qui mord,
Pousse la porte et viens t’asseoir.
Pose donc ta vie pour quelques soirs,
Pour quelques jours ou quelques heures ;
Pose donc ta vie dans ma chaleur.
Le destin t’a volé ton rire,
Viens donc chez moi le reconstruire.
Repose ton âme, loin du vacarme.

Je te dois bien un peu d’répit;
Frère de la Terre, frère de la Vie.

Initiatives pour l'accueil de réfugiés dans le Diocèse de Créteil - Octobre 2017

TÉLÉCHARGER LE COMPTE-RENDU D'OCTOBRE

Les chrétiens du diocèse de Créteil se mobilisent de plusieurs manières pour accueillir et accompagner des réfugiés qui arrivent en Val de Marne, suite aux appels du pape et de notre évêque.

Deux paroisses accueillent une famille de réfugiés syriens

A Vincennes, une famille syrienne, originaire de Homs, est accueillie depuis mars dans un logement mis à disposition par la municipalité. La paroisse a fêté leur présence avec un verre de l'amitié le 17 juin. La maman et les trois enfants se portent bien. La maman suit les 200 heures de cours de français requis par l'OFII, elle se rend à Créteil 3 jours par semaine. Les deux filles, qui sont inscrites en CE1 et en CE2, vont avec plaisir au centre de loisirs le mercredi, lorsque leur mère suit ses cours. Elles sont invitées aux anniversaires des copines, elles s'intègrent bien à Vincennes. Leur petit frère, qui aura bientôt un an, va à la halte-jeux lorsque sa maman suit ses cours. La joie de toute la famille est que le papa va arriver fin octobre dans le cadre du regroupement familial. Il n'a pas demandé le statut de réfugié pour pouvoir continuer à s'occuper de ses parents âgés, qui refusent de quitter la Syrie.

A Charenton, depuis la Pentecôte 2017, les paroissiens ont accueilli une famille syrienne originaire de Homs dans un logement paroissial, en partenariat avec Solidarités nouvelles pour le logement (SNL). Le papa, percussionniste de métier, a été embauché par le Projet Orphéus, il encadre de jeunes réfugiés dans un apprentissage musical. La maman travaille quelques heures par semaine en tant qu'esthéticienne dans un salon de beauté. Tous deux suivent deux des cours de français. Leur fils en 5ème et leur fille en CP suivent un cursus scolaire normal à Charenton. La famille a été présentée à la paroisse au cours d'une messe dominicale fin septembre. Certains paroissiens accompagnent la famille directement, d'autres participent au financement de leur loyer... chacun trouve sa manière de s'impliquer pour l'accueil.
Ces mobilisations paroissiales ont permis à de nouvelles personnes d'être actives dans l'accueil des réfugiés. La joie de l'action concrète est grande. D'autres paroisses réfléchissent à la possibilité de proposer de l'hospitalité suite à ces deux expériences.

Welcome 94

Depuis février, Gergis, un demandeur d'asile érythréen, séjourne dans le réseau Welcome 94, chez des familles en secteur Val-de-Bièvre. Ayant reçu le statut de réfugié, ses droits sociaux sont ouvertes, et il recherche une formation professionnelle. Il est en transition vers un autre type de logement. Un autre jeune érythréen, Abdellah, accueilli en avril chez des familles à Saint Maur, a aussi reçu une réponse positive à sa demande d'asile. Il a commencé une formation, et certains diocésains ont donné généreusement pour le soutenir jusqu'à ce qu'il puisse travailler.

Welcome 94 est un réseau de familles et de congrégations religieuses dans le Val de Marne qui accueillent des demandeurs d'asile chez elles, sur le modèle de JRS-France. Un demandeur d'asile en situation régulière, qui est connu d'une association partenaire et sans offre d'hébergement par l'Etat, est proposé de l'hospitalité chez un membre de Welcome 94. Il est accueilli pour 4 à 6 semaines. Cette expérience se répète chez d'autres accueillants jusqu'à 6 à 9 mois de présence dans le réseau.

Les accueillants fournissent une chambre avec accès aux sanitaires, cuisine, lessive, le petit déjeuner tous les jours, et un repas ensemble au moins une fois par semaine. Ils respectent l'autonomie de la personne, qui quitte le domicile en journée, tout en lui proposant des liens fraternels, la pratique du français, et un aperçu de la vie en France. Tout au long de son séjour dans le réseau Welcome 94, le demandeur d'asile est accompagné par un tuteur, qui tisse des liens amicaux avec lui et qui sert comme intermédiaire avec les accueillants, sans remplacer l'assistant social ni les associations qui accompagnent la personne sur les plans administratif et juridique.

D'autres secteurs vont bientôt démarrer un accueil avec Welcome 94. Il faut au moins un tuteur et 6 familles ou congrégations d'accueil dans le secteur pour rejoindre le réseau. François et Martine Demaison sont missionnés par Mgr Santier pour animer Welcome 94.

Contact : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.">Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Welcome Fontenay

Tout demandeur d'asile en France est convoqué pour un entretien personnel à l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), à Fontenay-sous-Bois. Si une personne doit venir de province pour un rendez-vous à 9h, il vaut mieux passer la nuit précédente en Ile-de-France. Parfois les personnes ont besoin d'être accueillies à la gare ou accompagnées pour prendre les transports. Une équipe d'accueil ponctuel à Fontenay-sous-Bois répond à ces besoins. Soutenue par l'Equipe Pastorale du Secteur, Welcome Fontenay regroupe une vingtaine de foyers pouvant héberger et accompagner, des foyers pour l'hébergement seul, et quelques personnes pouvant accompagner ou traduire l'arabe. Les antennes diocésaines du Secours Catholique, de JRS et de la Pastorale des Migrants orientent les demandeurs d'asile vers François et Martine Demaison, coordinateurs de Welcome Fontenay, à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. Ce service peut paraître tout simple, mais il n'est pas que matériel : dans un moment important pour le demandeur d'asile, il reçoit un peu de chaleur, ce qui est bien plus qu'une chambre d'hôtel.

boissy saint leger 01Un toit pour des réfugiés à Boissy-Saint-Léger (informations fournies par Sylvie Fabre, coordinatrice)

Des chrétiens du Plateau Briard et de Boissy-Saint-Léger se sont engagés dans l'association Solidarités Nouvelles pour le Logement (SNL), association non confessionnelle, à travers un accueil de réfugiés dans une grande maison de Boissy-Saint-Léger. Les locataires sont entrés peu à peu depuis février, accueillis pour quelques mois en attendant d'obtenir un logement pérenne. Ils sont maintenant 10 hommes et 3 femmes, venant de République du Congo, Congo-Brazzaville, Guinée, Érythrée, Pakistan, Égypte, Yémen, Kenya, Côte d'Ivoire, Afghanistan. Beaucoup ont un travail, à temps partiel ou à temps plein. Certains enchaînent les "petits boulots" ou ont une formation en cours ou prévue. Les bénévoles de l'association les accompagnent, les aident à se reconstruire une vie nouvelle. Nous allons aussi mettre en place des moments en lien avec l'association "Cultures du Cœur" qui propose des sorties gratuites. Les loyers sont régulièrement perçus... Nous aurons en fin d'année un premier retour sur budget qui nous permettra de savoir si les finances sont équilibrées. C'est dans ce domaine financier que nous lançons un appel à nous aider, en faisant un don à l'ordre de SNL 94 avec mention au dos du chèque "projet Boissy". Nous sommes en train de terminer l'équipement informatique afin que, dans les meilleures conditions possibles, ceux qui étudient ou cherchent du travail puissent le faire. Les besoins immédiats sont un clavier, un sourie, un écran d'ordinateur ou un cordon pour relier l'écran à l'unité centrale, et aussi un ordinateur qui serait assez récent et qui fonctionnerait avec plus récent que Windows XP. Contact : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Bénévolat dans les centres d'hébergement

Dans le Val de Marne existent plusieurs centres d'hébergement pour des réfugiés, notamment des personnes évacuées des campements à Paris. Depuis novembre 2015, des équipes de bénévoles donnent des cours de français langue étrangère (FLE) aux réfugiés hébergés d'abord à Chevilly Larue, et depuis septembre à Fresnes. Des paroissiens sont bénévoles aussi au centre d’Ivry ; D'autres centres sont ouverts ou prévus à Créteil, Choisy-le-Roi, Villeneuve-le-Roi... tant d'occasions pour les chrétiens de s'engager auprès des réfugiés près de chez eux.

Mary Gorgette, Pastorale des Migrants et des Réfugiés, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Bernard Baudry, Service de la Fraternité, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Welcome Fontenay, « un moment de tranquillité » avant l’Ofpra pour les migrants

article de Antoine Corlay, paru dans La Croix le 12/07/2017

Situé à Fontenay-sous-Bois, l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) détermine le destin de tout demandeur d’asile en France.
Certains d’entre eux peuvent trouver du réconfort auprès de Welcome Fontenay, un groupe de paroissiens qui proposent un accueil le temps d’une ou deux nuits

Chacune familles assure lhebergement demandeurs dasilesune seulement accompagnement jusquau rendez matinal aupres lofficier protection lOFPRA 0 727 326

Sa foi l’a conduit sur le chemin de l’accueil. À quelques pas de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (l’Ofpra). Fontenaysien de toujours, François Demaison a ouvert en grand sa maison aux étrangers, victimes de la guerre civile au Soudan ou de la dictature en Érythrée.

« Au début, on ne faisait rien, à part aiguiller les demandeurs d’asile perdus à la sortie de la gare. C’est après l’appel du pape en 2015 [le 6 septembre] qu’on s’est demandé ce qu’on pouvait faire de plus. »

Depuis la place Saint-Pierre de Rome, le pape François avait appelé à ce que « chaque paroisse, chaque communauté religieuse, chaque monastère, chaque sanctuaire d’Europe accueille une famille » de réfugiés. Une injonction à l’hospitalité à laquelle ce diacre permanent de Fontenay-sous-Bois a répondu sans tarder avec son épouse.

« Je n’avais pas du tout pris conscience que tout demandeur d’asile devait passer par l’Ofpra pour effectuer ses démarches », reconnaît-il. L’établissement public, situé à la sortie de la station « Val de Fontenay » du RER A, demeure une halte obligée pour les demandeurs d’asile en quête d’une protection de l’État français.

Depuis son ordination fin 2013, François Demaison, chantre d’une Église « ouverte à tous », a souhaité mettre la problématique migratoire au cœur de sa mission. Le couple de sexagénaires s’investit, dès 2016, parmi les 1 700 bénévoles du Service jésuite des réfugiés (JRS), en effectuant de l’accueil en « Cool Welcome » – de courte durée pour les demandeurs d’asile le temps de la convocation – au sein de leur ville. « J’ai ensuite proposé à mes frères prêtres et diacres d’étendre cet accueil et de le proposer à des familles des paroisses de Fontenay. »

MESSAGE DU PAPE FRANÇOIS POUR LA JOURNÉE MONDIALE DU MIGRANT ET DU RÉFUGIÉ 2018

« Accueillir, protéger, promouvoir et intégrer
les migrants et les réfugiés »

 Chers frères et sœurs,

« L’immigré qui réside avec vous sera parmi vous comme un compatriote, et tu l’aimeras comme toi-même, car vous-mêmes avez été immigrés au pays d’Égypte. Je suis le Seigneur votre Dieu » (Lv 19, 34).

Durant les premières années de mon pontificat, j’ai exprimé à maintes reprises une préoccupation spéciale concernant la triste situation de nombreux migrants et réfugiés qui fuient les guerres, les persécutions, les catastrophes naturelles et la pauvreté. Il s’agit sans doute d’un ‘‘signe des temps’’ que j’ai essayé de lire, en invoquant la lumière de l’Esprit Saint depuis ma visite à Lampedusa le 8 juillet 2013. En créant le nouveau Dicastère pour le Service du Développement humain intégral, j’ai voulu qu’une section spéciale, placée ad tempus sous mon autorité directe, exprime la sollicitude de l’Église envers les migrants, les personnes déplacées, les réfugiés et les victimes de la traite.

Tout immigré qui frappe à notre porte est une occasion de rencontre avec Jésus Christ, qui s’identifie à l’étranger de toute époque accueilli ou rejeté (cf. Mt 25, 35.43). Le Seigneur confie à l’amour maternel de l’Église tout être humain contraint à quitter sa propre patrie à la recherche d’un avenir meilleur (Cf. Pie XII, Constitution apostolique Exsul Familia, Titulus Primus, I, 1er août 1952). Cette sollicitude doit s’exprimer concrètement à chaque étape de l’expérience migratoire : depuis le départ jusqu’au voyage, depuis l’arrivée jusqu’au retour. C’est une grande responsabilité que l’Église entend partager avec tous les croyants ainsi qu’avec tous les hommes et femmes de bonne volonté, qui sont appelés à répondre aux nombreux défis posés par les migrations contemporaines, avec générosité, rapidité, sagesse et clairvoyance, chacun selon ses propres possibilités.

homélie de Mgr Santier lors de la Messe en souvenir des aïeux morts en esclavage

Lectures liturgiques : Ac 1, 12-14 ; 1 P 4, 13-16 ; Jn 17, 1b-11a.

Chers amis de la Guyane, de la Martinique et de la Guadeloupe,
Vous êtes très fidèles à célébrer chaque année la mémoire de vos aïeux qui ont vécu l’esclavage.

Faire mémoire, ce n’est pas seulement se souvenir du passé mais le rendre présent, actuel, pour que cet avilissement de la condition humaine soit combattu et pour que soient arrachés, jusqu’à la racine, ces réflexes du racisme, de l’antisémitisme, toute haine entre croyants de toute religion ou entre des cultes différents.

A chaque Eucharistie nous faisons mémoire, comme ce soir, des souffrances, des humiliations qu’a subies Jésus, de sa mort et de sa résurrection, comme le faisaient les apôtres et les femmes avec Marie au Cénacle, qui persévéraient dans la prière.

L’apôtre Pierre ose dire dans la seconde lecture :

Dans la mesure où vous communiez aux souffrances du Christ, réjouissez-vous, afin d’être dans la joie et l’allégresse quand sa gloire se révélera.