Dossiers

Donner toute leur place aux personnes touchées par le handicap

« Je demande que des personnes soient appelées et formées pour veiller à la qualité de l’accueil lors des célébrations, avec une attention particulière aux nouveaux venus, aux personnes en situation de handicap ».
Le décret N°10 nous exhorte à savoir accueillir les fragilités de nos frères et sœurs porteurs d’un handicap, en chacune de nos paroisses.

« Une communauté sans personne handicapée est une communauté handicapée » nous rappelle Philippe de Lachapelle, directeur de l’OCH.
C’est pourquoi, partout dans le diocèse de Créteil nous avons à créer des espaces de rencontres dans un esprit fraternel pour éveiller les cœurs des personnes valides.
C’est ainsi que nous pourrons vivre le : « Avec lui, prendre soin les uns les autres et partager à tous la joie de l’Évangile » en donnant toute leur place aux personnes en situation de handicap, à leurs familles, leurs amis, les personnes qui leurs sont dévouées. Au sein de nos communautés, il nous faut encourager les plus fragiles en les « aidant à être ministre liturgique » comme nous l’a demandé en octobre dernier le pape François, lors du congrès « la place de la personne handicapée dans l’Église ».

A l’échelle diocésaine, plusieurs initiatives portées par des mouvements, des associations et par la pédagogie catéchétique spécialisée sont déjà actives, telle la veillée de louange de l’Avent (le 16 décembre dernier), ou bien le forum sur les fragilités, (le 25 mars prochain) mais aussi le Frat, des conférences, et l’accompagnement vers tous les sacrements grâce à un cheminement adapté.
Plus tôt la personne porteuse d’un handicap découvrira qu’elle est aimée elle aussi du Père et plus tôt, elle aussi pourra en rayonner, en vivre et témoigner.

 

C’était le 16 décembre dernier

A quelques jours de Noël nous avons vécu le 16 décembre 2017, à la cathédrale, un très beau moment – en famille - avec les personnes atteintes de handicap. Il y avait non seulement leurs parents et amis mais aussi d’autres personnes venues écouter le message de Jean Vanier, retransmis avec beaucoup de passion par Philippe de Lachapelle (OCH). C’est sous le signe de la lumière que cette soirée a démarré : lueurs ténues et fragiles des lanternes disposées sur le parvis, lumière tamisée de la cathédrale, avec des étoiles multicolores projetées sur les arcades de la charpente. La joie était bien là avec les chants, les danses associant dans une belle connivence des jeunes qui les avaient préparées depuis plusieurs semaines.

Aller à la rencontre des personnes handicapées ... C’est accepter d’être ouvert à l ‘imprévu : regarder la jeune femme, qui dans sa spontanéité oublie de rester à sa place mais communique son bonheur d’être présente. C’est aussi se laisser bousculer, déranger par d’autres modes d’expression pour peut-être oser aller vers celui dont je ne possède pas forcément les codes.

 

C’est tendre l’oreille à l’écoute de la prière lue lentement par une jeune (Fiona), d’une voix hésitante mais si profondément convaincue qu’on ne peut douter de son authenticité, nous entrainant tous dans une démarche d’intériorité.

 

C’est ensemble, avec Mgr Santier, se donner la main, dépasser nos différences puis écouter la Parole, qui nous rejoint chacun. C’est oser exprimer avec son cœur et sans bafouiller ce qui m’habite, comme un jeune (Thomas) a su si bien le partager. C’est enfin, avant de se quitter, vivre la joie, la joie simple : rire avec les clowns, partager une soupe, aider ceux qui en ont besoin y compris dans les gestes les plus humbles, échanger les nouvelles.

 

Bref, une soirée simple et joyeuse pour changer de regard sur l’autre et peut-être d’abord sur soi, sur ses fragilités qui sont chemins vers Dieu.

Isabelle

 

C'était une belle veillée de louange pleine de joie où nous nous sommes sentis accueillis par les personnes en situation de handicap. J'ai été marquée par l'accueil, la joie, la sollicitude des uns pour les autres, le naturel et la simplicité des interventions, les connivences entre les jeunes des aumôneries et ceux porteurs d'un handicap ; j'ai été témoin d'un « câlin » entre un jeune handicapé plutôt agité et un autre jeune.

 

De même que Philippe de Lachapelle nous a dit combien son année avec une personne fragile l'avait changé et avait changé son projet de vie, je crois que l'après-midi du 16 nous a fait bouger dans nos représentations des fragilités : la complicité entre les jeunes porteurs de handicap et ceux de l'aumônerie était évidente et je pense qu'ils se souviendront qu'on peut partager de belles choses malgré nos différences et nos fragilités.

 

Le moment où nous nous sommes tous donnés la main a été un temps fort plein d'émotion. Pour ma part j'ai partagé un bol de soupe avec Pascale lourdement handicapée et nous avons eu un bel échange. Tout le monde était bien, heureux d'être là. Les relations étaient simples.

 

Le temps du partage de la soupe a été l'occasion de faire connaissance, de partager tout simplement.

Véronique

 

Qu’est-ce que la pédagogie catéchétique spécialisée (la PCS) ?

Il est juste de parler de Pédagogie Catéchétique Spécialisée (PCS) car c’est la pédagogie qui est spécialisée et non la catéchèse qui est, la même pour tous.

  • Pédagogie : prendre le temps de conduire, marcher à côté, à transmettre sur le chemin son bagages d’aîné, en adaptant son discours (verbal ou artistique) à la capacité de communication et de compréhension de celui qu’on accompagne.
  • Catéchèse : susciter, éveiller, se donner les moyens d’accompagner une personne dans sa rencontre avec le Christ.
  • Spécialisée : adaptée au handicap de la personne.

Si la proposition de la pédagogie adaptée en catéchèse permet de redonner du sens, de la dignité à des enfants, des jeunes, des personnes touchées par le handicap, une chose est certaine ; on apprend à leurs côtés !
Cette pédagogie permet certes de les intégrer dans la vie sociale de l’Église et d’accompagner leurs familles. Car ce n’est pas seulement la personne handicapée qui est en difficulté mais ses parents, ses frères et sœurs... La pédagogie permet alors avec les activités qui sont proposées de faire en sorte que ces enfants puissent s’épanouir spirituellement.

Mais les équipes qui opèrent en PSC font unanimement le même constat : face à leurs propres difficultés, leur craintes face au handicap, s’opère la puissance de la transformation. La personne handicapée dans sa fragilité transforme le cœur de celui qui entre en amitié avec elle, dans un chemin d’acceptation de l’autre. Tous ressortent enrichis par la rencontre. L’expérience de la fragilité nous plonge au cœur du mystère chrétien.
Contact : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser." target="_blank">

 

Qui sont les Amis de Cléophas ?

Cléophas et son ami rentraient chez eux ... Et ces deux compagnons d’Emmaüs étaient très déçus et désorientés. Car Celui qu’ils avaient suivi depuis trois ans, Celui qui parlait si bien, Celui qui avait guéri tant de personnes handicapées avait été jugé, condamné et... mis à mort. Tout était fini ! Or ils sont rejoints en chemin par un troisième homme qui prend le temps de les écouter « De quoi discutiez-vous en marchant ?» Lc 24-17.

En écoutant ce nouveau compagnon, tout ce qu’ils avaient vécu depuis ces trois années devient alors clair et évident pour eux. Ils reconnaissent Jésus-Christ à la fraction du pain lors du diner partagé à l’auberge.

Les Amis de Cléophas cheminent ensemble depuis plus de vingt ans en Val de Marne. Ils se retrouvent deux fois par mois pour une catéchèse adaptée à leur handicap mental. Toutes les rencontres sont souvent l’occasion de faire la fête, mais aussi de partager la Parole de Dieu, de célébrer, de chanter, de prier.

Les Amis de Cléophas ont un grand projet : ouvrir une communauté de l’Arche de Jean Vanier en Val de Marne. Construire cinq maisons partagées où des personnes porteuses d’un handicap et des personnes valides pourront vivre ensemble sous un même toit.
Contact : www.lesamisdecleophas.com

 

Le mouvement Foi et Lumière

Foi et Lumière est né de l’histoire d’une famille.
Camille et Gérard, jeune couple d’agriculteur et leurs deux enfants, Thaddéee et Loïc qui naissent avec un handicap.

Ils décident d’aller à Lourdes tous ensemble avec le pèlerinage diocésain. Ils sont refusés car leurs enfants risquent de perturber les autres pèlerins. Alors ils y vont par leurs propres moyens. Mais arrivés à Lourdes, les hôteliers refusent de les recevoir pour le même motif. L’un d’eux pris de pitié accepte de les accueillir à la condition qu’ils prennent leur repas dans leur chambre.

De retour de Lourdes ils en parlent à Marie-Hélène Matthieu et Jean Vanier qui décident d’organiser un pèlerinage pour les personnes handicapées et leur famille.
Après trois ans de préparation, le vendredi saint 1971, douze mille pèlerins de quinze pays, sont rassemblés sur l’esplanade du rosaire.

Au moment du départ, chacun se dit qu’il fallait que cela continue.

Le Mouvement Foi et lumière était né devant la grotte de Massabielle, là où la Vierge Marie avait choisi Bernadette, pour révéler son message d’amour au monde entier.
Nous nous retrouvons une fois par mois autour de la personne handicapée avec sa famille et des amis pour une rencontre d’amitié et de partage, de prière et de fête. Elle se prolonge dans la fidélité : coup de téléphone, mail ou carte postale.

Dans le Val-de-Marne, nos communautés s’appellent : Notre Dame de Tendresse à Limeil, Notre Dame du Val à Fontenay, Les Cinq Continents au Kremlin, Notre Dame de Confiance à Vitry, et Notre-Dame de Bienveillance au Plessis. Nous sommes très unis et nous nous portons vraiment les uns les autres dans la prière. C’est très fort. On n’est plus tout seul. Là où il y a ami, il y a un chemin.

 

L’association Simon de Cyrène à Rungis

Les personnes en situation de handicap humanisent la société. Elles nous invitent à oser une relation fondée sur la confiance, l’entraide, la solidarité. Une relation dont personne n’est exclu et qui fonde une société inclusive et fraternelle.

Les communautés Simon de Cyrène proposent aux personnes dont la vie a basculé dans le handicap, un lieu de vie agréable et à taille humaine, qui leur permet de :
Développer un réseau de relations en lien avec les autres résidents et la vie du quartier. Mais aussi d’être accompagnées afin de retrouver un sens à leur vie, en redéveloppant leurs capacités et leur autonomie.

Une communauté se fonde avec trois dimensions : la dimension communautaire, la dimension professionnelle et la dimension spirituelle.

L’association Simon de Cyrène créé donc des « maisons partagées » dont l’une est située à Rungis, qui réunit plusieurs adultes handicapés et valides qui choisissent librement d’y habiter. Chaque personne dispose de son studio privatif et co-anime des espaces de vie partagés (salon, salle à manger, cuisine...). Les résidents handicapés et valides développent au quotidien des temps d’activités à travers des ateliers, des rencontres ... qui s’ancrent dans la vie du quartier et de la ville.

Chaque résident devient ainsi créateur de lien social.

 

Un pèlerinage en Terre Sainte en mars 2019

Un pèlerinage pour permettre à des personnes en situation de handicap d’aller puiser la force, la joie et la confiance aux sources de la foi :

  • Mettre nos pas et pousser nos fauteuils roulants sur les chemins où Jésus est allé à la rencontre de tant de personnes handicapées... « je te le dis, lève-toi, prends ton brancard, et rentre dans ta maison. » Mc 2-11
  • Partager une vie fraternelle dans le service et la joie de la rencontre.
  • Se laisser porter par les paysages et les sites à découvrir, les personnes à rencontrer et la Parole de Dieu qui là-bas prend des couleurs et s’enracine par l’expérience vécue.
  • Permettre à tous, et tout particulièrement à ceux qui sont en situation de handicap, de découvrir la Terre Sainte, aux sources de notre foi.

Ce pèlerinage en Terre Sainte s’inscrit dans la dynamique du synode diocèse de Créteil « Avec Lui, prendre soin les uns des autres et partager au monde la joie de l’Évangile », et de la rencontre à Lourdes en septembre 2016 « Avec un handicap, passionnément vivants ».

Ce pèlerinage est ouvert à tous les diocésains, porteurs d’un handicap ou valides.

Prenons soin les uns des autres cet été

L’été rime avec vacances !
On a hâte d’y être et de se retrouver en famille, en amoureux, entre amis ou en solitaire afin de prendre du temps pour lire, jouer les touristes, faire de la randonnée ou du sport... ou tout simplement se reposer et se détendre.
Un temps durant lequel, on prend soin de soi, des autres.
Ce temps synonyme souvent de joie peut aussi apparaître douloureux pour tous ceux et celles qui sont seuls, malades, en difficultés financières.
L’Eglise catholique de Créteil veut prendre soin de chacun !
Ce dossier présente donc les activités qui sont proposées sur notre diocèse, grâce aux nombreux bénévoles qui les animent et participent.
Personne ne doit être oublié cet été.
Il a été demandé à plusieurs associations caritatives de témoigner de leurs organisations et activités de cet été. Nous reproduisons ici ces témoignages.

L'ANNEE DE LA MISERICORDE A CRETEIL

L'ANNEE SAINTE DE LA MISERICORDE
(Initiatives diocésaines : diocèse, secteurs, paroisses)

 En Diocèse :

• Pour une catéchèse de la miséricorde-amour de Dieu les Fiches « Maisons d'Evangile » ont été présentées à l'assemblée synodale diocésaine des 21-22 novembre. Elles peuvent être commandées dans les secteurs et paroisses et prendront le relais de ce qui a été vécu en équipes synodales locales.

La célébration autour de l'ouverture de la porte sainte à la cathédrale. Elle a eu lieu le dimanche 13 décembre à 15 h 30 avec les scouts et Guides de France.

• Les "24 heures pour le Seigneur" : samedi 5 mars à Saint-Michel du Mont-Mesly et dimanche 6 mars à la cathédrale Notre-Dame (le samedi l'animation sera assurée par le secteur Bonneuil-Créteil) et le dimanche par les groupes de prière du Renouveau et sous la présidence de Mgr Santier.

La halte spirituelle de carême autour de la miséricorde aura lieu le vendredi 11 mars : C'est Mgr Georges Soubrier qui en assurera la prédication. Le suivi est assuré par Sylviane Guénard.

La messe chrismale : ceux qui prennent soin et pratiquent ainsi la miséricorde (cf. Mt 25) : l'aumônerie des prisons, le SEM, la pastorale de la santé, l'hospitalité Madeleine Delbrêl, le conseil de la solidarité, la diaconie des Roms. Attention la messe chrismale aura lieu le Lundi Saint au Palais des Sports 21 mars 2016.

Les pèlerinages :

- Le 6 février à Montmartre, sanctuaire de la miséricorde. Mgr Santier assurera la prédication; passage par la porte sainte, messe et adoration eucharistique nocturne.

- Le pèlerinage diocésain annuel à Lourdes (du 22 au 27 avril) sera animé par le secteur du Val de Bièvre. Un lien entre le pélé à Lourdes et la présence des jeunes du diocèse à Lourdes à l'occasion du Frat sera fait.

 - Le pèlerinage au Puy et à Paray (du 30 mai au 3 juin).

 - Le pèlerinage diocésain à Rome à l'automne 2016 avec Mgr Santier : lieu d'hébergement retenu (150 places) et dates aussi : du 20 au 24 octobre 2016.

• Les églises jubilaires : Les quatre lieux sont :

- la Cathédrale Notre-Dame de Créteil
- Saint Louis de Choisy,
- Villecresnes (Assomption de la Vierge) ;
- Saint Nicolas de Saint-Maur

Un paroissien de ND de Vincennes a étudié un chemin permettant de faire en deux jours une démarche de pèlerinage qui passera par les quatre églises (le plan de route sera disponible prochainement).

L'ANNEE DE LA MISERICORDE

DSCN0582Du 8 décembre 2015 au 20 novembre 2016, l'Eglise catholique célébrera une Année Sainte extraordinaire.
Ce « Jubilé de la Miséricorde » a débuté par l'ouverture de la Porte Sainte à la basilique Saint-Pierre de Rome, à l'occasion de la fête de l'Immaculée Conception et se terminera par la solennité du Christ Roi.

L'annonce de cette Année Sainte extraordinaire a été faite à l'occasion du deuxième anniversaire de l'élection du Pape François, durant l'homélie de la célébration pénitentielle par laquelle le Saint-Père a lancé l'initiative « 24 heures pour le Seigneur ».
Proposée par le Conseil Pontifical pour la Promotion de la Nouvelle Evangélisation, celle-ci promeut dans le monde entier l'ouverture extraordinaire des églises pour inviter à l'adoration du Saint-Sacrement et la célébration du sacrement de réconciliation.
L'ouverture du Jubilé s'est faite à l'occasion du 50ème anniversaire de la clôture du Concile oecuménique Vatican II, en 1965, et revêt donc une signification particulière qui pousse l'Eglise à continuer l'oeuvre entamée par Vatican II.

Pendant le Jubilé, les lectures pour les dimanches du temps ordinaire seront tirées de l'Evangile de saint Luc, « l'évangéliste de la miséricorde ».

On découvre en de Luc, les paraboles : la brebis égarée, la drachme perdue, le père miséricordieux...

LE JUBILE

Autrefois, chez les Juifs, le jubilé était une Année proclamée sainte qui tombait tous les cinquante ans. Pendant cette année, on devait rendre l'égalité à tous les fils d'Israël, offrant de nouvelles opportunités aux familles qui avaient perdu leur propriété, et même la liberté. Aux riches, en revanche, l'année jubilaire rappelait que le temps s'approchait dans lequel les esclaves israéliens, de nouveaux rendus égaux, auraient pu revendiquer leur droit. « La justice, d'après la loi d'Israël, se proposait surtout la protection des faibles » (Saint Jean-Paul II, dans Tertio Millennio Adveniente 13).

L'Année sainte, une opportunité pour approfondir notre foi

L'Eglise catholique a entamé la tradition de l'Année Sainte avec le Pape Boniface VIII en 1300. Boniface VIII avait prévu un jubilé à chaque siècle.
A partir de 1475 – dans le but de permettre à toute génération de vivre au moins une Année Sainte- le jubilé ordinaire fut établi au rythme de 25 ans. Un jubilé extraordinaire, en revanche, est convoqué à l'occasion d'un événement remarquable. Les Années Saintes ordinaires célébrées jusqu'à aujourd'hui, sont au nombre de 26.

La dernière Année Sainte remonte au Jubilé de l'année 2000. La tradition de convoquer des jubilés extraordinaires remonte au XVIe siècle. Les dernières Années Saintes extraordinaires du siècle passé ont été celles de 1933, convoquées par Pie XI pour le XIXe centenaire de la Rédemption ainsi que celle de 1983, convoquée par Jean-Paul II pour les 1950 ans de la Rédemption.

L'Eglise catholique a donné davantage une signification spirituelle au jubilé juif. Cela consiste dans un pardon généralisé, une indulgence ouverte à tous et dans la possibilité de renouer le lien avec Dieu et le prochain. C'est pourquoi l'Année Sainte est toujours une opportunité pour approfondir notre foi et vivre, d'un engagement renouvelé, le témoignage chrétien.

LE JUBILE DE LA MISERICORDE

Par le Jubilé de la Miséricorde, le Pape François met en lumière le Dieu miséricordieux qui invite tous à revenir chez Lui. La rencontre avec Lui inspire la vertu de la miséricorde.

Le rite du début du jubilé est l'ouverture de la Porte Sainte. Il s'agit d'une porte que l'on ouvre seulement pendant l'Année Sainte, tandis que durant les autres années, elle demeure murée.
Ce sont les quatre basiliques, les plus importantes, qui ont une Porte Sainte :

  • Saint-Pierre,
  • Saint-Jean en Latran,
  • Saint-Paul dehors les murs,
  • Sainte-Marie Majeure.

Le rite d'ouverture de la Porte Sainte exprime le symbole que, durant le jubilé, un « parcours extraordinaire » vers le salut est offert aux fidèles. Les portes saintes de ces basiliques seront ouvertes après l'ouverture de la Porte Sainte de la basilique Saint-Pierre.

LA MISERICORDE C'EST MAINTENANT

La miséricorde est un thème que le Saint-Père affectionne tout à fait spécialement. En effet, déjà quand il était évêque, le Pape François avait choisi comme devise « Miserando atque eligendo».
Il s'agit d'une citation tirée des Homélies de saint Beda le vénérable qui, dans son commentaire de l'épisode évangélique au sujet de la vocation de Saint Mathieu, écrit : « Vidit ergo Jesus publicanum et quia miserandum atque eligendo vidit, ait illi Sequere me » («Jésus vit un publicain et comme il le regarda avec un sentiment d'amour et le choisit, il lui dit : Suis-moi»).

Cette homélie est un hommage à la miséricorde divine. Une traduction de la devise papale pourrait être : « Avec des yeux de miséricorde ».

Au moment de son premier Angélus, après son élection, le Saint-Père disait : « Ressentir de la miséricorde, ce mot change tout. C'est le mieux que nous pouvons ressentir: cela change le monde. Un peu de miséricorde fait en sorte que le monde soit moins froid et plus juste. Nous avons besoin de comprendre bien cette miséricorde de Dieu, ce Père miséricordieux qui est tellement patient ». (Angélus du 17 mars 2013)

Pendant l'Angélus du 11 janvier 2015, il a affirmé : « Il y a tellement besoin, aujourd'hui, de miséricorde et il est important que les fidèles laïcs la vivent et l'apportent dans les différents milieux de la société. En avant ! Nous sommes en train de vivre le temps de la miséricorde : c'est maintenant le temps de la miséricorde ».

De plus, dans son message pour le Carême 2015, le Saint-Père écrit : « Combien je désire que les lieux où l'Eglise se manifeste, ainsi que nos paroisses et, spécialement, nos communautés, deviennent des îles de miséricorde au milieu de la mer de l'indifférence ! »

Le Pape François a confié au Conseil Pontifical pour la Promotion de la Nouvelle Evangélisation l'organisation du Jubilé de la Miséricorde.

CITES POPULAIRES : TEMOIGNAGE D'UNE SOEUR AUXILLIATRICE DE LA CHARITE DE VITRY

Que sont-elles ? Le mot « cité » s'oppose à celui de « ville ». Ce sont des zones urbaines constituées de grands ensembles d'immeubles où vivent des populations de tous horizons, bien souvent en situation de précarité.

Je ne vous parlerai pas des cités, comme en parlent les journaux... Ils parlent de « cités-ghetto », de plus en plus perçues comme des zones à l'abandon ; de fiefs de la délinquance, de la drogue... ils oublient seulement de dire les richesses de cœur des personnes qui habitent ces cités.

Je voudrais vous en parler comme d'un lieu où j'habite depuis 35 ans et où je suis heureuse de vivre, comme toutes mes sœurs des différentes communautés où je suis passée.
Mais avant de vous parler de ce que j'y ai découvert et que nous vivons, je vous présenterai les cités populaires en Val-de-Marne. Le nombre de logements sociaux va de 76 % à Bonneuil, à 1,45 % à Ormesson.                                                                                                                            

En 2013, 4059 logements sociaux ont été construits dans le Val-de-Marne... Il reste encore beaucoup à faire pour que chacun ait un logement décent. Le pourcentage dépend des Maires qui acceptent de loger des personnes à faibles revenus, alors que d'autres préfèrent ne pas s'en encombrer pour ne pas défigurer leur ville !