JÉSUS ET L’HOMME AVEUGLE DE NAISSANCE (Jean 9,1-41) – 4ème Dimanche de Carême

J’en suis sûr,

je verrai les bontés du Seigneur sur la terre des vivants

Psaume 26

La question est posée d’entrée :

« Où est Dieu ? »

Où est Dieu pour qu’un homme naisse aveugle ?

Où est Dieu pour que des innocents meurent en Méditerranée ou victimes du Coronavirus ?

Il aura fallu un homme, aveugle de naissance, pour le voir,

pour le voir passer dans sa vie !

Pourtant, ce n’était pas gagné d’avance.

Il n’a pas pu le voir venir quand il s’est arrêté devant lui,

quand il lui a mis de la boue sur les yeux et lui a dit :

« Va te laver à la piscine de Siloé »

comme pour lui dire :

« Va déjà enlever tout ce qui encombre ton regard, si tu veux me voir. »

Et il l’a fait.

Il a commencé par écouter sa parole et il la mise en pratique.

Les pharisiens, eux – ceux qui croient tout maîtriser et tout savoir – ne l’auraient certainement pas fait. Ils se seraient aussitôt récrié : « Qu’est-ce que c’est que cet enfantillage ! Nous sommes assez grands pour savoir ce qu’il faut voir ! »

Et puis, avec des mots tout simples, ses mots à lui, il lui a fallu raconter

et re-raconter comment tout-à-coup sa vie a été bouleversée.

Oui, témoigner encore et encore de ce qu’il a découvert, malgré l’incompréhension et la mauvaise foi, même chez les plus proches.

Alors seulement, après tout cela,

IL L’A VU.

Mais ce n’était qu’un homme, le Fils de l’homme, Celui qui vient révéler la tendresse de Dieu.

De tout son être, il l’a reconnu.

Toi, ce « voyant » à la naissance de l’Église, aide-moi à refaire, comme toi, tout ce chemin qui me fera voir dans ma vie les bontés du Seigneur.

Jacques Béchet, diacre