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Pastorale du travail

La Pastorale du travail a pour mission de relier l’Évangile et le monde du travail, notamment en suscitant des temps de réflexion et d’échange en Eglise autour de la thématique du travail, des rencontres en Église dans des bassins d’emplois importants du Val de Marne et en accompagnant des personnes en souffrance à cause de leurs conditions de travail ou de leur situation de chômage.

Contact

Michel FAGOT, diacre et délégué diocésain à la Pastorale du travail

michelfagot.mf@gmail.com

06 08 22 65 53

Pourquoi une pastorale du travail ?

Prendre soin les uns des autres, dans le monde du travail

S’il y a un sujet qui nous occupe beaucoup, de jour comme parfois de nuit, c’est bien le travail, lorsqu’on a la chance d’en avoir, mais peut-être encore plus quand on n’en a pas ou bien que l’on jongle entre les périodes d’emploi… Car chercher du travail, que l’on soit jeune ou moins jeune c’est un travail à part entière avec beaucoup de remises en question parfois profondes…

Dans le travail idéal, qu’il soit rémunéré ou pas, au-delà de subsister et de nourrir sa famille le cas échéant, on recherche bien souvent un accomplissement, le bonheur de faire quelque chose qui ait du sens, le service de l’autre ou des autres… Ainsi on vit de relations, relations aux autres mais aussi à nous-même et aussi à Dieu sans forcément s’en rendre compte.

Agenda

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Quelques vidéos témoignages

Expériences d’Eglise

« St Joseph du Val » Une expérience chrétienne en milieu professionnel

A Fontenay-sous-Bois, dans le quartier de Val de Fontenay, plusieurs grandes entreprises sont regroupées autour du RER : Axa, Société Générale, RATP, Banque Palatine… ainsi que l’OFPRA.

Cela représente plusieurs milliers de personnes qui viennent travailler chaque matin dans ce quartier.

Certains comme moi lorsque je suis arrivée il y a 8 ans, recherchent un lieu de prière et découvrent une paroisse moderne et accueillante à quelques minutes du RER : Saint Jean XXIII, qui nous propose une messe chaque semaine le mercredi à 12h15.

En 2018, Monseigneur Santier est venu à notre rencontre lors de repas organisés par les paroissiens. Ce fut l’occasion de partager nos aspirations et d’exprimer le besoin de d’avantage unifier nos vies professionnelles et personnelles en tant que Chrétiens.

Trois propositions ont émergé et ont donné naissance à :

  • un groupe de prière autour du chapelet,
  • un groupe d’approfondissement de la foi
  • et un groupe de parole sur la vie au travail.

Chaque groupe se réunit une fois par mois.

Les célébrations eucharistiques et ces rencontres représentent de réelles respirations dans nos semaines surchargées. Cela nous amène à davantage confier nos préoccupations professionnelles à nos frères chrétiens et au Seigneur et à nous questionner sur tout ce qui se vit de beau et de difficile sur nos lieux de travail.

Un beau chemin de croissance et d’espérance !

Olivia CORRE

 

Atout Différence

« Atout Différence » est une association créée à Fontenay-sous-Bois afin de mettre en place et d’animer un réseau de parrainage entre des professionnels expérimentés et des jeunes pour aider ces derniers à trouver un stage, un contrat d’alternance ou un emploi.

En  complément des membres d’ « Atout Différence » qui « parrainent » déjà les jeunes dans la durée, nous voulons compléter ce réseau de professionnels par des « sympathisants » (en activité ou pas) qui, même s’ils n’ont pas le temps d’accompagner, accepteraient d’être contactés ponctuellement pour partager leur expérience professionnelle  afin d’aider un jeune ayant un projet professionnel dans leur domaine de compétence ou leur secteur d’activité. Cela peut-être par exemple pour :

  • parler de leur métier secteur d’activité et aider le jeune à mûrir son projet professionnel,
  • lui donner des conseils,
  • lui donner des pistes de recherche,
  • l’aider à préparer un entretien

Les membres de ce réseau de « sympathisants » ne seront contactés que par rapport à leur domaine de compétence professionnelle ou leur secteur d’activité après avoir, au préalable, donné leur accord.

Plus le nombre de personnes expérimentées acceptant de partager ponctuellement leur expérience professionnelle avec un jeune sera important,plus « nos » jeunes pourront bénéficier de conseils bienveillants et pertinents par rapport au secteur d’activité correspondant à leur projet.…alors pour aider les jeunes à trouver leur place dans notre société, rejoignez-nous en vous inscrivant dans l’espace « professionnels » en cliquant sur : https://www.atoutdifference.com/inscription-accompagnateurs-professionnels

Merci d’avance pour votre soutien,

www.atoutdifference.com

 

Service Emploi du Secours Catholique 94

Le Secours Catholique, service d’Eglise, a souhaité développer un accompagnement fraternel autour de la question de l’emploi.

En effet 80 % des personnes rencontrées par les équipes du Secours Catholique sont sans emploi.
Or le Secours Catholique souhaite agir sur les causes de pauvreté : accompagner chacun et chacune à trouver ou retrouver un emploi pour en vivre de manière autonome c’est bien lutter contre le chômage, principale cause de pauvreté.

Pour le Secours Catholique nul est inemployable et chacun(e) a droit à un travail digne. Afin que cela puisse se concrétiser pour les personnes rencontrées par les équipes locales du Secours Catholique un service emploi a été mis en place dans la délégation Secours Catholique du Val de Marne

Il est composé de 5 bénévoles qui reçoivent et accompagnement par le biais de rendez-vous individuels des personnes en recherche d’emploi.  Les rendez-vous ont lieu principalement à Créteil et quelques fois à Villejuif et Valenton.

L’accompagnement proposé est réalisé avec les personnes,  en partant de leur demande dans un cadre convivial non limité dans le temps.

Il vise à rompre l’isolement des personnes en recherche d’emploi,  et à travailler sur la reprise de la confiance des personnes accompagnées.

Concrètement, les bénévoles accompagnent les personnes accueillies dans la création de leur projet professionnel, la rédaction de leur CV et lettre de motivation.  Les entretiens permettent également de faciliter les relations avec Pôle Emploi (en appréhendant le site, en préparant les rendez-vous avec les conseillers…).

Par ailleurs ces entretiens servent d’entrainement à de futurs entretiens d’embauche.

 Informations et contacts :

entreaidemploi.940@secours-catholique.org  / 07.57.44.08.20

maud.benoit@secours-catholique.org / 06.79.28.94.70

Pensées sur le travail

La dignité dans le travail

« Que veut dire le mot « digne » lorsqu’il est appliqué au travail ? Il signifie un travail qui, dans chaque société, soit l’expression de la dignité essentielle de tout homme et de toute femme : un travail choisi librement, qui associe efficacement les travailleurs, hommes et femmes, au développement de leur communauté ; un travail qui, de cette manière, permette aux travailleurs d’être respectés sans aucune discrimination ; un travail qui donne les moyens de pourvoir aux nécessités de la famille et de scolariser les enfants, sans que ceux-ci ne soient eux-mêmes obligés de travailler ; un travail qui permette aux travailleurs de s’organiser librement et de faire entendre leur voix ; un travail qui laisse un temps suffisant pour retrouver ses propres racines au niveau personnel, familial et spirituel ; un travail qui assure aux travailleurs parvenus à l’âge de la retraite des conditions de vie dignes. » (Caritas in Veritate n°63, Benoît XVI)

L’homme, « sujet » du travail 

Le travail est la clé de la question sociale. Le travail reçoit sa valeur et sa dignité du fait que celui qui l’exécute est une personne, et que l’homme par le travail se réalise lui-même et devient plus humain.

« Le but du travail, de tout travail exécuté par l’homme – fût-ce le plus humble service, le travail le plus monotone selon l’échelle commune d’évaluation, voire le plus marginalisant – reste toujours l’homme lui-même. » (Laborem Exercens n°6, Jean-Paul II)

Le travail est un « devoir » de l’homme 

« L’homme doit travailler par égard pour le prochain, spécialement pour sa famille, mais aussi pour la société à laquelle il appartient, pour la nation dont il est fils ou fille, pour toute la famille humaine dont il est membre, étant héritier du travail des générations qui l’ont précédé et en même temps co-artisan de l’avenir de ceux qui viendront après lui dans la suite de l’histoire. » (Laborem Exercens n°16, Jean-Paul II)

Destination universelle des biens

Toute femme et tout homme a le droit de trouver dans les biens de la création de quoi vivre, et vivre bien (pas seulement le « minimum vital »). Dieu nous confie la responsabilité de faire fructifier les biens de la terre pour tous : ceux qui vivent aujourd’hui, mais aussi ceux qui vivront dans l’avenir.

« Dieu a destiné la terre et tout ce qu’elle contient à l’usage de tous les hommes et de tous les peuples, en sorte que les biens de la création doivent équitablement affluer entre les mains de tous. » (Gaudium et Spes n°69)

 Bien commun

Le bien commun est « l’ensemble des conditions sociales qui permettent, tant aux groupes qu’à chacun de leurs membres, d’atteindre leur perfection d’une façon plus totale et plus aisée » (Gaudium et Spes n°26).

« À côté du bien individuel, il y a un bien lié à la vie en société : le bien commun. C’est le bien du « nous-tous », constitué d’individus, de familles et de groupes intermédiaires qui forment une communauté sociale. » (Caritas in veritate n°7 , Benoît XVI)

Le bien commun est donc à la fois le bien de la communauté dans son ensemble et ce qui permet à chacun de mener une vie pleinement humaine : nourriture, habitat, logement, famille, éducation, liberté y compris religieuse, etc. Il concerne tout homme et tout l’homme. La notion de bien commun implique la participation de tous et la coopération sociale. Du point de vue de l’État, elle signifie la sauvegarde des droits et devoirs de la personne humaine.

Solidarité

 La solidarité invite à assurer la cohésion et le soutien mutuel des membres d’une communauté. Elle indique aussi que chacun doit contribuer avec ses semblables au bien commun de la société. S’opposant à l’individualisme, elle donne à la charité sa dimension collective et institutionnelle, tout en intégrant ses diverses dimensions (gratuité, pardon, réconciliation). (Sollicitudo rei socialis n°40, Jean-Paul II)

Subsidiarité

Vient du latin « subsidium » qui signifie « aide ». En vertu du principe de subsidiarité, et dans un sens négatif, ni l’Etat ni aucune société ne doivent se substituer à l’initiative et à la responsabilité des personnes et des communautés intermédiaires au niveau où elles peuvent agir (Mater et Magistra n°53, Jean XXIII). Selon ce même principe, et dans un sens positif, l’Etat et la société doivent aussi aider les membres du corps social (Quadragesimo Anno n°88, Pie XI).

« Ce serait commettre une injustice et troubler d’une manière très dommageable l’ordre social que de retirer aux groupements d’ordre inférieur les fonctions qu’ils sont en mesure de remplir eux-mêmes » (Quadragesimo Anno n°86, Pie XI).

Principe de philosophie politique à la base de tous les fédéralismes, le principe de subsidiarité recommande que les décisions soient prises au plus près des parties prenantes. Un plus grand groupe n’intervient que pour suppléer les fonctions qui dépassent les possibilités d’un petit groupe.

Travail et Capital

Pour Jean-Paul II, le travail est la clé de la question sociale. Le travail reçoit sa valeur et sa dignité du fait que celui qui l’exécute est une personne, et que l’homme par le travail se réalise lui-même et devient plus humain (Laborem exercens n°6, Jean-Paul II). Tout homme a donc droit au travail (Gaudium et Spes n°67), comme une expression de sa personnalité et une participation à la vie sociale. Dans les relations entre travail et capital, la priorité doit être donnée au travail (Laborem exercens n°12, Jean-Paul II) et le capital considéré comme le fruit historique du travail et un instrument au service de l’homme. Toutefois travail et capital sont indissolublement liés et ne doivent pas être antinomiques (Laborem exercens n°13, Jean-Paul II). Le profit joue un rôle pertinent dans le bon fonctionnement économique mais ne doit pas être exclusif (Sollicitudo rei socialis n°37, Jean-Paul II).

 L’Entreprise

L’entreprise « ne peut être considérée seulement comme une ‘société de capital’ ; elle est en même temps une ‘société de personnes’, dans laquelle entrent de différentes manières et avec des responsabilités spécifiques ceux qui fournissent le capital nécessaire à son activité et ceux qui y collaborent par le travail. Pour atteindre ces objectifs, un vaste mouvement associatif des travailleurs est encore nécessaire, dont le but est la libération et la promotion intégrale de la personne. » (Centesimus Annus n°43, Jean-Paul II).

 Le profit

La recherche du profit doit être conciliée avec le respect des personnes qui oeuvrent dans l’entreprise et qui constituent son « patrimoine le plus précieux », le facteur décisif de la production. « Chacun, du fait de son travail, a un titre plénier à se considérer en même temps comme co-propriétaire du grand chantier de travail dans lequel il s’engage avec tous. » (Laborem Exercens n°14, Jean-Paul II).

Le don, la gratuité

La doctrine sociale de l’Église estime que des relations authentiquement humaines, d’amitié et de socialité, de solidarité et de réciprocité, peuvent également être vécues même au sein de l’activité économique et pas seulement en dehors d’elle ou « après » elle. La sphère économique n’est, par nature, ni éthiquement neutre ni inhumaine et antisociale. Elle appartient à l’activité de l’homme et, justement parce que humaine, elle doit être structurée et organisée institutionnellement de façon éthique.

Le grand défi qui se présente à nous, qui ressort des problématiques du développement en cette période de mondialisation et qui est rendu encore plus pressant par la crise économique et financière, est celui de montrer, au niveau de la pensée comme des comportements, que non seulement les principes traditionnels de l’éthique sociale, tels que la transparence, l’honnêteté et la responsabilité ne peuvent être négligés ou sous-évalués, mais aussi que dans les relations marchandes le principe de gratuité et la logique du don, comme expression de la fraternité, peuvent et doivent trouver leur place à l’intérieur de l’activité économique normale. C’est une exigence de l’homme de ce temps, mais aussi une exigence de la raison économique elle-même. C’est une exigence conjointe de la charité et de la vérité. (Caritas in Veritate n°36, Benoît XVI)

 Quel travail pour une transition écologique ? Manifeste pour un travail décent et durable

 Pendant deux ans, un groupe international d’une trentaine d’acteurs sociaux (ONG, associations, centres sociaux, syndicats, mouvements d’Église) a travaillé ensemble dans un processus de recherche-action. Les membres de ce groupe, rêvant collectivement le futur du travail comme partie intégrante de la transition écologique, sont arrivés à plusieurs constats communs et recommandations collectives regroupés dans ce manifeste.

 

Pour aller plus loin :

https://www.doctrine-sociale-catholique.fr/la-doctrine-sociale-en-debat/293-manifeste-pour-un-travail-decent-et-durable

Résumé de la soirée organisée par MCC

Vidéo du Forum du Travail

Retrouvez le forum "Le travail une bénédiction" en intégralité !

0mn Introduction,
6mn15 Intervention du Père Marcel Rémon, sj ‘conférence ‘le travail comme soin, le soin comme travail’ avec la partie questions / réponses
1h11mn10s Intervention du Père Jean-Luc Védrine, accompagnateur de l’équipe Pastorale du Travail
1h18mn50s Temps de prière
1h35mn00s Conclusion

Actualités

Réservez votre date pour le Forum du travail samedi 30 janvier 2021

La pastorale du travail organise le 30 janvier un forum intitulé "Le travail: une bénédiction?"